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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 20:30

 

 

 

 

 

Du Seigneur Rolland . . .

Au Compositeur Guy Ropartz

 

 
                                               Le manoir du compositeur Joseph-Guy ROPARTZ.

Du bourg, empruntons à présent le petit chemin de travers qui rejoint les hauteurs de Run Ar Vilin (La Colline Du Moulin) situé entre la chapelle St-Roch et le jardin de la mairie, qui porte le nom du compositeur Guy Ropartz.

                                              Le blason de la famille de Lanloup.

Ce chemin longe le château de Lanloup. Au XIII ème, il fut habité par le Seigneur Rolland, premier Seigneur de Lanloup.

                                                      Les armoiries de Lanloup gravées sur le cadran solaire.

 

Le château a été construit en plusieurs étapes sur les bases d'un ancien logis seigneurial. Le blason de la famille de Lanloup figure au-dessus de la porte. Anne-Joseph de Lanloup, dernier seigneur de Lanloup et propriétaire du château, est médecin. Il fonde un hospice pour soigner les pauvres de la paroisse.

                                                   Le cadran solaire du manoir.

Accusé d'avoir entretenu une correspondance avec l'armée royale, il est guillotiné à Paris pendant la Révolution.


En 1794, le château est acheté par Joseph Ropartz, qui devient chevalier de l'Empire en 1810.

 

 

 

Joseph Guy Ropartz

 

 

1864 - 1955

Né à Guingamp, le 15 Juin 1864, Joseph-Guy Ropartz composa sa première oeuvre en 1882, à l'âge de 18 ans.

14 ans plus tard, en 1894, il est nommé à la direction du conservatoire et des concerts symphoniques de Nancy. Il devient ainsi à l'âge de 32 ans, le plus jeune directeur des conservatoires de France.

En 1919, durant dix ans, il prend la direction du conservatoire de Strasbourg, jusque l'âge de sa retraite.

C'est en 1929, qu'il vient habiter le manoir familial situé dans la commune de Lanloup, où il passe une retraite plus qu'active, consacrée à la musique, non seulement en qualité de compositeur, mais aussi de chef d'orchestre.

Guy Ropartz s'éteignit, en ce lieu qu'il affectionnait tout particulièrement, le 22 novembre 1955, le jour de la Sainte-Cécile, patronne des musiciens.

(source : Le Patrimoine des Communes des Côtes-D'Armor éditions FLOHIC)

 

 

Nostalgie

Faite de vieilles pierres habilement montées,
Un petit manoir, respire le calme, la sérénité.
Sa lourde porte entrouverte,
Laisse pénétrer le soleil de midi,
Effaçant un peu plus chaque jour,
Un poème d'amour,
Griffonné jadis, par un chevalier conquis.

Le lent, tic…, tac…, de l'horloge,
Égrène inlassablement les années,
Berçant la respectueuse poussière,
Qui sommeille sur de vieux parchemins oubliés.

De délicats brise-bise égayent les fenêtres,
Un chat s'éveille au coin de l'âtre,
S'étire et ronronne aux pieds de son maître.


Le soir, une délicieuse odeur de soupe,
Envahit l’habitation,
Tandis qu'une belle femme au visage ridé,
S'affaire devant son chaudron.

La douce flamme de la vieille lampe,
Posée près du rouet, vacille.
Sa lueur mélancolique,
Dessine sur les tentures, des arabesques mystiques.

Esquissant dans le lit clos, une volumineuse couette,
Dévoilant pudiquement une couche douillette.
Où, après avoir frugalement soupé,
La coiffe blanche et les sabots, soigneusement rangés,
Blottis l'un contre l'autre, pour ne pas avoir froid,
Un vieux couple s'endormira.


                                                                  Jean-Yves Rolland


Musique d'Alan STIVELL
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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 20:20

 

 

 

VISITE AU MANOIR DE LA NOE VERTE

 

La Vie De Château

 

 

Suivez moi, c'est par là...

 

Nous avons vraiment de la chance ! A une centaine de mètres près, le magnifique manoir de la Noë Verte , échappait à la commune de Lanloup, pour se retrouver en Pléhédel. Mais fort heureusement, ce n'est pas le cas.

 

A environ deux kilomètres du bourg, s'élèvent les remparts de la Noë Verte.

 

Reprenons la direction de Ste-Colombe, empruntons à nouveau la départementale 54, qui mène à Plédédel. Deux petits kilomètres plus loin, vous trouverez sur votre droite les magnifiques remparts du manoir de la Noë-verte . 
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 Les portes du passé, s'ouvrent sur une grande allée.

Franchissons le seuil de ce magnifique domaine, superbement restauré par la famille BOUTBIEN, qui a tout mis en oeuvre, pour redonner à ce manoir, ses lettres de noblesses et son charme d'antan, en le sauvant inextrémiste de la ruine.

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  Sous l'ombrage des arbres séculaires, le pigeonnier rayonne dans l'allée du Manoir.

Empruntons la grande allée ombragée, bordée de jeunes chênes. Admirez, une centaine de mètres plus bas, le vieux pigeonnier. Ce Colombier comporte une coupole en gradin percée en son centre d'un oculus d'où peuvent s'envoler les oiseaux. Cette disposition est typique des colombiers bretons. Il est l'un des rares des Côtes-d'Armor à être encore en activité.

(source : Le Patrimoine des Communes des Côtes-D'Armor éditions FLOHIC)

 

D'immenses et lourdes portes de chêne, laissent entrevoir le manoir admirablement

restauré.

Pour le plaisir des yeux, contemplez ce très beau porche double, qui protège jalousement sa vaste cour intérieure et un riche passé, gorgé d'histoire...

 

 Regard sur autre époque.

Comment ne pas oser jeter un oeil dans ce ravissant enclos, inscrit depuis 1927 à l'inventaire des Monuments Historiques. Ce manoir fut construit au tout début du XIII ème siècle par Aufrai de Goesbriand, chevalier et capitaine. 

 

Dans ce lieu enchanteur, laissez-vous emporter dans un autre siècle, bercé par le roucoulement des pigeons.

Le premier propriétaire connu de ces lieux fut, Sylvestre Boisgelin aux environs de 1418. Puis en 1506, il appartient à Yves Pinart sieur de Kerverziou. Le domaine revînt en suite en héritage à Jean de Lannion, Seigneur des Aubravs. Chevalier de l'ordre du roi, il est nommé par Louis XIII capitaine des gardes-côtes, des ports et des havres de l'évêché de Tréguier.

 

  Fenêtre sur cour. Magnifique fenêtre ornée de gargouilles.

Il fut abandonné au milieu du XX ème siècle et tomba très vite en ruine. 

A travers les siècles, le manoir de la Noê Verte  a connu de nombreuses périodes de restauration et d'agrandissement, pour arriver à la structure imposante qu'il possède aujourd'hui. Notamment au XV ème et XVI ème siècle où on le pourvoira d'un pigeonnier.

Dans son parc, bordé d'un vaste étang, le manoir de la Noë Verte rayonne dans son écrin de verdure, la silhouette élancée de ses tours, se mirent sur l'onde frémissante.

C'est sur ces belles images de paix, de tranquillité et de plénitude, que nos chemins de travers se séparent de nouveau.

Ces quelques images, ces quelques lignes, ont conduit vos pas à travers nos plus beaux sites.

 Grâce et beauté, l'inlassable ballet du cygne blanc sur l'étang émeraude. 

J'ai essayé de vous guider à travers ces lieux historiques, le plus simplement possible, afin de vous donner l'envie de parcourir ces mêmes  chemins et de vous inciter à découvrir à votre manière notre belle petite commune de Lanloup.

   

 A BIENTÔT !
 

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Published by JEAN-YVES ROLLAND - dans PROMENADE A LA NOE VERTE
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3 septembre 2006 7 03 /09 /septembre /2006 00:52

 

 

 

LE BLOG OFFICIALISE


 

 

Une initiative personnelle,


pour créer une oeuvre commune.

 

Mrs : Hubert Blanchard, Maire de Lanloup, Jean-Yves Rolland, créateur du site et Fañch Rebours, adjoint délégué à la Culture, étaient présents samedi matin à la Mairie, pour le lancement officiel du blog "Chemins De Travers", le petit journal de Lanloup.

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S'il n'existait pas, il vient d'être créé. Chemins De Travers, le blog de la commune de Lanloup a vu le jour le 2 Août 2006.

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Après deux mois d'essais, la bonne fréquentation de ce site a encouragé son créateur, Jean-Yves Rolland, à le partager avec la Mairie et les associations communales, pour y faire la promotion de la commune et diffuser leurs informations.

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Samedi à 11h, c'est en présence de M. Hubert Blanchard, Maire de Lanloup et de Fañch Rebours, adjoint délégué à la culture, que s'est déroulée l'officialisation de ce blog dans les locaux de la Mairie.

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Ce petit journal en ligne "Chemin De Travers" est un peu le fruit du hasard. Jean-Yves, novice sur Internet a tapé dans Google, le nom de sa commune et a été surpris de découvrir une foule de pages à consulter. Il a même trouvé un site où figurait l'une de ses poésies, primée du prix Claude Dervenn, il y a 20 ans.

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D'où l'idée de faire découvrir aux internautes, à travers un blog les sites historiques de sa commune de Lanloup, qu'il affectionne tout particulièrement.

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Inutile de vous présenter plus longuement ce site, vous y êtes déjà. Prenez tout votre temps pour le visiter, bonne promenade sur nos Chemins De Travers !

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Musique d'Alan STIVELL
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Published by JEAN-YVES ROLLAND - dans LANLOUP SUR LE NET
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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 10:22

 

 

Un autre regard sur . . .

l’Eglise St-Loup !

 

 

 

Incontournable, l’église de Lanloup par sa beauté, ne manque pas d’arrêter les touristes de passage, attirés par son cachet et son allure issue d’un autre temps.

 

Il y aura bientôt un siècle que cette belle dame, est inscrite et classée comme monument historique.

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 Un fascicule de 24 pages, réalisé par Danielle et Marcel GABAUD

 

A son intention, un fascicule comprenant 24 pages, réalisé par Danielle et Marcel GABAUD, édité en 2005,  retrace l’histoire de la commune de Lanloup et de ce joyau « l’église Saint-Loup », dont les premières pierres datent du XIII ème siècle.

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Une cinquantaine de photos en couleurs, vous feront découvrir divers tableaux, Saints et Saintes, régnant en ce magnifique lieu de culte.

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Vendu 10 €, à la mairie, bar-épicerie "Le Kerganer", chez Dominique Connan et chez Mme Thomas, le bénéfice réalisé est versé à l’association St-Loup-St-Roch, ayant pour vocation la restauration de l’église.

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Musique d'Alan STIVELL
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Published by JEAN-YVES ROLLAND - dans L'OEUVRE ET LA PLUME
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1 août 2006 2 01 /08 /août /2006 00:51
TITANIC
J'étais un paquebot gigantesque,
Un véritable Titan,
Capable de braver les mers,
De dompter les océans.
Avec mes boiseries dorées,
Mes couverts d'argent,
J'étais la merveille des siècles,
Un fabuleux château flottant.
Pour divertir mes invités,
J'ordonnais une fête,
Ignorant que je voguais vers leurs pertes.
Quand soudain un iceberg devant moi se dressa.
Voulant lui échapper,
A bâbord, j'ai viré.
Mais sans pitié, il m'éventra.
Notre triste agonie, alors commença.
Doucement dans l'eau glacée,
Je me suis enfoncé.
Eteignant à jamais,
Le feu de mes cheminées.
Pour ma première traversée,
Face à L'Amérique, j'ai sombré.
Désirant me parer du ''Ruban Bleu'',
J'ai rendu des âmes à Dieu.
Après ma longue descente, au royaume du silence,
Sur un lit de sable, je fais maintenant pénitence.
Espérant que les hommes, daignent un jour me pardonner,
D'avoir usé d'un excès de fierté.
Dans cette nuit éternelle,
Je rêve d'un équipage sur ma passerelle.
Mes chaudières de nouveaux en pressions,
De beaux voyages nous faisons.
Ne me laissez pas, dans ce tombeau de la honte.
J'aimerais mieux, rouiller là haut,
Aux yeux de l'humanité,
Que de rester ici bas, seul et déshonoré.
A
Jean-Yves Rolland (1987)
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