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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 19:00


CHEMINS DE TRAVERS
                  SOUVENIRS DE LANLOUP


Parfois les nuits sont longues ce qui permet de surfer sur le net et de voyager sur les ''Chemins de Travers'' en ce remémorant de bons souvenirs d'enfance...

Yvette nous raconte un de ses souvenirs d'enfance à Lanloup !

                                      Lanloup un charmant petit village ! (photo Joëlle Hamon).

C'est au cours d'une nuit blanche que j'ai découvert le blog de LANLOUP .

Lanloup où j'ai passé plusieurs périodes estivales au début des années 1960 ; quant à ma mère elle connaissait Bréhec depuis 1937 cela ne date pas d'hier et nous avons pu constater les changements qui se passaient années après années.

                                        Jusqu'en 1956 Lanloup avait sa gare !
 

A cette époque-là (je parle des années 60), c'est par le train que nous venions (jusqu'à St-Brieuc), ensuite l'autocar (dont le conducteur profitait de chaque halte pour se «''jeter'' un p'tit coup de cit' (cidre) derrière la cravate, mais cela devait être calculé dans le temps de parcours car nous arrivions tout de même à l'heure.

Dans les premiers jours qui suivaient nous retournions à Plouha pour récupérer le vélo de ma mère et le mien ainsi que le solex de mon père, qui étaient acheminé par la SNCF ‘'en bagages séparés''.

Nous les déposions à notre gare de départ huit jours avant la date des vacances et il n'était pas rare de ne les récupérer qu'une semaine après notre arrivée à Lanloup.

                                             La plage de Bréhec à deux Kilomètres de Lanloup.

Donc pendant une semaine nous allions à la plage de Bréhec à pédibus. Plus en forme pour l'aller, que pour revenir (descente à l'aller, montée au retour) ; mais cela nous permettait d'apercevoir des renards dans les bois qui longeaient la route.

Mon frère n'avait que 3 ans, donc c'est assez fréquemment qu'il faisait ce parcours sur les épaules de l'un ou l'autre.
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Mais que de bons souvenirs !

Quand nous avions enfin récupérer nos vélos nous pouvions entreprendre nos randonnées pour aller à la plage et arpenter la région : Paimpol, Lanleff, Pléhédel, Ker maria, Plouha, etc... Mon père devant avec son solex et nous derrière à pédaler comme des dératés sur nos vélos...

                                               La chapelle de Kermaria tout près de Lanloup.

Plus tard, quand j'ai commencé à faire des jobs d'été, je me suis marié, j'ai eu des enfants, j'ai délaissé Lanloup, mais le hasard a voulu que j'épouse un homme dont les parents avaient fait l'acquisition d'une petite résidence secondaire à Binic.
 

Donc c'est régulièrement, plusieurs fois par an que depuis nous revenions dans la région et que je ne manquais pas de faire une petite virée à Lanloup, puis sur Bréhec pour aller randonner (à pieds) sur le chemins des douaniers -Pointe de Minard, Bilfot, Guilben, etc...).

                                                          Le sentier des douaniers, (le GR 34).
 

J'ai maintenant plus de 60 ans, les aléas de la vie ont fait que mon mari est décédé il y a deux ans, je reviens un peu moins souvent dans l'année, mais reste toujours fidèle à la région accompagnée de mes enfants et petits-enfants.
 

Les voitures ont remplacées les vélos, mais nous avons toujours nos jambes pour nous promener sur le GR 34 que nous connaissons par cœur de St-Brieuc à Paimpol.

Bravo pour votre site ‘'Régal et félicitations'' 

                                                            Yvette Pathier

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 21:18


YVES CAROFF...

         SUR LE CHEMIN DES DOUANIERS

Né dans le Finistère en 1926, Yves Caroff, ancien professeur de mathématiques et de sciences à Paris a toujours laissé son cœur ancré sur les côtes de notre belle Bretagne.

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                                                  Yves Caroff, le regard du peintre narateur.

En 1992, Madeleine et Yves décident de venir passer des vacances sur la côte Paimpolaise. Ce fut pour le couple un second coup de foudre, séduit par la côte du Goëlo, ils cherchèrent un pied à terre de Binic à Loguivy de la mer.

C'est sur la commune de Plouézec que leur chemin devait les conduire définitivement en 1997, pour élire domicile sur les falaises de Boulgueff, face à la mer et au vent dominant.

A propos de chemin, Yves est un grand marcheur, vous l'avez sûrement croisé un jour si vous avez emprunté le chemin des Douaniers, le GR 34. Bien que le sentier ne soit pas bien large, Yves trouve toujours une place pour y installer son pliant et son chevalet.
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                                          L'instant présent, un grand moment à faire partager...
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es yeux fixés sur le rivage, sur une falaise, sur les voiliers, il s'imprègne de l'instant présent pour l'immortaliser sur ses toiles. Le sentier, il le connaît par cœur, ces méandres sont devenus pour lui très familier.

Un jour, ses aquarelles, il a voulu les faire partager. Il participe à deux expositions, l'une en 2001 à Etables sur Mer, puis la seconde l'année suivante à Plouézec.

Ses peintures séduisent les amoureux du GR 34 et encouragent beaucoup de monde à le fréquenter pour profiter de visu  à la beauté du paysage, révélé par les couleurs des quatre saisons représentées sur les belles toiles.

                                               A 84 ans Yves concrétises ses projets.

Beaucoup de marcheurs lui ont demandé de les accompagner tout au long de ce chemin, pour leur ‘'raconter ‘' le paysage de la côte aux mille facettes, pour leur faire partager son émotion.  

Yves s'est pris au jeu, tant et si bien qu'il a décidé une nouvelle fois, tout comme à l'école d'apprendre à ses nouveaux élèves amoureux de la nature, ce qu'il voyait, ce qu'il ressentait, en dessinant et en écrivant un opuscule aux couleurs de la côte du Goëlo.
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                                              Avec talent il peint les couleurs des quatre saisons.

Un an de travail, 52 pages et une centaine de dessins plus tard, Yves concrétise son projet et édite à compte d'auteur un très beau livre de format A 4, sur les 13 kilomètres du sentier des Douaniers de Plouézec, menant de Paimpol à Bréhec.

                         Partagé entre : Terre, ciel et mer, pour faire découvrir notre belle côte.

Bien vite le Maire de Plouézec fit des envieux, si bien que les Maires des communes voisines Paimpol, Plouha, sont séduit à leur tour par la beauté de l'ouvrage sollicitent l'artiste pour renouveler cette belle réalisation, sur leur portion de côte respective.
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Ainsi un second livre qui est pratiquement achevé sortira sous les presses pour la ville de Plouha à la fin de l'année. Paimpol devra encore patienter un petit peu, mais Yves va déjà en repérage...
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                                   Une belle promenade le long de la côte, avec la poésie d'Yves.

 « Si la beauté à l'état brut d'un paysage laisse des traces dans le cœur des hommes, ce livre est une invitation à créer une mémoire de l'instant présent » ...
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Vous trouverez, tous ces beaux paysages : dans les offices du tourisme de Paimpol, de Plouézec, à la maison de la presse de Paimpol et au Cheval Blanc de Plouézec, au prix de 15 €.

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 20:00


UN RECORD DE FRANCE
 

               UNE BAÏDARKA DE 6 m 40 !


Notre petite commune de Lanloup fait beaucoup parler d'elle depuis quelques temps et ce n'est pas fini !

                                                '' TORNASKUK '' (le bon vent) mesure 6 mètres 40 !

Elle va pouvoir bientôt entrer dans le livre des records, en effet, grâce à Yann Le Moine, la commune abrite la plus grande Baïdarka de France.

                                                                       Yann Le Moine

La Baïdarka est originaire des îles Aléoutiennes au nord ouest de l'Alaska. L'exemplaire réalisé par Yann le Moine, animateur de l'association Peuple Nomade (dont le siège social est basé à Lanloup), a été réalisé avec  l'aide d'un ami Denis Maréchal, également passionné de Kayak, qui n'a pas hésité à se lancer dans l'aventure.

                                                                          Denis Maréchal


Cette Baïdarka a 3 places, est un exemplaire unique en France. Elle mesure 6 m 40 de long et sa construction a nécessité 15 jours de travail à raison de 10 heures par jour. Sa réalisation s'est effectuée dans le cadre de l'opération ‘'Kayak à la mer'' qui s'est tenue à Loguivy de la Mer.
 
                                                                         Ni clous, ni vis...

Sur le Groenland il y a environ une soixantaine de modèles de kayak, tous aussi différents les uns des autres. Chacun est adapté à une condition particulière de navigation, ainsi qu'aux divers modes de pêches pratiqués.   Depuis 1500 ans les Aléoutes ont su mettre au point une architecture marine, très efficace qui fait encore ses preuves aujourd'hui.

                                               Bientôt les grands voyages ! (photo, Peuple Nomade).

Yann a voulu percer le secret des Esquimaux et passe volontiers cinq mois de l'année sur leurs territoires en quête d'informations, de conseils et d'observations.  Si bien que peu à peu, il s'est approprié leurs techniques ancestrales de construction pour les adapter à nos besoins de navigation.
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                    Loin de nos côtes, d'autres couchés de soleil... (photo Peuple Nomade).


La construction d'une Baïdarka est basée sur des critères anthropométriques, fait autour de l'homme, à savoir qu'une embarcation est réalisée aux mesures de son propriétaire, sur des règles précises. Trois fois sa hauteur, moins un avant bras... Un véritable chausson sur mesure, le navigateur doit s'y glisser comme dans une pantoufle. Son mode de construction traditionnel est cependant évolutif, pour répondre à tous les cas.

                                                           Une magnifique architecture !


L'ossature est composée de multiples lamelles de bois confectionnées en pins maritimes qui bordent les rives du Trieux, de frênes et de chênes de Bretagne. L'assemblage est garantie par des tenons, des mortaises, et par des kilomètres de lien de chanvre, qui a la propriété de se tendre en milieu humide, ce qui est un grand avantage. Pas de vis, pas de clou, pas de colle.

                                                                         Pose de la toile.
 

La carcasse achevée, elle est recouverte d'une toile de coton biologique d'une densité de 300 grammes au mètre carré fabriquée chez nos cousins Ecossais.

                                                         Une réparation de dernière minute.

Dimanche après midi sur la place du bourg Yann et Denis, assistés de quelques gros bras ont entoilé la Baïdarka. Ce travail laborieux nécessite force et concentration, le plus dur étant de tendre au départ la toile sur la quille et de très vite l'agrafer, avant de reprendre des forces pour renouveler l'opération.
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                Beaucoup d'efforts, pour tendre sur la coque, la toile enroulée autour d'un gourdin.

La mise à l'eau de ''TORNASKUK'' (le bon vent) s'effectuera ce week end à Plouguerneau, mais une seconde mise à l'eau aura lieu prochainement à Bréhec pour répondre à de nombreuses demandes.

         Ce n'est pas un numéro de cirque sur la place du bourg... Seule, la toile subit les agrafes.

 Cette toile hyper tendue sur la coque est cousue main, de l'avant à l'arrière, toujours avec du fil de chanvre Breton. Pour rendre cette toile étanche, elle est recouverte d'un vitrificateur de parquet auquel Yann ajoute 10 % d'huile de lin, ce qui donne une bonne souplesse à la toile de l'embarcation, dont la structure est elle même articulée en deux points pour s'adapter aux mouvements des vagues.

               La Baïdarka est ensuite retournée, pour être '' prise en main entre des gros bras ''.

La construction totale d'une telle embarcation finie prête à naviguer demande tout de même 500 heures de travail.

 

                                                                     Quatre heures, plus tard...
Son coût équivaut à 800 €, soit le prix d'une embarcation du même type en vente en magasin spécialisé. Mais vous avez avec Yann, la satisfaction de l'avoir conçu vous-même et sa forme sera unique...

                                                           Et voilà... Le rêve est devenu réalité !

Yann ne donne pas que des cours de construction de kayak et de construction de pagaies traditionnelles en bois, il anime également l'école de randonnée de Kayak en mer et l'initiation jusqu'aux expéditions lointaines et ceux depuis 2002, date de création de l'association ‘'Peuple Nomade''.

                                                 Un décor appelé à disparaître ?... (photo Peuple Nomade)

Ballade autour de Bréhat pour débuter pour les Novices, et pour les Avertis une expédition lointaine de 15 jours à un mois dans le Nord Arctique au Groenland.

                                 Début ou fin d'un voyage... (photo Peuple Nomade que je remercie).

Pour information, une ballade d'un week end en Bretagne vous coûtera environ 200 € tout compris, un peu plus loin au cercle polaire 1000 € la semaine. Ce qui vous donnera une belle occasion de vous plonger dans les derniers espaces naturels de la planète extrêmement menacés.

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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 21:22


PARIS BREST PARIS
 
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JOËL HONORE LANLOUP 

 

Créée en 1891 par Pierre GIFFARD dans le but de démontrer le caractère pratique de la bicyclette, la randonnée Paris-Brest-Paris, soit un circuit de1200 km, est toujours d’actualité. 
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PARIS-BREST.jpg
 
Cette année pour la 16 ème édition, un p’tit gars de chez nous, Joël DOUSSET, 65 ans, y représentait la commune de Lanloup.
 
Joël, fait du vélo depuis juillet 2002, date de son arrivée en retraite. Il est licencié depuis quatre ans au Club Cyclotouriste de Plouha.
PBP-01.JPG 
                                             Joël DOUSSET, 65 ans, au terme de ses 1250 km.
 
Après avoir effectué, comme il se doit les brevets d’homologations des 200, 300, 400 et 600 km exigés par le club organisateur l’Audax, Joël était en règle et admissible pour effectuer la célèbre Paris-Brest-Paris.
 
Joël est donc parti de Paris le lundi 20 Août à 21 h 30, sous un temps exécrable (nous aussi, ça console), pour y revenir le vendredi 24 à 13 h 41.


                       De retour au pays, quelques tours de vélo sur le circuit des falaises.
Sur les 5300 inscrits 3200 ont pointés à l’arrivée, fort heureusement notre poulain était dans le lot.
 
Ce n’est pas sans mal, qu’il a parcouru 1250 km en 88 heures et 11 minutes. Première étape, Paris-Loudéac soit 480 km. Ouf, le temps de souffler un peu, une petite douche, un repas, on regonfle le mec et le vélo, puis on repart de plus belle. 

Direction, Huelgoat, Roc Trévézel, Sizun et Brest, (de toute façon, il ne pouvait pas aller plus loin), après avoir traversé le symbolique pont Albert LOUPPE, il arrivait heureux au Stade Francis LE BLE.
 
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                                                Bien content de retrouver son petit bourg.
Que faisait son épouse Jeannine durant tout ce temps ?
 
Je vais vous le dire !
 
Joël était muni d’une carte de pointage à puce et tout au long du circuit à chaque poste de contrôle, Jeannine surveillait Joël sur Internet. Donc, il était contrôlé deux fois, une fois officiellement par les organisateurs et une seconde fois à la maison par maman. Pas question comme pour le Tour de France de faire une échappée…, il était placé sous haute surveillance.
 
-         Joël, qu’às tu fait après avoir pointé à Brest à 11 h 45 ?
-         J’ai bu un coup et je me suis tiré au resto !  
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PBP-06.JPG                                     Fort heureusement la route du retour était bien flêchée. 
Il n’a certes pas pris trop le temps d’écrire une carte postale à Jeannine, ni de faire du lèche vitrine, puisqu’à 12 h 45, il retourne son vélo pour faire la route en sens inverse (mais pas du même côté).
 
Il arrive ainsi à peine essoufflé pour l’apéritif, à 20 h à Loudéac. A peine essoufflé d’accord, mais les cervicales en vracs. Il en profite pour se faire masser tous les 80 km, (mais ça, Jeannine ne le sait pas, ce n’est pas dit par la carte à puce).
 
Son coatch, pour soulager la douleur, lui installe un crochet de tendeur à son casque et l’autre extrémité à son ‘’pantalon’’ et lui confectionne une minerve de fortune à l’aide d’un filet à pommes de terre bourré de papier journal, pour lui soulager les cervicales.  
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                                                 M. le Maire, Hubert Blanchard, a félicité Joël.
Malgré les conseils d’arrêter ‘’ la promenade’’ Joël continu… il finit par devoir rouler, un coude posé sur le guidon, le menton reposant dans la main, de manière à voir la route sans trop souffrir, il en est ainsi durant une bonne centaine de km.
 
Ses dernières pensées ne furent pas pour Jeannine, mais pour les grands sportifs qui souffrent dans l’effort pour battrent des records et il pense que ses douleurs de cervicales, c’est bien peu de chose… 
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                                                 Le prochain Paris Brest ce fera à la pâtisserie...
Enfin vendredi à 13 h 41, la délivrance ! Il arrive au panneau d’agglomération PARIS ! 

Jeannine.JPG
  Depuis le temps que l'on vous en parle... la voici enfin à côté de son champion, Dame Jeannine !
Merci Joël de nous avoir fait partager ces forts moments de ta randonnée et toutes nos félicitations. 
                       
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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 09:06


REGARD SUR . . .

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LA METAIRIE SAINT ROC'H  
 
Lanloup possède un beau patrimoine architectural, de part son église, ses chapelles et ses manoirs.
 
Mais bien souvent l’on passe devant une très ancienne demeure qui a aussi du caractère et un passé historique qui mérite de figurer à la visite. 
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                                                        L'ancienne métairie de Lanloup
 
Il s’agit de l’ancienne métairie de Lanloup.
 
Située à quelques pas de l’église Saint Loup et de la chapelle Saint Roc'h, cette demeure a traversé les siècles et a activement participé jadis à la vie de la commune.
 
Cette maison dès plus ancienne, date de l’époque du château de Lanloup, selon certains historiens elle fut construite entre le XIV ème et le XV ème siècle. Elle appartenait ainsi au châtelain et faisait office de métairie. 
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                                                                   A travers la grille...
 
Elle fut par la suite donnée au Clergé afin qu’il puisse se réunir et elle devint la Fabrique de l’église.
 
A la révolution les biens de l’église ayant été Etatisé, cette Fabrique aurait également été nationalisée et vendue comme tous les biens du Clergé.  
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                                                                   Une demeure de caractère.
Elle devient alors la propriété de paysans locaux, qui y établissent une ferme en plein centre de ce petit bourg.
 
Si cette maison avait pignon sur rue pour le côté Ouest, il n’en n’était pas de même pour le côté Est.
 
Le pignon Est n’existait pas, la toiture reposait directement sur le rock de la falaise. Il est vrai qu’à l’époque on recherchait la facilité et le robuste, de ce fait les deux conditions étaient réunies. 
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                                      Un riche passé de la vie de Lanloup, il y a des siècles...
 
Après des années de rénovation (30 ans), elle a été transformée en résidence d’hébergement.
 
Lors de vos promenades dans nos petites rues de Lanloup, ne manquez pas de lui donner un petit coup d’œil !

        Un peu d'histoire sur la Fabrique et les Frabriciens

Ces membres de la communauté géraient en fait les biens de l'église et collectaient
les taxes qui revenaient au Clergé. 

Les actes établis ainsi que les registres paroissiaux devaient être conservés dans un coffre muni de trois serrures, dont trois Fabriciens possédaient une clé. Les documents étaient ainsi à l'abri.

coffre-fabrique.jpg

             Voici un de ces vieux coffres aux ferrures usées par le temps.

Merci à M. LENOUVEL, pour ce complément d'information sur la Fabrique et les Fabriciens.

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 11:56

LE MONT SAINT-MICHEL RETROUVE LA MER

 

Photo : www.francevuesurmer.com

D'ici 2014 Le Mont Saint-Michel va retrouver son paysage maritime d'origine grâce à un vaste projet de réaménagement de son environnement proche.

Image Cabinet HYL

Le Mont Saint-Michel est classé monument historique depuis 1874. Sur son clocher s'élève le flèche achevée en 1897 et la statue de l'archange Saint-Michel.

photo : Marc Chartier

Trois ans plus tard, sera construite la digue d'accès au Mont. Une nouvelle communauté monastique est fondée en 1969.

Dix ans après, le Mont Saint-Michel et sa baie seront inscrits par l'UNESCO sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité.

La digue construite au XIX ème siècle met le Mont en péril avec l'ensablement du site...

2014 la fin du péril !

Voici un voyage dans le futur, que nous offre le cabinet HYL, Paysagistes et Urbanistes.

Image Cabinet HYL

D'ici 2014, le Mont Saint-Michel va retrouver son caractère maritime grâce à un réaménagement complet de son environnement proche.

Objectifs : Redonner vie au paysage, aujourd'hui abîmé par les parkings et la route qui mène au Mont, et proposer aux visiteurs un parcours d'approche sous forme de promenade dans un environnement renouvelé.

 

Image Cabinet HYL

Les travaux ont commencé au printemps 2006 et devraient  se poursuivre jusqu'en 2014. Ils vont s'étendre sur un kilomètre autour du Mont sans toucher à son aménagement intérieur.

 

Image Cabinet HYL

Aujourd'hui, en période de pointe, 1000 véhicules par heure empruntent la route de 2 km qui mène au Mont St-Michel. Le projet prévoit d'éloigner le parc de stationnement, pour retrouver 15 hectares de grèves naturelles.

Image Cabinet HYL

Parking et accueil se situeront au niveau du futur barrage du Couesnon. Les visiteurs rejoindront le Mont à pied, ou grâce à une navette gratuite, dès que la route quittera la terre ferme, elle se transformera en un pont-passerelle.

Image Cabinet HYL

Le pont-passerelle a été conçu de façon a être le plus < >. Soutenu par une fine colonnade, il se fondra dans le paysage et permettra aux visiteurs d'approcher le Mont dans un paysage renouvelé.

Image Cabinet HYL

La passerelle débouche sur un gué établi à une hauteur de 7 mètres 30, submersible à hauteur variable selon les coefficients des marées. Une fois par an, de façon exceptionnelle, le gué sera entièrement immergé. Le Mont reviendra alors une île.

Image Cabinet HYL

Le barrage actuel sera remplacé par un nouveau barrage au fonctionnement très différent. Son système de vannes permettra de créer l'estuaire du canal du Couesnon et de reconstituer un paysage de grèves d'ici une dizaine d'années.

La fermeture et l'ouverture progressive des vannes lors des marées montantes et descendantes aura un effet de chasse d'eau et nettoiera peu à peu les alentours du Mont des sédiments accumulés.

Image Cabinet HYL

Les infrastructures d'accueil (parc de stationnement, départ de la navette) seront situés à 2.5 km du Mont. Le futur parking pourra accueillir 4140 véhicules. Conçu de façon à se fondre dans le paysage, il sera invisible depuis le pont-passerelle.

Image Cabinet HYL

La navette déposera les visiteurs à 400 mètres du Mont, au bout du pont-passerelle. Le reste du trajet s'effectuera à pied sur le gué submersible.

Image Cabinet HYL

Grâce au projet engagé, le Mont Saint-Michel, haut lieu historique et religieux, va redevenir attractif de par son paysage.

Image Cabinet HYL

Les travaux qui s'achèveront en 2014, coûteront environ 150 millions d'euros.

SOURCE : Document du cabinet HYL, Paysagistes et Urbanistes, Paris/Bruno/ Madec/bureau d'études Sagetti/Casil, éclairage.


Musique d'Alan STIVELL
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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 12:01
 
 
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QUAND LE FER '' GLISE ''
A
 
 
Le savoir '' Fer '' de Michel
 
Originaire de La Garenne-Colombes dans le 92, Michel GLISE, retraité de la R.A.T.P, a lui aussi choisi notre petite commune de Lanloup pour y passer une paisible retraite, en compagnie de son épouse Bernadette.
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Michel GLISE << l'homme de Fer >>
 
Mais que '' faire '' durant d’aussi longues vacances ? Michel ne se pose même pas la question, car il est un grand collectionneur et il n’à guère le temps de s’ennuyer.
 
Il collectionne les timbres, les pièces de monnaies anciennes, il construit des maquettes d’avions, des maquettes de bateaux, qu’il assemble avec une infinie patience, il en compte 390.
 
Mais, si son dada n’est pas de collectionner le fer à cheval porte bonheur, il se tourne volontier vers le fer à repasser, non pas par frilosité, mais par coup de foudre.
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 Un bien joli fer à braise
Pour découvrir son impressionnante collection, nous le suivons à travers sa maison, sans le quitter d’une '' semelle '' !
 
Michel commence par nous montrer deux ou trois fers qui trônent sur sa cheminée, puis il nous entraîne sur ses commentaires dans la réserve, où là, on ne voit pratiquement plus les poutres, tant il y a de rangées de fers, alignés en rangs d’oignons.
A
 
 Personne ne pourra dire que ces fers, ne vallent pas un clou !
La visite se poursuit par l’atelier, où se joue le même << scénario >>. Puis, l’on passe à l’étage dans la chambre d’amis, où  séjournent les plus imposantes pièces, dont certaines avoisinent les huit kilos. Les anciens fers de tailleurs pouvaient atteindre quinze kilos.
A
 
De poutre en poutre...
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Michel estime en avoir plus de 300, tous aussi beaux les uns que les autres, de toutes les tailles et de toutes les marques.
A
 
 Une très belle collection.
Tout au long de l’histoire, le fer à repasser a su s’adapter au modernisme, sans jamais être détrôné, depuis le IV éme siècle.
 
Du traditionnel fer à braise des chaumières, au fer à lingot (pas forcément un fer de riche) car la ménagère y glissait à l’intérieur un petit bloc de métal très chaud en forme de lingot.
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Il existe une multitude de fers : le fer à alcool, à charbon, à cendre, à cheminé, à glacer, à strier, à plisser, à cannelures, à clous, à gaz etc... puis ensuite le fer qui nous est le plus proche le fer électrique.
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Des fers flambants neufs.
Ah !, si nos grands-mères avaient connu nos centrales vapeur...
 
Chaque fer, après avoir franchi le seuil de la maison de Michel, est soigneusement nettoyé, dérouillé, bichonné, avant d’être noirci au cirage et de trouver la place digne de son rang. Soit accroché à un beau clou, posé sur une étagère avec de nombreux semblables, soit exposé en vitrine.
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 Si nos grands-mères voyaient ça !
Son épouse Bernadette, ne nous a pas confié si Michel participait activement à la corvée du repassage. Mais à mon avis, il n’a pas encore pris ce '' pli ''.
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 Michel avec une pièce qui avoisine les huit kilos
En prenant congé de la famille GLISE, que nous remercions de leur accueil, je n’ai pas été surpris que Michel me dise << Repasse quand tu veux >> !...
A
 
Jean-Yves Rolland
 
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 20:04

 

Souvenirs du p'tit train déjà 100 ans !

Il était une fois dans l'Ouest...

Encore haut et en couleur

Le petit train des Côtes Du Nord est entré dans la légende au terme de son ultime voyage sur la dernière ligne en service, St-Brieuc Paimpol, le 31 Décembre 1956 après 50 ans de bons et loyaux services.

Locomotive Corpet Lovet N° 39 en gare de St-Quay-Portrieux

Il a gagné une retraite heureuse dans un musée et un respect bien mérité, un demi siècle après il est toujours d'actualité, faisant ressurgir du fond des mémoires sa silhouette noire crachant un gigantesque panache de fumée parsemé de délicates escarbilles, qui n'a pas étouffé les bons souvenirs du temps passé.

Ah... les années folles, elles ne manquaient pas de panache !

Ce petit train a commencé sa carrière en 1905. A l'époque le département ne comptait que 85 véhicules. Le petit train a rendu bien des services avant d'être détrôné, en 1956, par les automobiles de plus en plus nombreuses.

Dans toutes les gares

Il n'était pas fier ce petit train, il s'arrêtait ainsi dans toutes les gares. Les 452 km de voies ferrées qui desservaient les Côtes-Du-Nord le faisaient traverser les campagnes, mêmes les plus petites communes avaient une gare pour l'accueillir. Mais il avait quand même du caractère et rappelait à l'ordre par quelques brefs coups de sifflets les voyageurs en retard.

Grâce à M. Hervé COSSE, Lanloup a toujours sa gare !

Des viaducs furent édifiés rien que pour lui sous la direction de l'ingénieur Louis Auguste De La Noé. Le petit train franchissait ainsi d'impressionnantes vallées. Aujourd'hui bon nombre de ces ouvrages ont disparu, laissant un vide dans le regard des habitués, tel le viaduc qui enjambait la vallée de Bréhec.

A toute vapeur, le p'tit train sur le viaduc de Bréhec

Le petit train n'a pas toujours eu la vie rose. Il a connu un déraillement le 28 août 1909. Mais qui dans sa vie n'a jamais effectué un petit écart ? Tout le monde ne peut avoir une ligne de conduite irréprochable. Un journal de l'époque relate le fait :

Peut-être un acte de sabotage ? !... Ce cliché m'a été aimablement prêté par M. Alain Cornu, auteur du livre '' Petit train de Côtes-Du-Nord '', publié aux éditions Cenomane, 1 rue Auvray, 72000 Le Mans.

Dimanche soir, à 7h50, le train supplémentaire départemental (locomotive CF-CN. numéro 18) filant sur Plouha, dans lequel se trouvaient peu de voyageurs, a déraillé à l'aiguillage du Petit Paris, distant de 1200 mètres de la grande gare. La locomotive et le fourgon sont sortis des rails et retombés sur le côté gauche. La locomotive est partiellement abîmée. Le mécanicien Le Merle et le chauffeur Thépault, 36 ans, ont fait preuve de beaucoup de sang-froid dans la circonstance.

 

Seul, Thépault a été blessé à la jambe. Il se plaint également de douleurs internes. Le conducteur du train se trouvait dans le fourgon au moment de l'accident; il a été violemment projeté à terre et s'est relevé sans aucune blessure. On attribue ce déraillement à une pierre posée dans le contre-rail de la voie ce qui aura déterminé l'écartement des rails. Le choc fut très violent, car les tendons du troisième wagon et les chaînons des wagons de queue ont été brisés.

Un beau monstre d'acier

Il est vrai qu'en ce temps là, la vitesse était règlementée, en campagne à 50 km/h et en agglomération à 25 km/h. En certains endroits difficiles on ne pouvait même pas dépasser les 6 km/h, car les passages à niveaux gardés n'existaient pas. Ce qui a sûrement contribué à limiter les dégâts.

La mariée était en noir

Ce petit train polyvalent servait aux transports de passagers et de marchandises, voire même, pour l'occasion, à des mariages. Une vieille carte postale immortalise une mariée prenant place en robe blanche, la blancheur de la robe n'était pas du tout garantie durant le trajet et la mariée avait de forte chance de se retrouver en noir à l'arrivée.

A

Retour à la case départ

Bien des anecdotes amusantes  qui seraient assez mal prises de nos jours, restent graver dans les mémoires des chauffeurs du petit train. Une fois, le conducteur a mal interprété les gestes d'un cheminot et a fait démarrer le train, laissant en gare la moitié des voyageurs dans les wagons qui n'étaient pas tous accrochés.

Le chef de gare de la station suivante le voyant arriver avec la moitié du chargement lui fit rebrousser chemin pour rechercher les voyageurs qui s'impatientaient, mais pas une seule plainte ne fut déposée.

Non chéri, pas de plainte, ma robe n'est même pas froissée !

Pour son dernier voyage 20 000 personnes s'étaient rassemblées le long des 32 haltes entre Paimpol et St-Brieuc pour le saluer une dernière fois et c'est avec nostalgie que les mains s'agitaient en signe d'adieu.

Jean-Yves ROLLAND 

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 20:03

 

La Chapelle du Petit Saint-LOUP

La Renaissance se poursuit

Par respect envers nos Ancêtres à travers le temps le témoignage de leur labeur, de leur dévotion et de leur culture, de nombreuses associations se sont créées dans le but de restaurer nos chapelles qui se dégradent et faire revire les traditions.

Située sur une petite colline verdoyante d'où l'on domine les hauts de Lanloup, la chapelle du Petit Saint-Loup, dédiée à Notre-Dame des Douleurs, selon certains, à Notre-Dame des Vocables, selon d'autres, ou encore à Notre-Dame de la Pitié, se trouve mentionnée dans une charte de l'Abbaye de Beauport de Paimpol en 1258.

Elle, aussi a connu les privatisations et fut vendue le 8 Fructidor de l'an IV pour 231 lires à Julien Le Tarin, cultivateur à Plouézec.

La chapelle du Petit St-Loup, en Plouézec, aux portes de Lanloup

C'est seulement le 8 août 1814 qu'elle redevint la propriété de la commune de Plouézec. Depuis, sa Sainte Patronne s'y trouve honorée le troisième dimanche d'août. La chapelle fut rattachée à la paroisse de Lanloup en 1924, elle-même rattachée par la suite à la paroisse de Plouha.

Séparer les riches des pauvres

L'édifice actuel de XV ème siècle, d'une envergure de 20 m 50 de long sur 5 m 20 de large, remplace une précédente construction du XIII ème, il fut restauré pour la dernière fois en 1961, soit 47 ans après être devenu la propriété de la commune.

                                                       La cloche délaissée par son clocher
C
omme la plupart des chapelles, celle du Petit St- Loup s'est vue amputer de son clocher et ne l'a jamais retrouvé, contrairement à sa cousine la chapelle Ste-Colombe de Lanloup, située à Kerverret. Qu'est-il devenu ? Si quelqu'un peut apporter un témoignage...!
 

Cependant, pour rassembler les fidèles, la cloche durant des années, avait élu domicile dans un vieux hêtre côtoyant la chapelle, avant d'être fixée à deux poutres traversant la toiture. 

C'est avec une certaine stupéfaction que l'on pénètre dans la chapelle pour se trouver face à un Chancel ou (Cancel selon les dictionnaires) surmonté d'un Christ du XV ème siècle. Cette grille de bois munie d'une porte avait pour mission de diviser la chapelle en deux.

Une magnifique Chancel du XVI ème donne du cachet à la chapelle

On ne mélangeait pas à la messe les pauvres et les riches ; ces derniers avaient le privilège de prier dans le coeur et dans les transepts, les pauvres devant se contenter de méditer dans la nerf. Ce Chancel, qui donne un cachet exceptionnel à ce lieu est classé par les Beaux Arts.

Un enfant du hameau

En 1990, l'abbé Henry, recteur de Plouha, qui desservait à Lanloup, lance un cri d'alarme concernant l'état de la chapelle, dépourvue de bancs, d'électricité... En effet si l'aspect, extérieur demeurait assez flatteur, l'intérieur relevait du vétuste, avec des infiltrations d'eau et leurs conséquences, un coeur à refaire, ainsi que le pavage, la voûte etc.

Devant cette situation peu acceptable, ses prières furent entendues par un conseiller municipal qui, sensibilisé mit en place une association.

C'est un enfant du pays, François Hervé, natif de ce petit hameau qui en assurait la présidence secondé par une quarantaine de membres. Avec le soutien de la municipalité de Plouézec, on pare aux tâches les plus urgentes.

St-Loup bien connu dans le secteur

Grâce aux services techniques communaux dirigés par Alain Mével, des bancs ont été réalisés dans le bois des arbres déracinés par l'ouragan de 1987 qui gisaient autour de la chapelle.

Puis il a été procédé à la réfection de la voûte et au renforcement de la poutre qui la soutient. Les travaux étaient financés par la commune soit 26127 € et la direction régionale des affaires culturelles avec une participation de 3334 €.

La seule ressource de l'association comme beaucoup d'autre, émane principalement des festoù-noz (fêtes bretonnes de nuit), organisés pour célébrer le pardon.

Dans le placard à balais 

La toile restaurée de Aîné Loyer de 1829

Parmi les projets financés par l'association, il a été effectué : le pavage du coeur jusqu'à la balustrade de communion, réalisée en tomette rouge, fidèle reproduction de l'ancienne, devenue irrécupérable, fragilisée par le temps. Après analyse de l'original, une usine de Plancoët l'à fabriquée à l'identique pour 457 €. 

Le maître Autel retrouvera sa place initial en mars prochain

 La restauration d'une toile de 1,63 m sur 1,42 m, représentant une descente de croix et réalisée par Aîné Loyer, peintre à Etables en 1829, a été également effectuée. 

Petit-St-Loup-01.JPG
                                                               Le rétable flambant neuf.

C'est au fond d'un placard à balais que cette toile fut découverte. Une âme charitable l'y avait déposé pour la mettre à << l'abri >> des infiltrations d'eau, mais pas des coups de balais. 

Petit-St-Loup-02.JPG

                                Prochainement les peintures font achever cette belle restauration.
E
n état de fragments, elle était tout à fait récupérable. Elle a prit le chemin de l'atelier de restauration de François Bailly à Paris. La restauration a coûté 5390 €, avec une participation du conseil général de 40 %.
 

Mme Pierrette Brigaudeau présidente de l'association

A ce jour, c'est  l'autel qui vient lui aussi de quitter la chapelle pour partir en restauration dans un atelier du Morbihan et reprendra sa place initial flambant neuf dans le courant du mois de mars 2007. 

Jean-Yves ROLLAND

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 20:02

 

Sans Foie ni l'Oie

Des Pyramides à nos Clochers

Durant les fêtes de fin d'année des tonnes de foie gras, de magret de canard, de rillettes et de diverses terrines ont été amplement dégustées, flattant le palais des plus fins gourmets. Mais d'où proviennent ces produits que l'on pourrait qualifier de luxe, réservés pour les grandes occasions ?

Comment se pratique l'élevage de l'oie et sa transformation ? D'où vient l'origine du gavage ? ...

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A Pléhédel près de Lanloup, la ferme de Michel TACON.

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Michel Tacon est un jeune aviculteur installé à près de Lanloup au lieu dit Goasquiou en Pléhédel. Devant son cheptel de 500 oies, il explique son engouement pour son élevage.

<< Je suis maçon de métier, lors de mes divers séjours dans le Sud-Ouest de la France, j'ai été séduit par la beauté de l'oie >>

A chaque retour de vacances, Michel rapportait << dans ses valises >> un ou deux couples d'oies et même une fois une cinquantaine d'oisons qui cacardaient joyeusement dans le coffre de sa voiture et qui venaient enrichir son élevage pour son plaisir personnel.

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Sarlat dans le Périgord.

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<< Lors d'un ultime voyage dans le Périgord, dans la région de Sarlat, j'ai contacté des éleveurs spécialistes du foie gras et de la transformation de l'oie, pour envisager de métamorphoser ma passion en profession >>

Michel habite une fermette rénovée, entourée d'un bois, d'un étang et de deux hectares de terres qu'il ensème de blé et de maïs utiles à son élevage. Toutes les conditions étaient réunies pour se lancer dans l'aviculture.

Comme dit le proverbe c'est au pied du mur que l'on voit le maçon. Le maçon se mit à l'oeuvre pour bâtir en solitaire son entreprise.

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Moi les fêtes, ça me gave !

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Une salle d'engraissage, une salle d'abattage et de plumage, une salle d'éviscération et un laboratoire de transformation, le tout entièrement carrelé de faïence blanche, conformes aux normes sanitaires allaient sortir de terre. Ce qui suscitait tout de même de gros investissements.

Pour obtenir son brevet d'aviculteur, Michel Tacon a suivi un stage au centre de formation professionnelle et de promotion sociale à la station expérimentale d'aviculture de Ploufragan. Mais il a acquis la technique et le savoir-faire à Miniac Morvan en Ile-et-Vilaine chez un éleveur.

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Heureux comme un canard sur l'eau !

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Victimes d'elles mêmes

Mais avant de débuter la visite, Michel nous conte l'historique de l'oie. Qui a inventé le gavage ?... Personne ! ce sont les Egyptiens qui observent les premiers le phénomène.

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Au moment des migrations, les oies sauvages doivent parcourir des milliers de kilomètres sans chercher de nourriture. Avant de partir, elles emmagasinent d'énormes réserves d'énergie qu'elles stockent sous forme de graisse dans leur foie, en mangeant démesurément (en se gavant).

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Un élevage dans le Périgord.

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Des spécimens capturés avant d'avoir pu décoller ont permis aux Egyptiens de découvrir les plaisirs de la cuisine fine bouche à travers le foie gras. Ce qui leur à donné l'idée du moins à certains d'arrêter la construction de pyramides dans leur jardin pour s'adonner à l'élevage et au gavage des Acérinés.

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De nos jours, deux grandes régions se partagent le marché français du foie gras, le Sud-Ouest et l'Alsace. Dans cette dernière, on le cuisine avec un assortiment d'épices, ce qui le rend très parfumé mais lui donne une couleur un peu grisée.

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Dans le Sud-Ouest, on y ajoute seulement de l'alcool, ce qui lui préserve son goût naturel de saveur noisette et lui garde sa belle couleur rosée, comme le disent si bien les Périgourdins : << Il est rosé comme le derrière d'un ange >>.

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 La consommation nationale progresse annuellement de 12 %, mais l'offre ne satisfait pas la demande d'où la nécessité d'importer du foie en provenance de Hongrie, de Tchécoslovaquie, d'Autriche, de Pologne et d'Israël. En 1984, un tiers de la production seulement était française.

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Alors les filles...

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La reproduction

On resterait bien volontiers admirer la baignade des oies reproductrices sur le plan d'eau entouré de verdure et bordé d'arbres, mais la visite se poursuit en suivant étape par étape les tribulations de l'oie.

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<< Je garde mes oies reproductrices cinq ans, ce n'est pas par romantisme que les oies s'accouplent sur l'eau (surtout en plein mois de décembre par un froid de canard, ça vous donne la chair de poule). Mais par nécessité, car le Jars qui est assez maladroit sur terre pour mener à bien la fécondation se trouve plus à l'aise en milieu aquatique >>.

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Un peu d'excercice après les fêtes.

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Un Jars peut féconder de trois à quatre femelles, qui durant la saison de février à juin pondent chacune 35 à 40 oeufs. La période d'incubation dure 30 jours à une température de 37°6, avec un retournement des oeufs toutes les deux heures minimum.

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L'oison, à son éclosion, pèse 120 grammes et après une brève diète aura, pour alimentation et jusqu'au troisième mois, du maïs moulu. Au terme du troisième mois, débute, pour trois à quatre semaines la phase de prégavage, qui va soumettre l'oie à un régime alimentaire riche en protéine, donné à l'aide d'un gaveur électrique à heure fixe, ce qui habituera l'animal à consommer une grosse quantité de nourriture dans un minimum de temps.

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Une belle basse-cour.

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Dame oie a maintenant cinq mois. Habituée à son régime, elle va passer au stade du gavage. Cette dernière phase d'alimentation va se poursuivre durant trois semaines et va conditionner le volatile à ingurgiter grâce au tour de main expert de Michel qui aide la nourriture provenant du gaveur à descendre dans le jabot : une grande quantité d'aliments énergétiques déséquilibrés est ainsi avalée, ce qui entraîne un engraissement intensif et par conséquent la formation du foie gras. 

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L'opération de gavage.

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<< Lors de la première semaine de gavage, je leur donne une alimentation composée de 80 % de maïs écrasé auquel j'additionne 20 % d'une autre céréale, la fétrole, soit une ration journalière de 600 à 800 grammes. Par la suite, seul du maïs écrasé cuit dans de la graisse d'oie sera utilisé et ingurgité pour atteindre en fin de cycle la ration de 1.2 kg absorbé en trois reprises, à 6h, 14h et 22h.

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Les oies dans un enclos métalique.

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Michel gave donc ses oies toutes les huit heures et passe trois minutes à chaque fois par volatile. Durant la période de gavage, les oies sont parquées dans un enclos métallique à une densité de trois bêtes par mettre carré. Mais plus elles sont  nombreuses, moins elles bougent et plus elles engraissent rapidement.

 

Huumm !

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La transformation

A partir du 12ème jour, l'oie commence à transpirer (elle fait du lard), mais dès qu'elle commence à donner des signes de fatigue anormale, elle doit être rapidement saignée pour préserver la qualité de son foie. Elles sont auparavant étourdies à l'électricité avant que la carotide ne leur soit tranchée dans le saignoir situé dans la salle d'abattage.

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Une fois plumés de beaux spécimens peuvent atteindre les dix kilos, et le foie, partie noble de l'animal, avoisine les 10% du poids. Le long travail de Michel Tacon ne s'arrête pas là, dans son laboratoire << Il revêt sa toque >> pour cuisiner avec finesse les diverses parties de l'oie ou du canard.

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Un peu d'anatomie !

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Sous vide ou en terrine, foie gras, magret, gésiers confits, rillettes, cassoulet... quittent la ferme de Goasquiou pour être vendus sur les divers marchés de Bretagne, Morlaix, Rennes, Paimpol, Plouha... ainsi que chez les traiteurs, les restaurateurs, les commerçants et dans les comités d'entreprises.

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Arrivée dans votre assiette.

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Très attaché aux recettes traditionnelles, comme tout bon artisan, Michel, en plus de son savoir-faire, a aussi ses petits secrets culinaires qu'il refuse de révéler.

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Merci d'être venue...

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25 ans, mais plus une dent

L'élevage de Goasquiou peut atteindre une production annuelle de 1800 oies et de 500 canards, ce dernier est plus avantageux car il ne demande qu'à être gavé que deux fois par jour et engraisse plus rapidement. 

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Si dans un cochon tout est bon, dans l'oie aussi, le plumages peut être également vendu pour la confection de couette (pour le duvet) et la confection de cure-dents pour les grosses plumes.

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Sa viande rouge, ferme, très tendre, a une saveur particulière qui détrônerait aisément la dinde si la production française était plus importante. Ce qui diminuerait considérablement son prix qui demeure hélas élevé mais pourtant justifié. D'où un marché à exploiter, la concurrence étant très rare dans notre région.

A

Pour ne pas clore ce chapitre sur une note nostalgique de conserve (avec la mort du cygne) sachez que certaines oies disparaissent aussi de leur belle mort et peuvent paisiblement s'éteindre à l'âge de 25 ans sans avoir connu durant leur vie des problèmes... de foie.

A

Jean-Yves ROLLAND

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