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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 20:01

Sonne, Sonne, Sonne... !!!

 

 

 

 S’il est un témoin de la vie de chacun de nos villages, un symbole de nos régions, par son architecture, sa taille, son élégance, ses matériaux, il s’agit bien de notre clocher.

 

 

 

A la sentinelle qui veille sur ses ouailles, il fallait une voix pour porter plus loin son message…

Photo fonderie de Villedieu-les-Poêles

Bonjour, Hotline de la généalogie à votre service !

Les relevés des registres paroissiaux sont parfois laborieux, mais ils nous réservent des surprises. La tâche, sans jamais devenir lascive pour des amateurs passionnés, entraîne un certain automatisme. La régularité du recteur dans la rédaction des actes de baptême, de mariage, de décès guide deux cent quarante et un ans plus tard nos doigts sur le clavier de l’ordinateur.

 

Ici un prénom insolite attire mon attention. Le recteur a baptisé ce dix sept août mil sept cent soixante quatre, Amateur Salmon. La calligraphie de notre bon curé me fait quelquefois hésiter avant d’inscrire, à nouveau, l’extra ordinaire prénom dans nos registres.

 

Comment lever ce doute ? Le cegenceb met désormais à notre disposition une liste de discussion sur Internet afin de faciliter nos recherches. Au risque de passer pour un novice, il faut se lancer et envoyer un email. Le travail d’équipe est toujours plus constructif et il y a toujours un « pro » qui guette dans l’ombre, prêt à répondre.

 Une « hotline généalogique » en quelque sorte. Le message est lancé, quelques minutes plus tard, déjà, plusieurs réponses confirment l’utilisation de ce prénom et en ajoutent d’autres aujourd’hui disparu de notre calendrier: Esprit, Sénateur, Tranquille …autant de prénoms qui témoignent aussi de l’imagination de nos aïeux face à la multitude de Mathurinne, Joseph et nombreuses Perinne.

 

 Anne un beau Bébé de dix huit cent livres !

Sans se laisser distraire, il faut poursuivre les relevés, une nouvelle page du registre apparaît sur l’écran. Le regard guide les doigts et l’habitude nous fait presque instinctivement choisir la bonne rubrique du logiciel de saisie.

 

Baptêmes, promesses de mariages, mariages ou sépultures, tient, j’hésite, celui-ci est différent plus long à première vue : Un baptême, un marquis, un Monseigneur illustrissime et révérendissime, un prénom Anne. Allez je ne vous fais plus languir et vous laisse découvrir l’acte de baptême d’un beau bébé de ….. dix huit cent livres !

 

 

 

 

 Photo BOLLEE ORLEAN

Le vingt six septembre mil sept cent soixante quatre en vertu de la commission à nous adressée par Monseigneur l’illustrissime et révérendissime Jean Joseph de Fogasse de la Bastie évêque et Seigneur de Saint Malo conseiller du Roy et en date du Vingt et un juin mil sept cent soixante quatre signé Jan Jos Ev de St Malo et plus bas par Monseigneur Janvier.

 

La grosse cloche de cette église de Mauron nommée Anne pesant environ dix huit cent livres, fondüe le quatorze juin de la présente année par le Sr Guillaume père a été bénite par nous soussigné Missire René Augoin recteur de Mauron a été parrain très haut et très puissant Seigneur Messire Charles François René Dandigné chevallier Marquis de la Châsse Baron de Mauron Chapelain de St Jan Seigneur de la Sorais de la Ville harte, la Havais , Mauny, Les Vergers et autres lieux conseiller au parlement de Bretagne.

 

A été marraine Dame Anne Joseph Le Guenec de Treveran Dame Dunoday. Signé : Le Guenec Du Noday D’andigné de la Châsse Ferré De la Châsse De Grand champs Leguennec de Treveran Vétil (procureur fiscal) Délégation : Rolland Dunoday Bonamy Xphe Poignet curé Manchart prêtre Piraud diacre Augouin recteur

 

Source AD 56: 127_1MiEC_127_R08_0031

 

 

60 cloches composent le carillon de la Basilique BUGLOSE (St-Vincent-de-Paul Landes)

 

  L’art Campanaire

 

Selon les historiens, en occident, se sont des moines qui utilisèrent les premières cloches de bronze dans leurs monastères. Divers documents du 5éme siècle témoignent de l’activité de ses moines fondeurs. Si le principe de fabrication est resté le même, c’est entre le 7éme et le 11éme siècle que la forme et les procédés furent améliorés et qu’apparurent les premières grosses cloches (plusieurs centaines de kg).

 

La maîtrise de la fonte des cloches, activité exclusivement réservée aux monastères, va cependant se répandre grâce à des fondeurs itinérants. Ils porteront aussi le nom de saintiers.

 

Vers la fin du 18ème siècle, les saintiers se sédentariseront et créeront de véritables fonderies. La Lorraine en fera une spécialité et les noms de fondeurs renommés sont encore gravés sur des cloches au-delà de nos frontières. Une ancienne cloche de la tour penchée de Pise porte la marque d’un Lorrain.

 

 Un peu plus modeste... 

 le clocher de LANLOUP (photos Jean-Yves ROLLAND)

Des querelles de clocher.

 Suspendue au faîte du clocher, ses sonnailles vont rythmer la vie religieuse des villageois et le travail des champs à une époque ou l’horloge n’existe pas. Ici, elle avertit de l’approche des brigands. Le tocsin annonce l’imminence d’un danger. Sous Louis XV, le tocsin appela les villageois à poursuivre les faux-sauniers armés ; mais parfois, il retentit en leur faveur.

 

En 1717, une de leurs bandes s’était réfugiée dans une paroisse qui leur était favorable ; les habitants résistèrent aux gardes et aux employés des Fermes ; ils en tuèrent un et en blessèrent plusieurs. L’intendant les poursuivit, les condamna sévèrement et comme ils avaient sonné le tocsin contre les gardes du roi, « il ordonna que les cloches seraient descendues et fouettées par la main du bourreau » Sentence qui fut exécutée et l’honneur du village touché à travers ce châtiment collectif.

 

Là, on lui prête le pouvoir de chasser l’orage. Plus le son est grave plus son pouvoir doit être efficace. Tel village ayant une cloche à la voix plus mâle se vante d’avoir éloigner la grêle.

Mais l’orage éclate sur la cité voisine et voilà une querelle de clocher qui pourrait trouver là l’origine de cette expression. Bien plus tard, on interdira des sonner les cloches durant l’orage. Les vibrations émises auraient pu tout au contraire attirer la foudre !

 

 Des mises en garde.

A force d’annoncer nos peines nos peurs et nos joies, la cloche parfois se brise ; Sa voix se casse. Elle sonne faux. Il faut alors la refondre. C’est peut être l’occasion d’en acquérir une plus grosse ? On fait appel au fondeur de cloche. Comment transporter une charge aussi lourde ? Le fondeur s’installe bien souvent tout prés de l’église voire à l’intérieur comme en témoigne la plainte de se recteur de Sologne pas assez vigilant.

 

 

« « et ce pour demander pardon à Dieu et faire une --- de réparation publique a Notre Seigneur le Christ pour les irrévérences commises en sa présence dans l'église pendant tout le tems qu'on a été obligé d'y travailler pour la fonte des dites cloches, ainsi que j'en avois averti le matin au prône de la messe parroissiale, ce que j'ai cru être obligé de faire après avoir veu de mes yeux et entendu de mes oreilles ce qu'il n'étoit pas permi ni de faire ni de dire dans le lieu saint ; pourquoi je prie très humblement tous mes successeurs qui voudront bien lire cecy, de faire une --- attention qu'il ne convient nullement de faire jamais aucune fonte de cloches dans l'église ni même dans le cimetière à cause des inconvénients qui en peuvent arriver pour les offencemens des morts et des irrévérences extraordinaires qui s'y commettent et qu'il est presqu'impossible d'empêcher ; et deplus qu'autant qu'ils le pourront ils ne se meslent que très peu de ces fontes, et tout ce qui peut y avoir rapport, parceque quelque bonne intention qu'ils puissent avoir et de quelque manière qu'ils s'y conduisent, ils ne contenteront jamais tout le monde,… » »

 

 

                                                        Photo Fonderie BLONDEAU

Le secret du feu et des alliages.  

Le saintier, maître fondeur connaissait les secrets du feu et des alliages. Les plus réputés créaient de véritables oeuvres d’art. Voici une de leurs techniques.

 

Le moule intérieur est fait grossièrement en briques et recouvert d'un enduit, puis graissé. Pour la forme, on utilise un gabarit qui pivote autour d'un axe vertical. Avec un second gabarit, on fait une sorte de second moule qui occupe le volume final de la cloche.

 

Après un nouveau graissage, on monte le moule extérieur. Quand tout est sec, on soulève le moule extérieur et on casse le second avant de remettre le moule en place. Mais le métal en fusion fera exploser le moule extérieur. C'est pour cela que les moules sont dans une fosse, que l'on remplit de sable pour empêcher le moule extérieur de casser»

 

  Les cloches les plus célèbres au monde !

 

 Photo AXEL  (BIG BEN)

Si le Maître saintier jouissait d’une grande renommée (certains avaient droit au port de l’épée), d’autres n’auraient pas hésité à profiter de ces chantiers pour y exercer quelques filouteries ainsi qu’en témoigne cette autre recommandation :

 

« Il faut toujours peser la cloche avant d’estre fondue et après qu’elle l’a été et surtout la faire fondre auprès de l’église ou de la maison curiale… »

 

On peut effectivement penser que lors de cette opération, la quantité initiale de métal diminue mais certains fondeurs moins scrupuleux en auraient-ils, à l’occasion, profité pour détourner quelques centaines de livres du précieux métal et pour d’autres usages ?

 

 

                      Armoirie de la ville de MORLAIX

Des traces d’un fondeur à Morlaix.  

Le Sr Guillaume qui fondit la cloche de Mauron n’était certainement pas de ces gens là. On retrouve la trace d’un fondeur nommé Jean François Guillaume à Morlaix en 1777 sources

AD 29 Guilers BMS

 

« Il est payé a Jean François Guillaume, fondeur à Morlaix, 150 livres pour façon d’une cloche (le métal revient à 35 sous la livre) »

  

S’agit-il du même personnage voire de la même famille? Morlaix n’est pas si loin !

 

On peut penser que notre cloche de Mauron fût offerte par ces parrain et marraine, Messire D’Andigné de la Châsse et Noble Dame Anne Le Guenec de Treveran.

 

La signature du procureur fiscal Vétil peut aussi laisser croire à une participation financière des paroissiens. Dès le XIII ème siècle les habitants contribuaient souvent à l’entretien d’une partie de leur église. Une taille fut alors certainement levée afin de financer ces travaux.

 

Cette cérémonie officielle sur le parvis de l’église de Mauron le 26 septembre 1764 et l’animation qui devait y régner depuis le 14 juin de la même année, jour de la coulée du métal en fusion témoigne de l’importance de l’événement.

 

 

  Moins imposant que BIG-BEN, mais beaucoup de charme, un clocher en bord de mer.

J’aime à imaginer la forge installée prés du clocher, la gouaille des forgerons couverte par le sifflement rauque de leurs soufflets, l’odeur acre de la fonte en fusion crépitante venant lentement remplir le moule. Les longues semaines d’attente nécessaires au refroidissement et au démoulage. Ecoutez braves gens, dans les crissements de cordages et de poulies, l’effort des hommes hissant à grands coups de « han … han » les dix huit cent livres de fonte jusqu’au sommet de leur clocher.

 

 Yannick LENOUVEL adh : 0311

 

 Un grand merci à M. LENOUVEL, qui nous a fait partager sa passion (la généalogie) en nous content cette belle histoire.

(recherche photos Jean-Yves ROLLAND)

SI VOUS AUSSI AVEZ UNE BELLE HISTOIRE QUI VOUS TIENT A COEUR A NOUS CONTER N'HESITEZ PAS A ME CONTACTER, SUIVEZ L'EXEMPLE...

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Published by JEAN-YVES ROLLAND - dans GENEALOGIE
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 14:13
La Tragédie du TITANIC
  La Mort d’un Géant
 
                                                                     C'est vrai, il était beau !

Dès mon plus jeune âge mon père ma brièvement conté cette tragique histoire du naufrage de ce transatlantique. Récit qui m’a de suite envoûté, bouleversé, depuis je vis avec l’image du spectre du TITANIC qui gît à 3780 mètres au fond de l’océan, comme-ci une partie de moi était restée là bas… J’ai été marin, j’appréhende la mer et les bateaux...
 
Je vous relate à mon tour sommairement, cette tragédie qui a marqué l’histoire Maritime dans une ambiance festive.
A
 
La construction du paquebot transatlantique TITANIC fut envisagée en 1907, ainsi que la construction de ses deux frères l’Olimpic et le Gigantic, par la White Star Line, l’une des plus importante compagnie maritime, fondée au XIXème siècle, qui décide de le mettre en service entre 1911 et 1914. Le projet fut finalement adopté en 1908.
A
                                                      L'ingénieur Thomas Andrews
L’ingénieur Thomas Andrews, se mit à l’œuvre pour élaborer les plans de ce géant des mers, indestructible, insubmersible... ''sur le plan''. Ce géant éphémère, fait encore parler de lui de nos jours, toujours escorté de son cortège funeste…
 
C’est finalement le 31 mars 1909 que débute la construction du TITANIC, ce paquebot mythique qui conjuguait, gigantisme, merveilleux et horreur !
A
                                                Les imposantes cheminées, la 4ème, servait à la parade.
 
C’est le plus grand chantier naval du monde, la « Harland et Wolff  » de Queen Island, près de Belfast en Irlande du nord, employant 14 000 ouvriers, qui entreprend la construction du colosse.
A
Avec ses 269 mètres de long, 28 mètres 50 de large et 33 mètres 42 de haut, pour un poids total de 46 328 tonnes et 7 millions 5 de dollars (à l’époque), il pouvait se montrer comme imposant, voir même un rien arrogant.
A
 
Deux ans s’égrainent avant l’achèvement de sa coque, qui fut enduite le 31 mai 1911, de 20 tonnes de savon et de suif, qui devaient permettre à ce géant d’acier de quitter sa calle sèche, assisté de cinq remorqueurs, pour un premier contact avec l’élément liquide, dont il était censé devenir le maître.
A
                                                             Le TITANIC en cale sèche.
L’armateur la ‘’White Star Line’’, annonce prématurément, la date officielle du 20 mars 1912, pour le voyage inaugural du transatlantique. A la suite d’incidents survenus sur le chantier, la livraison du paquebot ne s’effectuera que le 31 mars 1912.
 
 
Après des essais répondants aux normes de sécurité et contenu de sa structure, comprenant une double coque en plaques d’acier rivetées, de ses 16 compartiments séparés par 15 cloisons étanches, de ses 8 pompes pouvant évacuer 400 tonnes d’eau heure, que pouvait craindre le TITANIC, qui offre ainsi un maximum de garantie ? Il était insubmersible ! Il ne pouvait craindre que le diable.
A

                                                                D'agréables moments avant le chaos.
Il était ainsi considéré comme un chef d’œuvre de l’architecture navale, mon Dieu qu’il était beau avec ses ponts principaux : le pont bain de soleil, le pont promenade, le pont verrière, le pont salon, le pont principal, le pont central et le pont inférieur.
A
                                                                   Un véritable château flottant.
Sa décoration où se mêlait presque tous les styles Européens dès XVII ème et XVIII ème siècle.
A

                                                 Le salon fumeurs, endroit le plus chic du paquebot.
A
                                                      La salle des palmiers richement décorée.
Une vaste salle à manger pour la première classe qui accueillait 500 personnes, sur ses 55 mètres de long et ses 28 mètres de large.
A
                                                     La salle à manger des premières classes. 
Au centre du navire trônait un grand escalier à double volée, rehaussé d’une rampe en fer forgé, longé de panneaux de bois sculptés. Le TITANIC fut surnommé à raison « le jouet des riches »…
A
 
                                                                  L'escalier à double volée.
Pour propulser ce véritable château flottant, l’ingénieur Thomas Andrews, avait équipé le navire d’une puissance de 46 000 chevaux, émanant de 29 chaudières et de 159 foyers, qui entraînaient 3 hélices de 4 pales, de 7 mètres de diamètre, soit un total de 98 tonnes, qui le propulsaient à une vitesse de 22 à 26 nœuds (36 à 43 km/h). Les chaudières avalaient chaque jour la bagatelle de 825 tonnes de charbon.
 
 
                                                   Les immenses chaudières du navire, au nombre de 29.
A
                                         Le TITANIC était équipé de trois hélices de 7 mètres de diamètre.
Il était également équipé de tous les systèmes de navigation les plus sophistiqués, de la T.S.F, pour émettre et recevoir les messages télégraphiques. Il était également pourvu : d’ascenseurs, piscine, gymnase…
A
                                                     Un gymnase très sophistiqué.
Nous sommes le 10 avril 1912 à Southampton, le TITANIC rayonne dans toute sa splendeur et lève l’ancre en direction de la France où il fera une halte à Cherbourg, puis à Queenstorwn, en Island, pour embarquer des passagers.
A
                                   La route du TITANIC : Cherbourg, Queenstown,... New York.
Certains passagers débarquent à la première escale à Queenstorwn, des âmes qui n’avaient pas été désignées par le triste sort, pour périr dans de terribles conditions et qui pour l’heure regrettaient amèrement de quitter ce fabuleux palace.
A 
                                               L'une des dernières photos du TITANIC.
« Enfin », le 11 avril 1912, le TITANIC se lance ardemment à toute vapeur à l’assaut de l’océan Atlantique, pour se rendre à New York en Amérique, avec ses 812 membres d’équipage et ses 1316 passagers.
A
                                                                  Départ pour New York (film de James Cameron).
Le TITANIC répartissait ses passagers en trois classes, la 1ere, constituée essentiellement de personnes riches, la seconde, composée de riches banquiers et de commerçants et la 3ème emmagasinait les gens ordinaires considérés comme rebut de la société.
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                                          Le Capitaine Smith, son dernier voyage... l'ultime !
Il promit à sa femme Eleanore et à sa fille Hélen, que ce serait son dernier voyage... (archive Hachette)
A
 
Deux jours après son appareillage, le 14 avril 1912, le TITANIC file à 22 nœuds, à travers l’Atlantique, dans un froid extrême, tombé subitement. Quand soudain, les hommes de vigie aperçoivent un iceberg émergé des brumes tel un vaisseau fantôme… à environ 600 mètres de la proue. Le navire file 22 nœuds, soit 600 mètres minute ! L’alerte est immédiatement donnée. Impact dans 60 secondes.
La vigie ne possédait pas de jumelles, malgré sa demande…
                                                  Les canots de sauvetage, étaient en nombre insufisant.
La barre est mise à bâbord toute, les machines ‘’en arrière toute’’, pour tenter de freiner le colosse dans sa lancée. Impact dans 30 secondes.
                                                                                  A bâbord toute !
Le TITANIC pourvu d’un gouvernail trop petit répond trop lentement… Impact dans 15 secondes. Le navire s’écarte encore un peu plus de son meurtrier, mais pas encore assez !
Le gouvernail du TITANIC était inadapté à sa taille démesurée.
Il est 23 h 45. Impact immédiat. Dans un fracas du diable, l’iceberg de la taille d’un immeuble de 10 étages, enfonce la coque du TITANIC sur une longueur de 90 mètres, éventrant les 6 premiers compartiments, créant ainsi une gigantesque voie d’eau.
L’acier qui composait la coque du TITANIC contenait trop de soufre, elle se fragilisait au froid et se cassait sous la pression de la glace.
A 0 h 05, un message est envoyé, ‘’Avons touché iceberg. Sommes fortement endommagés. Accourez. Aide.’’
 
A 0 h 15, les plans du navire à la main, après une brève inspection, l’ingénieur Thomas Andrews monte à la passerelle, blême, il a vite comprit la situation et déclare...
 
- Avec l’ampleur des dégâts, le Titanic en a pour une heure, une heure et demie à flotter, deux heures tout au plus !
Nous sommes 2208 à bord, il y a 1040 places dans les canots de sauvetage, près de la moitié des passagers de ce navire sont condamnés à mort…
Le TITANIC ne disposait pas d'assez de canots de sauvetage.
Le Capitaine Edward SMITH, ordonne l’évacuation du paquebot. Beaucoup de personnes croient à une plaisanterie, le TITANIC n’est-il pas insubmersible ?
Le TITANIC n’était pas insubmersible, ses cloisons étanches ne montaient pas assez haut.
                                   L'abandon du TITANIC (film de James Cameron)
A O H 25 Le TITANIC envoie le premier S.O.S de l’histoire maritime.
 
Quinze minutes plus tard, les premiers canots sont mis à l’eau à moitié plein ! Il en sera ainsi jusqu’à deux heures du matin.
 
Les musiciens, jouent sur le pont leur dernier morceau, pour leurs derniers spectateurs une foule en crie… qui continuent de s’agglutiner sur la poupe du navire, au fur et à mesure qu’elle s’élève au-dessus des flots, tel le dernier sursaut d’une bête avant de mourir.
A
                                                                       Film de James Cameron
Le casino continue de fonctionner, les musiciens continuent de jouer, ce qui minimise le drame auprès des passagers qui ne réalisent pas l’ampleur de la catastrophe. Les canots partent donc à moitié plein.
 
 
                                                 Le luxueux escalier dans le film de James Cameron.
Il est deux heures du matin, l’orchestre joue toujours leur interminable morceau, 1500 personnes regardent terrifier les derniers canots s’éloigner du géant terrassé, agonisant.
 
 
Dix huit minutes plus tard, synonyme d’éternité, un craquement se fait entendre, le navire se brise en deux. La proue coule, faisant se redresser encore plus la partie arrière. C’est l’enfer, le cauchemar !
A 02 h 20 : La poupe du TITANIC à la verticale, s’enfonce lentement dans l’eau glacée de l’Atlantique éteignant à jamais le feu de ses cheminées, étouffant pour toujours les cris de détresse de ses 1490 victimes. 711 survivants furent recueillis par le navire le Carphatia, venu au secours du géant des mers.
 
 
Des survivants se confièrent et déclarèrent :
Nous pensions que rien, jamais, ne pourrait être pire que ces cris. Mais, après, il y a eu le silence… Le silence de la mort…

             Une fin dramatique, d'après un dessin de Willy Stowen.

A

Une dernière chance... sauter.

A

La fin d'un cauchemar, à l'arrivée du Carpathia !

 
 
                                     TITANIC
J'étais un paquebot gigantesque,
Un véritable Titan,
Capable de braver les mers,
De dompter les océans.
Avec mes boiseries dorées,
Mes couverts d'argent,
J'étais la merveille des siècles,
Un fabuleux château flottant.
Pour divertir mes invités,
J'ordonnais une fête,
Ignorant que je voguais vers leurs pertes.
Quand soudain un iceberg devant moi se dressa.
Voulant lui échapper,
A bâbord, j'ai viré.
Mais sans pitié, il m'éventra.
Notre triste agonie, alors commença.
Doucement dans l'eau glacée,
Je me suis enfoncé.
Eteignant à jamais,
Le feu de mes cheminées.
Pour ma première traversée,
Face à L'Amérique, j'ai sombré.
Désirant me parer du ''Ruban Bleu'',
J'ai rendu des âmes à Dieu.
Après ma longue descente, au royaume du silence,
Sur un lit de sable, je fais maintenant pénitence.
Espérant que les hommes, daignent un jour me pardonner,
D'avoir usé d'un excès de fierté.
Dans cette nuit éternelle,
Je rêve d'un équipage sur ma passerelle.
Mes chaudières de nouveaux en pressions,
De beaux voyages nous faisons.
Ne me laissez pas, dans ce tombeau de la honte.
J'aimerais mieux, rouiller là haut,
Aux yeux de l'humanité,
Que de rester ici bas, seul et déshonoré.
A
                                                                       Jean-Yves Rolland (1987)
 
                                                     F I N
 
Sources : Edition HACHETTE, TITANIC L'Aventure, Le Mystère, La Tragédie, Le Quid, www.legag.com.
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 14:12

 

60 ans de mariage

 

Du Diamant pour Marthe et Raymond

Comme à la mairie en 1946 !

Il y a 60 ans aujourd'hui. Le 31 décembre 1946, Marthe ROLLAND et Raymond CLUSAZ, se disaient  ''OUI '' devant M. le Maire de Champigny-sur-Marne.

Ce n'est pas tellement loin... ils s'en souviennent encore !

Marthe est née à Kervad à Lanloup et à fêté ses 90 ans le 1er Mai, elle est la vice doyenne de la commune. Raymond, fêtera ses 90 ans le 30 Mai prochain et détient le titre de doyen de Lanloup.

Bientôt tous les deux vont être arrière-grands-parents, cette fois le titre est partagé !

Tu devrais m'en faire plus souvent !

Tous les deux étaient instituteurs et au début de leur retraite dans encore un ''OUI'' commun, ils ont décidé de vivre au soleil, en passant l'hiver du côté de Marseille et l'été dans leur gentille maison de Lanloup.

Ces trajets ont quand même duré trente ans ! En raison de leur grand âge, ils ont choisi la Bretagne comme port d'attache et Lanloup pour embarcation.

Ils y passent une retraite pas forcément paisible, mais plutôt active, car ils sont très pris par les tournois de Bridge entre Paimpol et St Quay-Portrieux, la partie n'est pas gagnée d'avance. Mais le classement est super.

Marthe et Guillaume ROLLAND les deux extrémités de la famille.

En ce jour mémorable, à marquer d'une pierre blanche (d'un diamant) ils n'ont pas manqué de convier la proche famille au traditionnel vin d'honneur.

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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 10:01
 
Départ en retraite
 
L’heure de la récré…
 
Voilà qui est fort original, commencer l’année en partant en retraite, on ne peut espérer mieux !
A
 
 
 
Jeannot Le Put
Jean Le Put, plus communément connu sous le nom de Jeannot, a commencé sa carrière de couvreur en 1972. Domicilié à Kerfot, il avait installé son entreprise à Lanloup, petit village qu’il affectionne tout particulièrement.
A
 
 
Une centaine de personnes, était présente à ce pot d'amitié.
Pour finir en beauté Jean, ne s’est pas contenté d’effectuer piano, piano, la couverture d’un toit d’abri de jardin. Il s’est offert pour dernier chantier, la couverture du château de Loc-Maria à Ploumagoar, ce qui ne représente pas une mince affaire.
A
 
C’est avec un peu de nostalgie tout de même qu’il quitte sa situation élevée, pour une vie un peu plus terre à terre, mais, près de ses proches.
A
 
 Ce n'est qu'un au revoir.
Vendredi soir à la salle polyvalente, en présence de M. Hubert Blanchard, Maire de Lanloup, des membres du conseil municipal, des présidents d’associations, des clients locaux, des représentants commerciaux, d’artisans et d’amis, que Jeannot fêtait son départ en retraite en offrant le pot de l’amitié.
A
 
 Le Conseil Municipal n'a pas manqué de venir saluer M. Le Put.
 
Mais que va-t-il faire durant ses journées ? Sans hésiter il nous répond : la pêche, le bateau et jouer aux billes avec mes petits enfants et s’il lui reste du temps de libre, il improvisera.
 
Jean et son épouse Marie Thérèse.
En signe de remerciement pour son aimable invitation, son épouse Marie Thérèse, a reçu des fleurs et Jean, un petit chèque (non pas pour régler l’ardoise) mais pour s’acheter entre autre… des billes !
A
 
Jean et  Alban, beau fils et successeur.
La succession reste familiale et se trouve assurée par son beau fils Alban SCHOUBERT, 31 ans, de Pléhédel, assisté de six ouvriers.
 
Nous souhaitons une heureuse et longue retraite à Jeannot, qui ne l’oublions pas a donné gracieusement son temps pour effectuer la couverture de la chapelle Sainte Colombe de Lanloup en 1993, qu’il en soit une nouvelle fois remercié.
 
Pour Alban nous lui souhaitons beaucoup de travail !
 
Jean-Yves Rolland
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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 00:35

 

  
AUX PORTES DE LA RENAISSANCE

Il était une fois...

 

 

Une brève visite à Ste-Colombe.

 

 

 

Aux portes de la Renaissance.

Située sur la départementale 54, à la sortie de Lanloup en direction de Pléhédel, la chapelle Ste-Colombe, fut édifiée au XVème siècle. 

Sainte-Colombe a été bâtie sur l'emplacement du premier monastère, à côté du cimetière, face au manoir de Kerverret. Elle eut pour fondateurs, Jeanne de Lanloup et son époux Geffroy de Boisgelin, Seigneur de Kerverret. 

 

 

Tombe de St-Méloir, missionnaire itinérant, elle a toujours été très bien entretenue.

Si le cimetière, a aujourd'hui disparu, il y subsiste cependant une seule et unique tombe, celle de St-Méloir. Ce missionnaire itinérant, avait fait pour voeux, d'être enterré à l'endroit ou il décèderait. Sa volonté fut ainsi respectée.

 

Il y a bien longtemps, les mères de familles, venaient à Ste-Colombe avec leurs jeunes enfants, pour les rouler sur la pierre tombale du missionnaire très bon marcheur, afin de fortifier leurs tendres jambes, pour qu'ils puissent marcher de bonne heure.

 

 

 

Devenue fantôme, au petit jour, le spectre de Ste-Colombe émerge lentement des brumes.  Photo Yannick LENOUVEL.

 

Abandonnée et pillée.

Au fil des siècles, Ste-Colombe a sombré lentement dans l'oubli. Abandonnée, elle se laisse ruinée, piller...

Les intempéries ont bien vite eu raison de sa charpente, puis de son clocher qui s'écroula avec fracas lors d'une sombre nuit d'hiver dans les années 50.

 

 

La chapelle Sainte-Colombe à l'état de ruine en 1986.

Il y a juste 20 ans cette année, une association fut créée, pour tenter de la réssusciter. Bien des gens trouvaient ce projet utopique, voir inutile.

L'association Mein-Kozh (vieilles pierres) vit le jour en septembre 1986. Ce qui faisait naître de nouveaux espoirs pour la chapelle.

 

 

 La chapelle Ste-Colombe au tout début de sa restauration en 1987.

Très vite l'oiseau a fait son nid. Grâce, aux dons de nombreuses personnes de Lanloup et de l'extérieur, aux diverses subventions, aux repas organisés et surtout à l'argent issu de la brocante annuelle, Ste-Colombe s'est petit à petit remplumée.

Ce poème, appartient fort heureusement au passé, mais reflète aussi précisément que possible, le triste état de la chapelle.

Renaissance

Je suis une chapelle abandonnée,
Privée de fidèles, amputée du clocher,
Fatiguée d'avoir trop vécu,
Attristée et déçue.

Sans pitié, vous m'avez laissée tomber,
Sans remords, vous m'avez laissé piller,
Je ne demandais qu'à vivre et à vous aimer.

Seul un lierre s'attacha à moi,
M'étreignant de ses bras,
Me maintenant hors de terre,
D'un geste salutaire.

Enlaçant amoureusement mes vieilles pierres,
Pour me conserver la vie,
Telle une colombe protégeant ses petits.

Je suis blessée mais pleine de volonté,
Un peu de chaux, un peu d'amitié,
Suffiraient à me remonter.

Je ne demande qu'à vivre et à vous faire chanter,
Je vous ferai revivre les pardons de naguère,
Je vous ferai porter la croix et la bannière.

                             Jean-Yves Rolland

                        Prix Claude Dervenn 1986

 

La statue de Ste- Colombe dans l'église de Lanloup .

Aujourd'hui, Ste-Colombe règne toujours sur Kerverret, ou elle est de nouveau honorée lors de son pardon début septembre. Après une quinzaine d'années d'efforts et de patience elle peut être, la fierté de l'association Mein-Kozh et de la commune de Lanloup.

 

Un peu plus petite qu'à l'origine Ste Colombe règne à nouveau sur Kerverret.

 

 

Très belle ouverture sur la façade (sud) d'origine.

 

 

La magnifique verrière en ogive trilobée géminée sur le pignon (côté est) est restée intact durant les siècles. Le vitrail a été refait à l'identique.

 

 

Un vitrail dédié à Ste-Colombe, dans l'aile gauche de l'église de Lanloup.

 

 

Une grande pierre du clocheton est malheureusement restée introuvable.

 

La cloche "Marie Colombe", rassemble comme jadis les fidèles à la chapelle. 

 


                                                               Quinze ans plus tard...

 

 

Une belle renaissance pour Ste-Colombe, qui a toute sa raison d'être !

 

Ce poème a été écrit en hommage à toutes les personnes, qui de près ou de loin "ont apporté leur pierre" en contribuant à la restauration de l'édifice.

 

Vieilles Pierres

J'étais une chapelle abandonnée,
Qui agonisait, près d'un ancien cimetière.
Des bénévoles, se sont rassemblés,
Pour mettre fin à mon triste calvaire.

Durant un long chapelet d'années,
Dotés de piètres moyens,
Des hommes, des femmes, se sont relayés,
Pour oeuvrer à mon nouveau destin.

Armés de courage, d'espérance et d'amour,
Ils ont peu à peu, estompé mes rides,
S'efforçant de me faire chaque jour,
Plus belle et plus solide.

Quinze ans d'efforts,
Pour m'arracher à mon triste sort,
Quinze ans de patience,
Pour parfaire ma renaissance.

Le jour du pardon, à l'aube de septembre,
La petite Colombe déploie ses ailes,
Tel un phénix qui renaît de ses cendres,
Pour rassembler comme jadis, ses nombreux fidèles.

Lorsque tinte ma petite cloche,
Pour vous inviter à la prière,
Je suis heureuse, quand sous mon vieux porche,
Pénètrent glorieusement, la croix et la bannière.

                                Jean-Yves Rolland


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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 00:34


BONJOUR LE BOURG
 
             Un petit village de caractère 

 

Nous allons maintenant descendre au bourg de Lanloup. Les deux cotés de la route sont bordés d'hortensias, qui agrémentent la promenade.

Mais avant de descendre jusqu'à l'église, tournons un instant gauche, à Kerguistin, pour nos amis touristes, traduction oblige (Le village des chataignes).

 

 

La croix de mission de 1877.

Là une table de pique nique vous y attend, au pied de la croix de mission qui date de 1877.

De cet endroit vous pourrez aisément apercevoir le clocher du village, qui vit paisiblement dans son berceau de verdure. Nous y reviendrons, promis !

 

 

 

Vue du clocher de la croix de mission.

La pause est maintenant achevée (merci d'avoir laissé l'endroit propre) et poursuivons notre descente.

Ici à votre droite, ce trouve l'ancien presbytère, transformé agréablement depuis quelques années en Mairie.

 

 

L'ancien presbytère, a été transformé en Mairie (légèrement embellie sur ma photo).

Sur votre gauche, se trouve la chapelle dédiée à Saint-Roch, elle fut édifiée en 1693, reconstruite vers 1779. Les Seigneurs de Lanloup y rendaient la justice. Elle fut également restaurée en 1987. Devant se trouve le monument aux morts.

 

Saint-Roch était la maison de justice des Seigneurs de Lanloup.

 

Encore et toujours à votre gauche, la belle église, qui ne manque pas de partager son cachet avec ce charmant petit bourg de caractère. Sa construction date du XIII ème siècle, elle fut remaniée au XVI ème, puis au XVIII ème siécle.


 

Ses premières pierres dates du XIII ème siècle.

 

 

L'entrée principale.

 

Nous arrivons devant l'entrée principale, un magnifique porche, à la dentelle de pierre, qui abrite jalousement les statues de granit, des douze  apôtres, se profil derrière le beau calvaire.

 

 

 Décor issu d'un autre temps...

Pénétrons dans l'enclos paroissial. A l'entrée un magnifique calvaire sculpté dans un beau granit de 5 mètres 50. Le fût carré au décor gothique est fixé sur un socle restauré en 1758. Da part et d'autre du Christ en croix se tiennent Marie, la tête inclinée, les mains jointes et saint Jean, les yeux levés.

 (source : Le Patrimoine des Communes des Côtes-D'Armor éditions FLOHIC)

 

 Le porche de l'entrée principale surmonté de la statue de St-Loup et des armoiries de Lanloup.

 

 

 

Les douze apôtres de pierre veillent sur l'entrée de l'église.

  

                                               La haie d'honneur des douze apôtres de pierre.



                                                                       Mais..., qui est qui ? 
        Lors d'une précédente restauration, les apôtres n'ont pas réintégré leur niche respective.


                                                               St-Loup patron de la Paroisse.


  Toujours St-Loup.

 

Saint-Guillaume se trouve face à l'entré principale.

 

 

Et notre bien aimée Sainte-Colombe.

 

   

Les gargouilles, ces animaux mythiques venus d'un autre monde.




 

Les cloches de Lanloup à ce jour électrifiées, rythme à nouveau les temps forts de la journée midi et 19 h (l'angélus). 

 

Au terme de cette brève visite, de ce petit bourg très pittoresque, il vous appartient de flâner plus longuement en ce site gorgé d'histoire, pour y découvrir bien d'autres beautés.

   


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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 20:29

 

 

 

Sur les petits chemins de travers

Laissons le paysage nous parler

 

 

La belle silhouette élancée, d'un cheval sur la colline de Kerjolis.

 

 

 

Son cousin, plus trapu, mais privilégié, à vue imprenable sur la mer.

 

 

Moi aussi de mon balcon la vue n'est pas mal !

 

 

 

Une bien jolie broche de Turquoise, posée sur son écrin d'Emeraude.

 

 

 Tout droit, au bout du chemin à gauche !

En sillonnant ces petits chemins bien agréables, il n'est pas du tout garantie de retrouver, ces cartes postales éphémères...

Mais par contre de bien belles pierres vous y attendent, pour vous faire admirer les vestiges plus que centenaires.

Si le manoir de Kerjolis, a quant à lui a pratiquement disparu, il subsiste fort heureusement son magnifique porche double, qui nous laisse imaginer l'importance de ce domaine.

Ce porche est surmonté des armes des Seigneurs de Quellennec.

 

 

Le porche du manoir de Kerjolis.

 

 

 

Les armes des Seigneurs de Quellennec.

 

 

En quittant ce lieu chargé d'histoire, un petit regard, sur la belle croix de Boulse'ch, située à la bifurcation Kerjolis et Bréhec.

 

 

Un bien beau paysage s'offre à vos yeux.

Si vous continuez, par ces délicieux petits chemins de travers, rendez vous, sur le chemin des douaniers, qui vous offrira une magnifique vue sur la baie de Bréhec.

 

 

 

Vue imprenable sur le port de Bréhec à 2 Km de Lanloup.

Hein que c'est beau ?... vous avez bien fait de me suivre, mais n'oubliez pas de rentrer par Lanloup... ou la visite continue.

 


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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 20:19

Chemins de Travers et Lavoirs

La fontaine du Golven

 

La fontaine du Golven

Situés à mi-chemin, entre le bourg de Lanloup et le manoir Ropartz, face au chemin qui mène à Kerjolis, la fontaine et le lavoir du Golven (Moineau), dans leur écrin de verdure ombragé, offrent aux flâneurs, une délicieuse aire de repos.

 

Encore un bien joli coin de la commune de Lanloup 

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La poésie de l'automne déposée sur l'onde pure.

 Le lavoir de Kervégan

Le lavoir de Kervegan, près de la chapelle Sainte Colombe.

Le lavoir de Kervégan est situé sur la D 54  à quelques pas de la chapelle Sainte-Colombe en direction de Pléhédel. 

Dès le printemps, accompagné des premiers rayons de soleil, le lavoir de Kervégan fait tout comme la nature ''Peau Neuve'' grâce à la commission d'environnement.

Composée d'une quarantaine de personnes, la commission d'environnement dirigée par Fañch Rebours, adjoint au maire, se réunie régulièrement lors des rencontres de débroussaillement, pour veiller à l'entretien des chemins de travers et des lavoirs de la commune.

 

 

Le lavoir du Roudour

 

Le lavoir du Roudour  en direction de Paimpol.

Longtemps resté à l'abandon, envahie par la végétation, la commission d'environnement a également eu beaucoup de travail pour redonner tout son charme à ce petit lavoir du ''Roudour'' qui méritait de retrouver son aspect d'antan.

Il accueillait les lavandières et leurs conversations rythmées par les coups de battoirs.

 


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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 20:30

 

 

 

 

 

Du Seigneur Rolland . . .

Au Compositeur Guy Ropartz

 

 
                                               Le manoir du compositeur Joseph-Guy ROPARTZ.

Du bourg, empruntons à présent le petit chemin de travers qui rejoint les hauteurs de Run Ar Vilin (La Colline Du Moulin) situé entre la chapelle St-Roch et le jardin de la mairie, qui porte le nom du compositeur Guy Ropartz.

                                              Le blason de la famille de Lanloup.

Ce chemin longe le château de Lanloup. Au XIII ème, il fut habité par le Seigneur Rolland, premier Seigneur de Lanloup.

                                                      Les armoiries de Lanloup gravées sur le cadran solaire.

 

Le château a été construit en plusieurs étapes sur les bases d'un ancien logis seigneurial. Le blason de la famille de Lanloup figure au-dessus de la porte. Anne-Joseph de Lanloup, dernier seigneur de Lanloup et propriétaire du château, est médecin. Il fonde un hospice pour soigner les pauvres de la paroisse.

                                                   Le cadran solaire du manoir.

Accusé d'avoir entretenu une correspondance avec l'armée royale, il est guillotiné à Paris pendant la Révolution.


En 1794, le château est acheté par Joseph Ropartz, qui devient chevalier de l'Empire en 1810.

 

 

 

Joseph Guy Ropartz

 

 

1864 - 1955

Né à Guingamp, le 15 Juin 1864, Joseph-Guy Ropartz composa sa première oeuvre en 1882, à l'âge de 18 ans.

14 ans plus tard, en 1894, il est nommé à la direction du conservatoire et des concerts symphoniques de Nancy. Il devient ainsi à l'âge de 32 ans, le plus jeune directeur des conservatoires de France.

En 1919, durant dix ans, il prend la direction du conservatoire de Strasbourg, jusque l'âge de sa retraite.

C'est en 1929, qu'il vient habiter le manoir familial situé dans la commune de Lanloup, où il passe une retraite plus qu'active, consacrée à la musique, non seulement en qualité de compositeur, mais aussi de chef d'orchestre.

Guy Ropartz s'éteignit, en ce lieu qu'il affectionnait tout particulièrement, le 22 novembre 1955, le jour de la Sainte-Cécile, patronne des musiciens.

(source : Le Patrimoine des Communes des Côtes-D'Armor éditions FLOHIC)

 

 

Nostalgie

Faite de vieilles pierres habilement montées,
Un petit manoir, respire le calme, la sérénité.
Sa lourde porte entrouverte,
Laisse pénétrer le soleil de midi,
Effaçant un peu plus chaque jour,
Un poème d'amour,
Griffonné jadis, par un chevalier conquis.

Le lent, tic…, tac…, de l'horloge,
Égrène inlassablement les années,
Berçant la respectueuse poussière,
Qui sommeille sur de vieux parchemins oubliés.

De délicats brise-bise égayent les fenêtres,
Un chat s'éveille au coin de l'âtre,
S'étire et ronronne aux pieds de son maître.


Le soir, une délicieuse odeur de soupe,
Envahit l’habitation,
Tandis qu'une belle femme au visage ridé,
S'affaire devant son chaudron.

La douce flamme de la vieille lampe,
Posée près du rouet, vacille.
Sa lueur mélancolique,
Dessine sur les tentures, des arabesques mystiques.

Esquissant dans le lit clos, une volumineuse couette,
Dévoilant pudiquement une couche douillette.
Où, après avoir frugalement soupé,
La coiffe blanche et les sabots, soigneusement rangés,
Blottis l'un contre l'autre, pour ne pas avoir froid,
Un vieux couple s'endormira.


                                                                  Jean-Yves Rolland


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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 20:20

 

 

 

VISITE AU MANOIR DE LA NOE VERTE

 

La Vie De Château

 

 

Suivez moi, c'est par là...

 

Nous avons vraiment de la chance ! A une centaine de mètres près, le magnifique manoir de la Noë Verte , échappait à la commune de Lanloup, pour se retrouver en Pléhédel. Mais fort heureusement, ce n'est pas le cas.

 

A environ deux kilomètres du bourg, s'élèvent les remparts de la Noë Verte.

 

Reprenons la direction de Ste-Colombe, empruntons à nouveau la départementale 54, qui mène à Plédédel. Deux petits kilomètres plus loin, vous trouverez sur votre droite les magnifiques remparts du manoir de la Noë-verte . 
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 Les portes du passé, s'ouvrent sur une grande allée.

Franchissons le seuil de ce magnifique domaine, superbement restauré par la famille BOUTBIEN, qui a tout mis en oeuvre, pour redonner à ce manoir, ses lettres de noblesses et son charme d'antan, en le sauvant inextrémiste de la ruine.

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  Sous l'ombrage des arbres séculaires, le pigeonnier rayonne dans l'allée du Manoir.

Empruntons la grande allée ombragée, bordée de jeunes chênes. Admirez, une centaine de mètres plus bas, le vieux pigeonnier. Ce Colombier comporte une coupole en gradin percée en son centre d'un oculus d'où peuvent s'envoler les oiseaux. Cette disposition est typique des colombiers bretons. Il est l'un des rares des Côtes-d'Armor à être encore en activité.

(source : Le Patrimoine des Communes des Côtes-D'Armor éditions FLOHIC)

 

D'immenses et lourdes portes de chêne, laissent entrevoir le manoir admirablement

restauré.

Pour le plaisir des yeux, contemplez ce très beau porche double, qui protège jalousement sa vaste cour intérieure et un riche passé, gorgé d'histoire...

 

 Regard sur autre époque.

Comment ne pas oser jeter un oeil dans ce ravissant enclos, inscrit depuis 1927 à l'inventaire des Monuments Historiques. Ce manoir fut construit au tout début du XIII ème siècle par Aufrai de Goesbriand, chevalier et capitaine. 

 

Dans ce lieu enchanteur, laissez-vous emporter dans un autre siècle, bercé par le roucoulement des pigeons.

Le premier propriétaire connu de ces lieux fut, Sylvestre Boisgelin aux environs de 1418. Puis en 1506, il appartient à Yves Pinart sieur de Kerverziou. Le domaine revînt en suite en héritage à Jean de Lannion, Seigneur des Aubravs. Chevalier de l'ordre du roi, il est nommé par Louis XIII capitaine des gardes-côtes, des ports et des havres de l'évêché de Tréguier.

 

  Fenêtre sur cour. Magnifique fenêtre ornée de gargouilles.

Il fut abandonné au milieu du XX ème siècle et tomba très vite en ruine. 

A travers les siècles, le manoir de la Noê Verte  a connu de nombreuses périodes de restauration et d'agrandissement, pour arriver à la structure imposante qu'il possède aujourd'hui. Notamment au XV ème et XVI ème siècle où on le pourvoira d'un pigeonnier.

Dans son parc, bordé d'un vaste étang, le manoir de la Noë Verte rayonne dans son écrin de verdure, la silhouette élancée de ses tours, se mirent sur l'onde frémissante.

C'est sur ces belles images de paix, de tranquillité et de plénitude, que nos chemins de travers se séparent de nouveau.

Ces quelques images, ces quelques lignes, ont conduit vos pas à travers nos plus beaux sites.

 Grâce et beauté, l'inlassable ballet du cygne blanc sur l'étang émeraude. 

J'ai essayé de vous guider à travers ces lieux historiques, le plus simplement possible, afin de vous donner l'envie de parcourir ces mêmes  chemins et de vous inciter à découvrir à votre manière notre belle petite commune de Lanloup.

   

 A BIENTÔT !
 

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