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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 10:00


SAINT GOLVEN A LANLOUP...

             LE PERIPLE DE SAINT GOLVEN
 

A l'occasion des journées du patrimoine organisées ce week-end, je vous dévoile une face inconnue du patrimoine Lanloupais...

L
e petit journal de Lanloup ‘'Chemins de Travers'' vient de fêter ses deux ans. Voilà déjà deux années que vous sillonnez à mes côtés les chemins de notre petite commune.
 

A propos des chemins de travers, on y rencontre parfois des gens très étonnants qui vous abordent un peu timidement au départ, puis au fil de la conversation il s'instaure une certaine familiarité, et petit à petit des secrets sont livrés...

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                                         La fontaine de Saint Golven.

P
armi le patrimoine religieux de Lanloup, figure une ''toute nouvelle'' pièce. Toute nouvelle... pas vraiment !

                 Le lavoir-fontaine actuellement en restauration (fin 2007).


Sur les hauteurs du bourg de Lanloup, à proximité du manoir Ropartz, existe une fontaine qui date du XVIème siècle.

                              Vers une restauration à l'identique (26/04/2008).

Cette fontaine a traversé le temps, et l'on s'en doute non sans dommage car son couronnement s'est effondré et a été remplacé par une dalle de béton.

                              Une étape de la restauration (21 février 2009).

Lors d'une porte ouverte consacrée au petit patrimoine, une poignée de bénévoles a décidé de se réunir pour procéder à sa restauration.

                            La restauration touche à sa fin ! (18 avril 2009).

De fil en aiguille, beaucoup de personnes ont suivi l'avancement des travaux sur Internet, grâce à mon premier blog ''Chemins de Travers''
, dont une grand-mère âgée de 80 ans.

                                     Fin de la restauration le 30 Mai 2009.

Cette personne a tenu à me rencontrer, afin de me conter une étrange histoire
, je vous la résume brièvement.


                    La fontaine de Saint Golven après 18 mois de restauration.

Nous sommes en 1907. Dans la niche centrale de la fontaine il y a un vieux Saint de bois, Saint Golven. Un jour un petit garçon très sensible au patrimoine le retrouve flottant à la surface  de l'eau. Il le ramène chez lui et en prend soin.

                       Saint Golven un beau veillard de 300 ans voir plus...


La mère consulte le curé, ce dernier lui dit de le garder à condition de le remplacer par une copie.
Ce qui fut chose faite...

Quelques années plus tard la copie fut volée.


Grâce à cet échange, la statue originale est saine et sauve, mais a quitté Lanloup depuis cent ans, en restant dans la même famille qui se la transmettait de génération en génération.

                Il était polychrome, on distingue encore des restes de peinture.


Voyant les travaux sur la fontaine avancer, cette grand-mère ''Louise'' vient me confier qu'elle la possède et qu'elle voudrait qu'elle regagne Lanloup.


                                      50 cm de haut, 20 cm de large, 3kg 560.

J'ai eu la grande émotion d'examiner et de remettre Saint-Golven à sa place, dans l'antre de la fontaine après un siècle de disparition. Tous mes remerciements à ''Louise''.


         Saint Golven dans l'antre de sa fontaine, un siècle après sa disparition.

 Découcrez l'histoire intégrale dans le roman ''SUR LES CHEMINS DE LANLOUP''.


                                  Un retour ''aux sources'' le temps d'une photo.
 


Un peu d'histoire :
 

                  Saint-Golven (540-616)
Saint-Golven (ou Goulven) est né en 540 de parents pauvres qui s'étaient échoués
avec leur chaloupe à la Baie de Goulven, près de Plouider.


Né à la belle étoile, c'est le jaillissement miraculeux d'une source qui permettait à la mère et son enfant de survivre.


Un homme riche et croyant parrainait l'enfant et le nommait Golven/Goulven
(du breton Goulrn-ven, colombe blanche).

L'enfant apprend dans les écoles monastiques l'enseignement biblique qui le marque très jeune. Il se contente depuis son enfance de se nourrir que de pain, d'eau et quelques légumes. Puis Golven catéchise à son tour des auditoires nombreux, se retire à Odena dans une petite "maison de pénitence".


Son hermitage est pendant de longues années lieu d'oratoire, de prières et de miracles. Evêque de Léon de 600 à 608 d'abord avec réticence, puis de plein cœur, Golven décide de retrouver la solitude en forêt de Brocéliande, pour enfin trouver son dernier hermitage à Saint-Didier en compagnie de son fidèle disciple Maden.

L'église canonisa Golven le lendemain de sa mort.

• (D'après la biographie de l'abbé Henri Le Breton, "Saint-Goulven", Rennes 1933).


SORTIE DU ROMAN TIRE D'UNE HISTOIRE VRAIE ''SUR LES CHEMINS DE LANLOUP''



Musique : Christel Wagener Dominique Duxin

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 22:00


SAINT GOLVEN...

                 UN RETOUR AUX SOURCES



                                  Saint-Golven dans sa fontaine de Lanloup.
                   
Je remercie l'hebdomadaire de ''La Presse d' Armor'' et le quotidien ''Ouest-France'' de s'être intéressés à l'article concernant :                                     

                                    SAINT GOLVEN ''LE RETOUR''

Ce saint, qui a effectué une brève apparition sur son lieu d'origine à Lanloup, après s'être absenté durant un siècle.


                    La fontaine de Saint Goulven dans le Finistère (photos de Yannick LENOUVEL).

Je tiens également à remercier toutes les personnes qui m'ont envoyé des E-mails ou qui se sont penchés sur les origines de Saint-Goulven (Golven).

                                                                   Un retour aux sources...

Voici un sympatique reportage réalisé par Yannick Lenouvel, qui a effectué un retour ''aux sources'' pour nous conter la vie de ce Saint.

                                                             Saint Goulven connu pour ses miracles.
Saint-Goulven serait né pas très loin de Brest à 45 km, il venait de naître peu après le débarquement de ses parents sur le rivage voisin, après avoir fui comme de nombreux bretons, la Grande Bretagne à la fin du Vème siècle, début du VIème siècle.

                                                            Une fontaine fut édifiée sur place.
Complètement démuni ne trouvant pas une goutte d'eau pour étancher la soif de la mère et de l'enfant, Glaudan le père invoqua Dieu. Aussitôt jaillit en ce lieu une source où l'on édifiera cette fontaine, la mère et l'enfant furent sauvés.


                                                            Saint Goulven Evêque du Léon.

On se dispute un peu sur la date de sa naissance et sur les personnages rencontrés par ce futur évêque du Léon. Néanmoins, carte topographique de l'IGN en main, dimanche dernier, nous sommes partis sur les traces de notre St-Goulven Finistérien.

                                                                      La maison de Saint Goulven.

Il serait donc né près de Goulven et y aurait vécu suffisamment longtemps pour y laisser de nombreuses traces comme en témoignent : la fontaine St Goulven au lieu dit de Kerouzien, l'église du village, monument historique et une vielle maison construite selon les spécialistes en 1560. 

                                                         Des traces du passage de Saint Goulven.

Les mots et dates gravés dans la pierre semblent confirmer qu'il vécu en ces lieux il y a fort longtemps. Un tableau dans l'église présente le comte Even, remerciant St Goulven de l'avoir aidé à repousser l'attaque des navires Normands. 

                                                      Saint Goulven remercié par le comte Even.

Il reçut pour son aide un territoire sur lequel fut construite cette belle église. L'église de Goulven fut l'un des premiers monuments du Finistère à être classé. Ces deux personnages pourraient ne pas avoir vécu à la même époque.

              L'église Saint Goulven a été l'un des premiers momuments classé dans la Finistère.
O
n pourrait alors imaginer que le comte implora St Goulven. Celui-ci intervint en sa faveur et fixa heureusement la victoire du côté des Bretons. Le tableau serait une représentation symbolique pour transmettre, par l'image, l'histoire au petit peuple, (il n'y avait pas encore de blog).

 

La fontaine est un monument de style renaissance entouré d'une enceinte carrée sur laquelle sont disposés des bancs de granit pour les pèlerins et les malades. A l'intérieur du mur latéral gauche, est encastré un sarcophage qui passe pour avoir été le lit de Saint Goulven et bien sûr il possède (ait) des vertus magiques notamment pour les personnes souffrant de rhumatismes. 

                                                          Saint Goulven guérit les rhumatismes.

Il convenait d'installer le malade dans ce lit de pierre et de l'arroser copieusement avec l'eau de la fontaine. Un trou a même été percé dans le sarcophage pour permettre l'évacuation de l'eau. Les malades s'y étendaient dans l'espoir d'être guéris.

                                                                 Le sarcophage aux miracles.

Dans le mur du fond, une niche formée abrite une statue en granit de Saint Goulven représenté en évêque du Léon. Le premier dimanche de juillet, jour du pardon, on venait en procession jusqu'à la fontaine.

                     127 kilomètres séparent St Goulven Finistérien et St Golven Costarmoricain.

Le célébrant y plongeait le reliquaire contenant un os du bras de Saint Goulven afin de renouveler les vertus miraculeuses et curatives des eaux. Le culte de Saint Golven renommé par ses miracles attira de nombreux pèlerins jusqu'à la Révolution.


Merci à Yannick Lenouvel pour ce flot d'informations. 

 

 

PROCHAINEMENT SORTIE DU ROMAN TIRE D'UNE HISTOIRE VRAIE ''SUR LES CHEMINS DE LANLOUP''


Musique d'Alan STIVELL
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 18:49


DERNIERES NOUVELLES...

             LANLOUP RAYE DE LA CARTE


Non ce n'est malheureusement pas une blague, vous êtes une fois de plus les premiers à l'apprendre en exclusivité par l'intermédiaire de ‘' Chemins de Travers '' le journal du Citoyen.

 

 Il n'a pas fait particulièrement chaud cet été dans le coin, donc les services techniques de l'Equipement n'ont pas pu confondre vitesse et précipitation et mélanger les panneaux de la commune.

 

Nos gamins Lanloupais sont des plus sages et n'ont pas eu l'idée non plus de jouer avec nos pancartes d'entrées et de sorties d'agglomération. Et pourtant... et pourtant...

 

Voici une devinette déposée dans la boite à mail du blog de Lanloup, par un citoyen Lanloupais qui ne sait plus où donner de la tête :

 

Quand je sors, je rentre,

Quand je rentre, je sors...

Qui suis-je ?

Réponse : ( un citoyen paumé ! )

 

Explications (mode simple) :

                               Je sors de Lanloup (en principe)...  (photos Philippe MICHOT).

En effet lorsque l'on prend la route de la mer en direction de Bréhec, (en principe) on sort de la commune,  eh bien non, officiellement on y rentre.

 

Lorsqu'on reprend la route de la mer dans l'autre sens en direction de Lanloup (toujours en principe) on rentre dans la commune, et bien non, officiellement on en sort. Oui je sais il y a de quoi perdre son latin.

 

Si ma théorie est juste, avec toutes ces entrées et ces sorties, c'est un vrai moulin, ‘' on n'est plus chez soi '' !

 

Explications (mode avancé) :


                                              Je rentre dans Lanloup (en principe)...

Etant donné qu'après le panneau d'entrée d'agglomération ce n'est plus Lanloup (mais Plouézec), nous ne sommes pas chez nous.

Prenons maintenant le problème à l'envers,  étant donné qu'après le panneau de sortie d'agglomération ce n'est (en principe) plus Lanloup, nous ne sommes plus chez nous... donc, la commune de Lanloup n'existe plus !

 

Lanloup par cette opération vient d'être rayé de la carte ! Donc inutile de vous précipiter pour payer vos impôts !

 

Merci Philippe pour ce clin d'œil, les services techniques de la commune ne vont pas manquer de corriger cette bévue.

Mais pour une fois, grâce ce mélange incompréhensible de panneaux, la commune de Lanloup a ''pignon'' sur mer (privilège), donc finalement dépêchez vous de régler vos impôts avant qu'ils n'augmentent.

 

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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 19:00


CHEMINS DE TRAVERS
                  SOUVENIRS DE LANLOUP


Parfois les nuits sont longues ce qui permet de surfer sur le net et de voyager sur les ''Chemins de Travers'' en ce remémorant de bons souvenirs d'enfance...

Yvette nous raconte un de ses souvenirs d'enfance à Lanloup !

                                      Lanloup un charmant petit village ! (photo Joëlle Hamon).

C'est au cours d'une nuit blanche que j'ai découvert le blog de LANLOUP .

Lanloup où j'ai passé plusieurs périodes estivales au début des années 1960 ; quant à ma mère elle connaissait Bréhec depuis 1937 cela ne date pas d'hier et nous avons pu constater les changements qui se passaient années après années.

                                        Jusqu'en 1956 Lanloup avait sa gare !
 

A cette époque-là (je parle des années 60), c'est par le train que nous venions (jusqu'à St-Brieuc), ensuite l'autocar (dont le conducteur profitait de chaque halte pour se «''jeter'' un p'tit coup de cit' (cidre) derrière la cravate, mais cela devait être calculé dans le temps de parcours car nous arrivions tout de même à l'heure.

Dans les premiers jours qui suivaient nous retournions à Plouha pour récupérer le vélo de ma mère et le mien ainsi que le solex de mon père, qui étaient acheminé par la SNCF ‘'en bagages séparés''.

Nous les déposions à notre gare de départ huit jours avant la date des vacances et il n'était pas rare de ne les récupérer qu'une semaine après notre arrivée à Lanloup.

                                             La plage de Bréhec à deux Kilomètres de Lanloup.

Donc pendant une semaine nous allions à la plage de Bréhec à pédibus. Plus en forme pour l'aller, que pour revenir (descente à l'aller, montée au retour) ; mais cela nous permettait d'apercevoir des renards dans les bois qui longeaient la route.

Mon frère n'avait que 3 ans, donc c'est assez fréquemment qu'il faisait ce parcours sur les épaules de l'un ou l'autre.
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Mais que de bons souvenirs !

Quand nous avions enfin récupérer nos vélos nous pouvions entreprendre nos randonnées pour aller à la plage et arpenter la région : Paimpol, Lanleff, Pléhédel, Ker maria, Plouha, etc... Mon père devant avec son solex et nous derrière à pédaler comme des dératés sur nos vélos...

                                               La chapelle de Kermaria tout près de Lanloup.

Plus tard, quand j'ai commencé à faire des jobs d'été, je me suis marié, j'ai eu des enfants, j'ai délaissé Lanloup, mais le hasard a voulu que j'épouse un homme dont les parents avaient fait l'acquisition d'une petite résidence secondaire à Binic.
 

Donc c'est régulièrement, plusieurs fois par an que depuis nous revenions dans la région et que je ne manquais pas de faire une petite virée à Lanloup, puis sur Bréhec pour aller randonner (à pieds) sur le chemins des douaniers -Pointe de Minard, Bilfot, Guilben, etc...).

                                                          Le sentier des douaniers, (le GR 34).
 

J'ai maintenant plus de 60 ans, les aléas de la vie ont fait que mon mari est décédé il y a deux ans, je reviens un peu moins souvent dans l'année, mais reste toujours fidèle à la région accompagnée de mes enfants et petits-enfants.
 

Les voitures ont remplacées les vélos, mais nous avons toujours nos jambes pour nous promener sur le GR 34 que nous connaissons par cœur de St-Brieuc à Paimpol.

Bravo pour votre site ‘'Régal et félicitations'' 

                                                            Yvette Pathier

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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 13:13


UN PASSE, UNE HISTOIRE...

              PROCHAINEMENT EN VENTE

 

Vous êtes déjà nombreux à me contacter sur ce blog, pour réserver la réédition de l'opuscule réalisé par l'Abbé Jean Le Floc'h en 1970, qui retrace l'histoire de notre petite commune de Lanloup.
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Ce fascicule de 36 pages est réalisé en couleur sur papier brillant et richement illustré de photos et de gravures.

                                                           Enfin en vente très prochainement !

Les tarifs :

En vente à Lanloup : 5 €.
 
Par correspondance : envoie simple 7 € 50 sous enveloppe Kraft (voyageant au risque et péril du destinataire).

Les chèques doivent être libellés au nom de : Association Mein-Kozh et expédiés à Jean-Yves ROLLAND 6 rue de la Colline du Moulin 22580 LANLOUP.

Pour tous renseignements et commandes : 

              chemins-de-travers@live.fr




Musique d'Alan STIVELL

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 21:18


YVES CAROFF...

         SUR LE CHEMIN DES DOUANIERS

Né dans le Finistère en 1926, Yves Caroff, ancien professeur de mathématiques et de sciences à Paris a toujours laissé son cœur ancré sur les côtes de notre belle Bretagne.

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                                                  Yves Caroff, le regard du peintre narateur.

En 1992, Madeleine et Yves décident de venir passer des vacances sur la côte Paimpolaise. Ce fut pour le couple un second coup de foudre, séduit par la côte du Goëlo, ils cherchèrent un pied à terre de Binic à Loguivy de la mer.

C'est sur la commune de Plouézec que leur chemin devait les conduire définitivement en 1997, pour élire domicile sur les falaises de Boulgueff, face à la mer et au vent dominant.

A propos de chemin, Yves est un grand marcheur, vous l'avez sûrement croisé un jour si vous avez emprunté le chemin des Douaniers, le GR 34. Bien que le sentier ne soit pas bien large, Yves trouve toujours une place pour y installer son pliant et son chevalet.
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                                          L'instant présent, un grand moment à faire partager...
L
es yeux fixés sur le rivage, sur une falaise, sur les voiliers, il s'imprègne de l'instant présent pour l'immortaliser sur ses toiles. Le sentier, il le connaît par cœur, ces méandres sont devenus pour lui très familier.

Un jour, ses aquarelles, il a voulu les faire partager. Il participe à deux expositions, l'une en 2001 à Etables sur Mer, puis la seconde l'année suivante à Plouézec.

Ses peintures séduisent les amoureux du GR 34 et encouragent beaucoup de monde à le fréquenter pour profiter de visu  à la beauté du paysage, révélé par les couleurs des quatre saisons représentées sur les belles toiles.

                                               A 84 ans Yves concrétises ses projets.

Beaucoup de marcheurs lui ont demandé de les accompagner tout au long de ce chemin, pour leur ‘'raconter ‘' le paysage de la côte aux mille facettes, pour leur faire partager son émotion.  

Yves s'est pris au jeu, tant et si bien qu'il a décidé une nouvelle fois, tout comme à l'école d'apprendre à ses nouveaux élèves amoureux de la nature, ce qu'il voyait, ce qu'il ressentait, en dessinant et en écrivant un opuscule aux couleurs de la côte du Goëlo.
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                                              Avec talent il peint les couleurs des quatre saisons.

Un an de travail, 52 pages et une centaine de dessins plus tard, Yves concrétise son projet et édite à compte d'auteur un très beau livre de format A 4, sur les 13 kilomètres du sentier des Douaniers de Plouézec, menant de Paimpol à Bréhec.

                         Partagé entre : Terre, ciel et mer, pour faire découvrir notre belle côte.

Bien vite le Maire de Plouézec fit des envieux, si bien que les Maires des communes voisines Paimpol, Plouha, sont séduit à leur tour par la beauté de l'ouvrage sollicitent l'artiste pour renouveler cette belle réalisation, sur leur portion de côte respective.
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Ainsi un second livre qui est pratiquement achevé sortira sous les presses pour la ville de Plouha à la fin de l'année. Paimpol devra encore patienter un petit peu, mais Yves va déjà en repérage...
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                                   Une belle promenade le long de la côte, avec la poésie d'Yves.

 « Si la beauté à l'état brut d'un paysage laisse des traces dans le cœur des hommes, ce livre est une invitation à créer une mémoire de l'instant présent » ...
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Vous trouverez, tous ces beaux paysages : dans les offices du tourisme de Paimpol, de Plouézec, à la maison de la presse de Paimpol et au Cheval Blanc de Plouézec, au prix de 15 €.

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 11:07


UN PASSE, UNE HISTOIRE...

               L'ABBE LE FLOC'H REEDITE


Le bureau de l'association Mein-Kozh s'est réunit mercredi soir à 20 h30 dans la salle de la mairie, afin d'organiser le pardon de Sainte-Colombe qui se déroulera le samedi 6 septembre à 18 h 30 à la chapelle.

La cérémonie sera suivie d'un apéritif et d'un repas servit à la salle polyvalente, (voir le calendrier des fêtes).

Avant de clore la réunion, la présidente Madame de la Villéon, a demandé à Jean-Yves Rolland de présenter son projet de réédition de la plaquette de l'abbé Le Floc'h.
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                                                        La dernière édition date de 1985.

Cette plaquette retrace l'histoire de la commune, elle fut éditée en 1970 par l'abbé, en signe de reconnaissance envers ses paroissiens qui l'on fort bien accueillit durant ses trois années de présence sur la commune.


L'ouvrage épuisé a été réédité en 1985, il est à nouveau épuisé depuis une dizaine d'années. Jean-Yves Rolland très attaché à sa commune et à son histoire, a réalisé avec l'aide de son fils Guillaume une maquette en vue d'une prochaine édition.
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Après avoir présenté son projet et fait état des prévisions de financement constitué entre autre pour un tiers de dons, Jean-Yves a demandé à l'association Mein-kozh, qui a pour vocation la sauvegarde du patrimoine de bien vouloir prendre en charge le reste du financement.
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                                                  La nouvelle édition pour octobre 2008.


La réponse a été positive. Grâce à Mein-Kozh, ce petit livre tant sollicité des touristes et des amateurs d'histoire, après avoir été réactualisé avec des photos couleurs va être très prochainement remis sous presse et dans divers points de vente, au prix de 5 €, ou par correspondance 7 € 50.


Les personnes voulant aider l'association au financement de ce projet qui est très important, peuvent envoyer leur don à : Association Mein-Kozh Mairie de Lanloup 22580 LANLOUP.


Musique d'Alan STIVELL

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 15:07


UN PASSE, UNE HISTOIRE...

                LE PASSE, AU PRESENT
             DANS UN PROCHE FUTUR ?


Vendredi à 18h se tenait à la mairie de Lanloup une réunion de concertation, concernant la réédition de l'opuscule édité par l'abbé Le Floc'h, sur l'histoire de la commune.
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L'abbé Jean Le Floc'h a effectué un passage éclair dans la commune de Lanloup où il a exercé durant trois ans de 1968 à 1971.
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Séduit par le cachet du petit village, accueilli à bras ouvert par la population, Jean Le Floc'h s'est sentit redevable, (suivant ses propres termes) envers ‘'son Bon peuple'', tant et si bien qu'il a reconstitué le passé et écrit l'histoire de la commune, en signe de reconnaissance.
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                              Rassembler pour perpétuer l'HISTOIRE (photo Michel Rousseau).

Cette plaquette historique a été éditée en 1970, épuisée, le conseil municipal de Lanloup a décidé de la rééditer en 1985, de nouveau épuisée elle n'est plus en vente depuis environ une dizaine d'années.
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Tout comme l'abbé Jean Le Floc'h, Jean-Yves Rolland, (conseiller municipal), très attaché à sa commune se dévoue pour la faire connaître, à travers son journal en ligne ‘'Chemins de Travers''. I

Passionné également d'histoire et en particulier de l'histoire de Lanloup, il a pour projet de procéder à une troisième réédition de cet opuscule, afin de perpétuer l'histoire pour qu'elle n'appartienne pas qu'au passé.
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                                                                  L'édition de 1985.

Jean-Yves et son fils Guillaume, ont réalisé une maquette de 36 pages en couleur qui fait déjà ‘'couler de l'encre'' avant son impression.
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Cette réunion à la mairie avait pour but la création d'une association destinée à procéder à cette nouvelle réédition. Un petit comité passionné d'histoire, a débattu durant une heure et demie de réunion constructive, sur la manière d'envisager ce projet.
I                                            La maquette élaborée pour la prochaine édition...

Dominique Connan, premier adjoint, secrétaire de l'association Saint Loup - Saint Roc'h envisage plutôt que de créer une nouvelle association, d'amorcer une discussion avec les deux structures déjà existantes œuvrant pour la restauration du patrimoine communal, Mein-Kozh (vieilles pierres) et St-Loup-St Roc'h, pour mener à bien cette réalisation.
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Ce qui reflète l'idée primaire de Jean-Yves, qui n'avait pas été entendu et qui ne cache pas sa satisfaction de cette ouverture.



Musique d'Alan STIVELL

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 08:20



 CHRONIQUE ''RESTAURATION''


               UN PARFUM DE LAURIER   
                                      IX



Depuis le 24 novembre 2007, une poignée de bénévoles dirigés par Yann Chancerel tailleur de pierre, œuvrent sur le site de la fontaine du Golven, pour procéder à sa restauration.
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                                                              Le site du Golven le 24 novembre.

Petit à petit les murs ont été désherbés, brossés, remontés, malgré le froid et les averses... Mais la motivation est toujours restée le pilier de ce petit groupe qui ne s'est jamais laissé décourager.
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                                                                       Au fil de temps...

Après avoir inscrit leur projet au concours ‘'Découvreur du temps'' organisé par le conseil général, après avoir été présélectionné, ils ont eu la grande satisfaction d'apprendre que le chantier de restauration a obtenu un prix d'encouragement.
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                                                              Quelques sacs de chaux plus tard...

Un prix d'encouragement me direz-vous, bien peu de chose, un petit bout de papier avec écrit bravo dessus et 50 € de pourboire... Que nenni, que nenni...
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Mardi matin à 11h, Yann Chancerel et ses bénévoles ont été invité au conseil général ainsi qu'une délégation de la municipalité, composé du maire et des adjoints, dont François Rebours, animateur de la commission ouverte de l'environnement qui encadre ces travaux.
                                                                  Déjà une fière allure.
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Au terme des félicitations de M. Christian Provost du CG22 et en présence de M. Pilven architecte des Bâtiments de France, François a reçu une enveloppe contenant un chèque d'encouragement de 850 € pour poursuivre les travaux.
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                               Louise Anne Even maire de Lanloup, à gauche de Yann Chancerel.
C
e chèque sera remis à l'association Mein-Kozh (vieilles pierres) qui a financé jusqu'à ce jour les matériaux de base pour le chantier.
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                       La récompense d'un travail d'équipe (photo de groupe Dominique Connan).

Les restaurateurs du temps, disposent maintenant d'un bon fond de caisse, pour poursuivre les travaux.
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Bravo à tous !


Musique d'Alan STIVELL
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Published by JEAN-YVES ROLLAND - dans RESTAURATION DU PATRIMOINE
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 20:00


UN RECORD DE FRANCE
 

               UNE BAÏDARKA DE 6 m 40 !


Notre petite commune de Lanloup fait beaucoup parler d'elle depuis quelques temps et ce n'est pas fini !

                                                '' TORNASKUK '' (le bon vent) mesure 6 mètres 40 !

Elle va pouvoir bientôt entrer dans le livre des records, en effet, grâce à Yann Le Moine, la commune abrite la plus grande Baïdarka de France.

                                                                       Yann Le Moine

La Baïdarka est originaire des îles Aléoutiennes au nord ouest de l'Alaska. L'exemplaire réalisé par Yann le Moine, animateur de l'association Peuple Nomade (dont le siège social est basé à Lanloup), a été réalisé avec  l'aide d'un ami Denis Maréchal, également passionné de Kayak, qui n'a pas hésité à se lancer dans l'aventure.

                                                                          Denis Maréchal


Cette Baïdarka a 3 places, est un exemplaire unique en France. Elle mesure 6 m 40 de long et sa construction a nécessité 15 jours de travail à raison de 10 heures par jour. Sa réalisation s'est effectuée dans le cadre de l'opération ‘'Kayak à la mer'' qui s'est tenue à Loguivy de la Mer.
 
                                                                         Ni clous, ni vis...

Sur le Groenland il y a environ une soixantaine de modèles de kayak, tous aussi différents les uns des autres. Chacun est adapté à une condition particulière de navigation, ainsi qu'aux divers modes de pêches pratiqués.   Depuis 1500 ans les Aléoutes ont su mettre au point une architecture marine, très efficace qui fait encore ses preuves aujourd'hui.

                                               Bientôt les grands voyages ! (photo, Peuple Nomade).

Yann a voulu percer le secret des Esquimaux et passe volontiers cinq mois de l'année sur leurs territoires en quête d'informations, de conseils et d'observations.  Si bien que peu à peu, il s'est approprié leurs techniques ancestrales de construction pour les adapter à nos besoins de navigation.
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                    Loin de nos côtes, d'autres couchés de soleil... (photo Peuple Nomade).


La construction d'une Baïdarka est basée sur des critères anthropométriques, fait autour de l'homme, à savoir qu'une embarcation est réalisée aux mesures de son propriétaire, sur des règles précises. Trois fois sa hauteur, moins un avant bras... Un véritable chausson sur mesure, le navigateur doit s'y glisser comme dans une pantoufle. Son mode de construction traditionnel est cependant évolutif, pour répondre à tous les cas.

                                                           Une magnifique architecture !


L'ossature est composée de multiples lamelles de bois confectionnées en pins maritimes qui bordent les rives du Trieux, de frênes et de chênes de Bretagne. L'assemblage est garantie par des tenons, des mortaises, et par des kilomètres de lien de chanvre, qui a la propriété de se tendre en milieu humide, ce qui est un grand avantage. Pas de vis, pas de clou, pas de colle.

                                                                         Pose de la toile.
 

La carcasse achevée, elle est recouverte d'une toile de coton biologique d'une densité de 300 grammes au mètre carré fabriquée chez nos cousins Ecossais.

                                                         Une réparation de dernière minute.

Dimanche après midi sur la place du bourg Yann et Denis, assistés de quelques gros bras ont entoilé la Baïdarka. Ce travail laborieux nécessite force et concentration, le plus dur étant de tendre au départ la toile sur la quille et de très vite l'agrafer, avant de reprendre des forces pour renouveler l'opération.
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                Beaucoup d'efforts, pour tendre sur la coque, la toile enroulée autour d'un gourdin.

La mise à l'eau de ''TORNASKUK'' (le bon vent) s'effectuera ce week end à Plouguerneau, mais une seconde mise à l'eau aura lieu prochainement à Bréhec pour répondre à de nombreuses demandes.

         Ce n'est pas un numéro de cirque sur la place du bourg... Seule, la toile subit les agrafes.

 Cette toile hyper tendue sur la coque est cousue main, de l'avant à l'arrière, toujours avec du fil de chanvre Breton. Pour rendre cette toile étanche, elle est recouverte d'un vitrificateur de parquet auquel Yann ajoute 10 % d'huile de lin, ce qui donne une bonne souplesse à la toile de l'embarcation, dont la structure est elle même articulée en deux points pour s'adapter aux mouvements des vagues.

               La Baïdarka est ensuite retournée, pour être '' prise en main entre des gros bras ''.

La construction totale d'une telle embarcation finie prête à naviguer demande tout de même 500 heures de travail.

 

                                                                     Quatre heures, plus tard...
Son coût équivaut à 800 €, soit le prix d'une embarcation du même type en vente en magasin spécialisé. Mais vous avez avec Yann, la satisfaction de l'avoir conçu vous-même et sa forme sera unique...

                                                           Et voilà... Le rêve est devenu réalité !

Yann ne donne pas que des cours de construction de kayak et de construction de pagaies traditionnelles en bois, il anime également l'école de randonnée de Kayak en mer et l'initiation jusqu'aux expéditions lointaines et ceux depuis 2002, date de création de l'association ‘'Peuple Nomade''.

                                                 Un décor appelé à disparaître ?... (photo Peuple Nomade)

Ballade autour de Bréhat pour débuter pour les Novices, et pour les Avertis une expédition lointaine de 15 jours à un mois dans le Nord Arctique au Groenland.

                                 Début ou fin d'un voyage... (photo Peuple Nomade que je remercie).

Pour information, une ballade d'un week end en Bretagne vous coûtera environ 200 € tout compris, un peu plus loin au cercle polaire 1000 € la semaine. Ce qui vous donnera une belle occasion de vous plonger dans les derniers espaces naturels de la planète extrêmement menacés.

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