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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 11:30

Alain Le Nerrant

                 LANMOR

Chronique de Lanloup

Village de Goëlo, pendant la grande Révolution

 

LANMOR,c'est le nom que les autorités révolutionnaires des Côtes-du-Nord attribuèrent à Lanloup en janvier 1794, pardon, en nivôse An II !

A

Petit par l'étendue de son territoire et le nombre de ses habitants, le village devait pourtant être amené, par le << dynamisme >> engendré chez ces derniers par cette époque passionnée (et passionnante), à jouer dans la vie cantonale, un rôle hors de proportion avec son importance réelle.

A

C'est dans ce microcosme que nous fait pénétrer cette chronique, et l'on y voit évoluer des personnages hauts et en couleurs que n'aurait, certes pas désavoués l'auteur de la << Comédie humaine >>, auxquels les gravures originales s'efforcent de donner encore plus de relief.

A

A travers celle de cette modeste bourgade de Bretagne, c'est l'histoire de la France << profonde >> qui apparaît en filigrane.

A

Cet ouvrage est en vente chez l'auteur à LANLOUP
             


Musique d'Alan STIVELL
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 19:53
Jean-Yves ROLLAND
 
 
POESIE AU COIN DU FEU
A
 
 A
Après avoir obtenu le prix de poésie Claude DERVENN en 1986, pour son premier poème RENAISSANCE, dédié à la chapelle Sainte-Colombe (sujet imposé), Jean-Yves ROLLAND à édité ce petit recueil.
 
Amoureux des vieilles pierres et du milieu marin, ces douze poèmes illustrés par Alain LE NERRANT, vous transporteront là bas dans son merveilleux pays, ou le ciel conjugue avec amour, ses couleurs avec celles de la mer…
 
 
A
 
Cet ouvrage est en vente chez l'auteur à LANLOUP 
  

Musique d'Alan STIVELL
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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 11:56

LE MONT SAINT-MICHEL RETROUVE LA MER

 

Photo : www.francevuesurmer.com

D'ici 2014 Le Mont Saint-Michel va retrouver son paysage maritime d'origine grâce à un vaste projet de réaménagement de son environnement proche.

Image Cabinet HYL

Le Mont Saint-Michel est classé monument historique depuis 1874. Sur son clocher s'élève le flèche achevée en 1897 et la statue de l'archange Saint-Michel.

photo : Marc Chartier

Trois ans plus tard, sera construite la digue d'accès au Mont. Une nouvelle communauté monastique est fondée en 1969.

Dix ans après, le Mont Saint-Michel et sa baie seront inscrits par l'UNESCO sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité.

La digue construite au XIX ème siècle met le Mont en péril avec l'ensablement du site...

2014 la fin du péril !

Voici un voyage dans le futur, que nous offre le cabinet HYL, Paysagistes et Urbanistes.

Image Cabinet HYL

D'ici 2014, le Mont Saint-Michel va retrouver son caractère maritime grâce à un réaménagement complet de son environnement proche.

Objectifs : Redonner vie au paysage, aujourd'hui abîmé par les parkings et la route qui mène au Mont, et proposer aux visiteurs un parcours d'approche sous forme de promenade dans un environnement renouvelé.

 

Image Cabinet HYL

Les travaux ont commencé au printemps 2006 et devraient  se poursuivre jusqu'en 2014. Ils vont s'étendre sur un kilomètre autour du Mont sans toucher à son aménagement intérieur.

 

Image Cabinet HYL

Aujourd'hui, en période de pointe, 1000 véhicules par heure empruntent la route de 2 km qui mène au Mont St-Michel. Le projet prévoit d'éloigner le parc de stationnement, pour retrouver 15 hectares de grèves naturelles.

Image Cabinet HYL

Parking et accueil se situeront au niveau du futur barrage du Couesnon. Les visiteurs rejoindront le Mont à pied, ou grâce à une navette gratuite, dès que la route quittera la terre ferme, elle se transformera en un pont-passerelle.

Image Cabinet HYL

Le pont-passerelle a été conçu de façon a être le plus < >. Soutenu par une fine colonnade, il se fondra dans le paysage et permettra aux visiteurs d'approcher le Mont dans un paysage renouvelé.

Image Cabinet HYL

La passerelle débouche sur un gué établi à une hauteur de 7 mètres 30, submersible à hauteur variable selon les coefficients des marées. Une fois par an, de façon exceptionnelle, le gué sera entièrement immergé. Le Mont reviendra alors une île.

Image Cabinet HYL

Le barrage actuel sera remplacé par un nouveau barrage au fonctionnement très différent. Son système de vannes permettra de créer l'estuaire du canal du Couesnon et de reconstituer un paysage de grèves d'ici une dizaine d'années.

La fermeture et l'ouverture progressive des vannes lors des marées montantes et descendantes aura un effet de chasse d'eau et nettoiera peu à peu les alentours du Mont des sédiments accumulés.

Image Cabinet HYL

Les infrastructures d'accueil (parc de stationnement, départ de la navette) seront situés à 2.5 km du Mont. Le futur parking pourra accueillir 4140 véhicules. Conçu de façon à se fondre dans le paysage, il sera invisible depuis le pont-passerelle.

Image Cabinet HYL

La navette déposera les visiteurs à 400 mètres du Mont, au bout du pont-passerelle. Le reste du trajet s'effectuera à pied sur le gué submersible.

Image Cabinet HYL

Grâce au projet engagé, le Mont Saint-Michel, haut lieu historique et religieux, va redevenir attractif de par son paysage.

Image Cabinet HYL

Les travaux qui s'achèveront en 2014, coûteront environ 150 millions d'euros.

SOURCE : Document du cabinet HYL, Paysagistes et Urbanistes, Paris/Bruno/ Madec/bureau d'études Sagetti/Casil, éclairage.


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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 12:01
 
 
A
QUAND LE FER '' GLISE ''
A
 
 
Le savoir '' Fer '' de Michel
 
Originaire de La Garenne-Colombes dans le 92, Michel GLISE, retraité de la R.A.T.P, a lui aussi choisi notre petite commune de Lanloup pour y passer une paisible retraite, en compagnie de son épouse Bernadette.
A
 
Michel GLISE << l'homme de Fer >>
 
Mais que '' faire '' durant d’aussi longues vacances ? Michel ne se pose même pas la question, car il est un grand collectionneur et il n’à guère le temps de s’ennuyer.
 
Il collectionne les timbres, les pièces de monnaies anciennes, il construit des maquettes d’avions, des maquettes de bateaux, qu’il assemble avec une infinie patience, il en compte 390.
 
Mais, si son dada n’est pas de collectionner le fer à cheval porte bonheur, il se tourne volontier vers le fer à repasser, non pas par frilosité, mais par coup de foudre.
A
 
 Un bien joli fer à braise
Pour découvrir son impressionnante collection, nous le suivons à travers sa maison, sans le quitter d’une '' semelle '' !
 
Michel commence par nous montrer deux ou trois fers qui trônent sur sa cheminée, puis il nous entraîne sur ses commentaires dans la réserve, où là, on ne voit pratiquement plus les poutres, tant il y a de rangées de fers, alignés en rangs d’oignons.
A
 
 Personne ne pourra dire que ces fers, ne vallent pas un clou !
La visite se poursuit par l’atelier, où se joue le même << scénario >>. Puis, l’on passe à l’étage dans la chambre d’amis, où  séjournent les plus imposantes pièces, dont certaines avoisinent les huit kilos. Les anciens fers de tailleurs pouvaient atteindre quinze kilos.
A
 
De poutre en poutre...
 A
Michel estime en avoir plus de 300, tous aussi beaux les uns que les autres, de toutes les tailles et de toutes les marques.
A
 
 Une très belle collection.
Tout au long de l’histoire, le fer à repasser a su s’adapter au modernisme, sans jamais être détrôné, depuis le IV éme siècle.
 
Du traditionnel fer à braise des chaumières, au fer à lingot (pas forcément un fer de riche) car la ménagère y glissait à l’intérieur un petit bloc de métal très chaud en forme de lingot.
A
 
Il existe une multitude de fers : le fer à alcool, à charbon, à cendre, à cheminé, à glacer, à strier, à plisser, à cannelures, à clous, à gaz etc... puis ensuite le fer qui nous est le plus proche le fer électrique.
 A
Des fers flambants neufs.
Ah !, si nos grands-mères avaient connu nos centrales vapeur...
 
Chaque fer, après avoir franchi le seuil de la maison de Michel, est soigneusement nettoyé, dérouillé, bichonné, avant d’être noirci au cirage et de trouver la place digne de son rang. Soit accroché à un beau clou, posé sur une étagère avec de nombreux semblables, soit exposé en vitrine.
A
 
 Si nos grands-mères voyaient ça !
Son épouse Bernadette, ne nous a pas confié si Michel participait activement à la corvée du repassage. Mais à mon avis, il n’a pas encore pris ce '' pli ''.
A
 
 Michel avec une pièce qui avoisine les huit kilos
En prenant congé de la famille GLISE, que nous remercions de leur accueil, je n’ai pas été surpris que Michel me dise << Repasse quand tu veux >> !...
A
 
Jean-Yves Rolland
 
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 20:04

 

Souvenirs du p'tit train déjà 100 ans !

Il était une fois dans l'Ouest...

Encore haut et en couleur

Le petit train des Côtes Du Nord est entré dans la légende au terme de son ultime voyage sur la dernière ligne en service, St-Brieuc Paimpol, le 31 Décembre 1956 après 50 ans de bons et loyaux services.

Locomotive Corpet Lovet N° 39 en gare de St-Quay-Portrieux

Il a gagné une retraite heureuse dans un musée et un respect bien mérité, un demi siècle après il est toujours d'actualité, faisant ressurgir du fond des mémoires sa silhouette noire crachant un gigantesque panache de fumée parsemé de délicates escarbilles, qui n'a pas étouffé les bons souvenirs du temps passé.

Ah... les années folles, elles ne manquaient pas de panache !

Ce petit train a commencé sa carrière en 1905. A l'époque le département ne comptait que 85 véhicules. Le petit train a rendu bien des services avant d'être détrôné, en 1956, par les automobiles de plus en plus nombreuses.

Dans toutes les gares

Il n'était pas fier ce petit train, il s'arrêtait ainsi dans toutes les gares. Les 452 km de voies ferrées qui desservaient les Côtes-Du-Nord le faisaient traverser les campagnes, mêmes les plus petites communes avaient une gare pour l'accueillir. Mais il avait quand même du caractère et rappelait à l'ordre par quelques brefs coups de sifflets les voyageurs en retard.

Grâce à M. Hervé COSSE, Lanloup a toujours sa gare !

Des viaducs furent édifiés rien que pour lui sous la direction de l'ingénieur Louis Auguste De La Noé. Le petit train franchissait ainsi d'impressionnantes vallées. Aujourd'hui bon nombre de ces ouvrages ont disparu, laissant un vide dans le regard des habitués, tel le viaduc qui enjambait la vallée de Bréhec.

A toute vapeur, le p'tit train sur le viaduc de Bréhec

Le petit train n'a pas toujours eu la vie rose. Il a connu un déraillement le 28 août 1909. Mais qui dans sa vie n'a jamais effectué un petit écart ? Tout le monde ne peut avoir une ligne de conduite irréprochable. Un journal de l'époque relate le fait :

Peut-être un acte de sabotage ? !... Ce cliché m'a été aimablement prêté par M. Alain Cornu, auteur du livre '' Petit train de Côtes-Du-Nord '', publié aux éditions Cenomane, 1 rue Auvray, 72000 Le Mans.

Dimanche soir, à 7h50, le train supplémentaire départemental (locomotive CF-CN. numéro 18) filant sur Plouha, dans lequel se trouvaient peu de voyageurs, a déraillé à l'aiguillage du Petit Paris, distant de 1200 mètres de la grande gare. La locomotive et le fourgon sont sortis des rails et retombés sur le côté gauche. La locomotive est partiellement abîmée. Le mécanicien Le Merle et le chauffeur Thépault, 36 ans, ont fait preuve de beaucoup de sang-froid dans la circonstance.

 

Seul, Thépault a été blessé à la jambe. Il se plaint également de douleurs internes. Le conducteur du train se trouvait dans le fourgon au moment de l'accident; il a été violemment projeté à terre et s'est relevé sans aucune blessure. On attribue ce déraillement à une pierre posée dans le contre-rail de la voie ce qui aura déterminé l'écartement des rails. Le choc fut très violent, car les tendons du troisième wagon et les chaînons des wagons de queue ont été brisés.

Un beau monstre d'acier

Il est vrai qu'en ce temps là, la vitesse était règlementée, en campagne à 50 km/h et en agglomération à 25 km/h. En certains endroits difficiles on ne pouvait même pas dépasser les 6 km/h, car les passages à niveaux gardés n'existaient pas. Ce qui a sûrement contribué à limiter les dégâts.

La mariée était en noir

Ce petit train polyvalent servait aux transports de passagers et de marchandises, voire même, pour l'occasion, à des mariages. Une vieille carte postale immortalise une mariée prenant place en robe blanche, la blancheur de la robe n'était pas du tout garantie durant le trajet et la mariée avait de forte chance de se retrouver en noir à l'arrivée.

A

Retour à la case départ

Bien des anecdotes amusantes  qui seraient assez mal prises de nos jours, restent graver dans les mémoires des chauffeurs du petit train. Une fois, le conducteur a mal interprété les gestes d'un cheminot et a fait démarrer le train, laissant en gare la moitié des voyageurs dans les wagons qui n'étaient pas tous accrochés.

Le chef de gare de la station suivante le voyant arriver avec la moitié du chargement lui fit rebrousser chemin pour rechercher les voyageurs qui s'impatientaient, mais pas une seule plainte ne fut déposée.

Non chéri, pas de plainte, ma robe n'est même pas froissée !

Pour son dernier voyage 20 000 personnes s'étaient rassemblées le long des 32 haltes entre Paimpol et St-Brieuc pour le saluer une dernière fois et c'est avec nostalgie que les mains s'agitaient en signe d'adieu.

Jean-Yves ROLLAND 

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 20:03

 

La Chapelle du Petit Saint-LOUP

La Renaissance se poursuit

Par respect envers nos Ancêtres à travers le temps le témoignage de leur labeur, de leur dévotion et de leur culture, de nombreuses associations se sont créées dans le but de restaurer nos chapelles qui se dégradent et faire revire les traditions.

Située sur une petite colline verdoyante d'où l'on domine les hauts de Lanloup, la chapelle du Petit Saint-Loup, dédiée à Notre-Dame des Douleurs, selon certains, à Notre-Dame des Vocables, selon d'autres, ou encore à Notre-Dame de la Pitié, se trouve mentionnée dans une charte de l'Abbaye de Beauport de Paimpol en 1258.

Elle, aussi a connu les privatisations et fut vendue le 8 Fructidor de l'an IV pour 231 lires à Julien Le Tarin, cultivateur à Plouézec.

La chapelle du Petit St-Loup, en Plouézec, aux portes de Lanloup

C'est seulement le 8 août 1814 qu'elle redevint la propriété de la commune de Plouézec. Depuis, sa Sainte Patronne s'y trouve honorée le troisième dimanche d'août. La chapelle fut rattachée à la paroisse de Lanloup en 1924, elle-même rattachée par la suite à la paroisse de Plouha.

Séparer les riches des pauvres

L'édifice actuel de XV ème siècle, d'une envergure de 20 m 50 de long sur 5 m 20 de large, remplace une précédente construction du XIII ème, il fut restauré pour la dernière fois en 1961, soit 47 ans après être devenu la propriété de la commune.

                                                       La cloche délaissée par son clocher
C
omme la plupart des chapelles, celle du Petit St- Loup s'est vue amputer de son clocher et ne l'a jamais retrouvé, contrairement à sa cousine la chapelle Ste-Colombe de Lanloup, située à Kerverret. Qu'est-il devenu ? Si quelqu'un peut apporter un témoignage...!
 

Cependant, pour rassembler les fidèles, la cloche durant des années, avait élu domicile dans un vieux hêtre côtoyant la chapelle, avant d'être fixée à deux poutres traversant la toiture. 

C'est avec une certaine stupéfaction que l'on pénètre dans la chapelle pour se trouver face à un Chancel ou (Cancel selon les dictionnaires) surmonté d'un Christ du XV ème siècle. Cette grille de bois munie d'une porte avait pour mission de diviser la chapelle en deux.

Une magnifique Chancel du XVI ème donne du cachet à la chapelle

On ne mélangeait pas à la messe les pauvres et les riches ; ces derniers avaient le privilège de prier dans le coeur et dans les transepts, les pauvres devant se contenter de méditer dans la nerf. Ce Chancel, qui donne un cachet exceptionnel à ce lieu est classé par les Beaux Arts.

Un enfant du hameau

En 1990, l'abbé Henry, recteur de Plouha, qui desservait à Lanloup, lance un cri d'alarme concernant l'état de la chapelle, dépourvue de bancs, d'électricité... En effet si l'aspect, extérieur demeurait assez flatteur, l'intérieur relevait du vétuste, avec des infiltrations d'eau et leurs conséquences, un coeur à refaire, ainsi que le pavage, la voûte etc.

Devant cette situation peu acceptable, ses prières furent entendues par un conseiller municipal qui, sensibilisé mit en place une association.

C'est un enfant du pays, François Hervé, natif de ce petit hameau qui en assurait la présidence secondé par une quarantaine de membres. Avec le soutien de la municipalité de Plouézec, on pare aux tâches les plus urgentes.

St-Loup bien connu dans le secteur

Grâce aux services techniques communaux dirigés par Alain Mével, des bancs ont été réalisés dans le bois des arbres déracinés par l'ouragan de 1987 qui gisaient autour de la chapelle.

Puis il a été procédé à la réfection de la voûte et au renforcement de la poutre qui la soutient. Les travaux étaient financés par la commune soit 26127 € et la direction régionale des affaires culturelles avec une participation de 3334 €.

La seule ressource de l'association comme beaucoup d'autre, émane principalement des festoù-noz (fêtes bretonnes de nuit), organisés pour célébrer le pardon.

Dans le placard à balais 

La toile restaurée de Aîné Loyer de 1829

Parmi les projets financés par l'association, il a été effectué : le pavage du coeur jusqu'à la balustrade de communion, réalisée en tomette rouge, fidèle reproduction de l'ancienne, devenue irrécupérable, fragilisée par le temps. Après analyse de l'original, une usine de Plancoët l'à fabriquée à l'identique pour 457 €. 

Le maître Autel retrouvera sa place initial en mars prochain

 La restauration d'une toile de 1,63 m sur 1,42 m, représentant une descente de croix et réalisée par Aîné Loyer, peintre à Etables en 1829, a été également effectuée. 

Petit-St-Loup-01.JPG
                                                               Le rétable flambant neuf.

C'est au fond d'un placard à balais que cette toile fut découverte. Une âme charitable l'y avait déposé pour la mettre à << l'abri >> des infiltrations d'eau, mais pas des coups de balais. 

Petit-St-Loup-02.JPG

                                Prochainement les peintures font achever cette belle restauration.
E
n état de fragments, elle était tout à fait récupérable. Elle a prit le chemin de l'atelier de restauration de François Bailly à Paris. La restauration a coûté 5390 €, avec une participation du conseil général de 40 %.
 

Mme Pierrette Brigaudeau présidente de l'association

A ce jour, c'est  l'autel qui vient lui aussi de quitter la chapelle pour partir en restauration dans un atelier du Morbihan et reprendra sa place initial flambant neuf dans le courant du mois de mars 2007. 

Jean-Yves ROLLAND

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 20:02

 

Sans Foie ni l'Oie

Des Pyramides à nos Clochers

Durant les fêtes de fin d'année des tonnes de foie gras, de magret de canard, de rillettes et de diverses terrines ont été amplement dégustées, flattant le palais des plus fins gourmets. Mais d'où proviennent ces produits que l'on pourrait qualifier de luxe, réservés pour les grandes occasions ?

Comment se pratique l'élevage de l'oie et sa transformation ? D'où vient l'origine du gavage ? ...

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A Pléhédel près de Lanloup, la ferme de Michel TACON.

A

Michel Tacon est un jeune aviculteur installé à près de Lanloup au lieu dit Goasquiou en Pléhédel. Devant son cheptel de 500 oies, il explique son engouement pour son élevage.

<< Je suis maçon de métier, lors de mes divers séjours dans le Sud-Ouest de la France, j'ai été séduit par la beauté de l'oie >>

A chaque retour de vacances, Michel rapportait << dans ses valises >> un ou deux couples d'oies et même une fois une cinquantaine d'oisons qui cacardaient joyeusement dans le coffre de sa voiture et qui venaient enrichir son élevage pour son plaisir personnel.

A

Sarlat dans le Périgord.

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<< Lors d'un ultime voyage dans le Périgord, dans la région de Sarlat, j'ai contacté des éleveurs spécialistes du foie gras et de la transformation de l'oie, pour envisager de métamorphoser ma passion en profession >>

Michel habite une fermette rénovée, entourée d'un bois, d'un étang et de deux hectares de terres qu'il ensème de blé et de maïs utiles à son élevage. Toutes les conditions étaient réunies pour se lancer dans l'aviculture.

Comme dit le proverbe c'est au pied du mur que l'on voit le maçon. Le maçon se mit à l'oeuvre pour bâtir en solitaire son entreprise.

A

Moi les fêtes, ça me gave !

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Une salle d'engraissage, une salle d'abattage et de plumage, une salle d'éviscération et un laboratoire de transformation, le tout entièrement carrelé de faïence blanche, conformes aux normes sanitaires allaient sortir de terre. Ce qui suscitait tout de même de gros investissements.

Pour obtenir son brevet d'aviculteur, Michel Tacon a suivi un stage au centre de formation professionnelle et de promotion sociale à la station expérimentale d'aviculture de Ploufragan. Mais il a acquis la technique et le savoir-faire à Miniac Morvan en Ile-et-Vilaine chez un éleveur.

A

 

Heureux comme un canard sur l'eau !

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Victimes d'elles mêmes

Mais avant de débuter la visite, Michel nous conte l'historique de l'oie. Qui a inventé le gavage ?... Personne ! ce sont les Egyptiens qui observent les premiers le phénomène.

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Au moment des migrations, les oies sauvages doivent parcourir des milliers de kilomètres sans chercher de nourriture. Avant de partir, elles emmagasinent d'énormes réserves d'énergie qu'elles stockent sous forme de graisse dans leur foie, en mangeant démesurément (en se gavant).

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Un élevage dans le Périgord.

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Des spécimens capturés avant d'avoir pu décoller ont permis aux Egyptiens de découvrir les plaisirs de la cuisine fine bouche à travers le foie gras. Ce qui leur à donné l'idée du moins à certains d'arrêter la construction de pyramides dans leur jardin pour s'adonner à l'élevage et au gavage des Acérinés.

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De nos jours, deux grandes régions se partagent le marché français du foie gras, le Sud-Ouest et l'Alsace. Dans cette dernière, on le cuisine avec un assortiment d'épices, ce qui le rend très parfumé mais lui donne une couleur un peu grisée.

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Dans le Sud-Ouest, on y ajoute seulement de l'alcool, ce qui lui préserve son goût naturel de saveur noisette et lui garde sa belle couleur rosée, comme le disent si bien les Périgourdins : << Il est rosé comme le derrière d'un ange >>.

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 La consommation nationale progresse annuellement de 12 %, mais l'offre ne satisfait pas la demande d'où la nécessité d'importer du foie en provenance de Hongrie, de Tchécoslovaquie, d'Autriche, de Pologne et d'Israël. En 1984, un tiers de la production seulement était française.

A

 

Alors les filles...

A

La reproduction

On resterait bien volontiers admirer la baignade des oies reproductrices sur le plan d'eau entouré de verdure et bordé d'arbres, mais la visite se poursuit en suivant étape par étape les tribulations de l'oie.

A

<< Je garde mes oies reproductrices cinq ans, ce n'est pas par romantisme que les oies s'accouplent sur l'eau (surtout en plein mois de décembre par un froid de canard, ça vous donne la chair de poule). Mais par nécessité, car le Jars qui est assez maladroit sur terre pour mener à bien la fécondation se trouve plus à l'aise en milieu aquatique >>.

A

Un peu d'excercice après les fêtes.

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Un Jars peut féconder de trois à quatre femelles, qui durant la saison de février à juin pondent chacune 35 à 40 oeufs. La période d'incubation dure 30 jours à une température de 37°6, avec un retournement des oeufs toutes les deux heures minimum.

A

L'oison, à son éclosion, pèse 120 grammes et après une brève diète aura, pour alimentation et jusqu'au troisième mois, du maïs moulu. Au terme du troisième mois, débute, pour trois à quatre semaines la phase de prégavage, qui va soumettre l'oie à un régime alimentaire riche en protéine, donné à l'aide d'un gaveur électrique à heure fixe, ce qui habituera l'animal à consommer une grosse quantité de nourriture dans un minimum de temps.

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Une belle basse-cour.

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Dame oie a maintenant cinq mois. Habituée à son régime, elle va passer au stade du gavage. Cette dernière phase d'alimentation va se poursuivre durant trois semaines et va conditionner le volatile à ingurgiter grâce au tour de main expert de Michel qui aide la nourriture provenant du gaveur à descendre dans le jabot : une grande quantité d'aliments énergétiques déséquilibrés est ainsi avalée, ce qui entraîne un engraissement intensif et par conséquent la formation du foie gras. 

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L'opération de gavage.

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<< Lors de la première semaine de gavage, je leur donne une alimentation composée de 80 % de maïs écrasé auquel j'additionne 20 % d'une autre céréale, la fétrole, soit une ration journalière de 600 à 800 grammes. Par la suite, seul du maïs écrasé cuit dans de la graisse d'oie sera utilisé et ingurgité pour atteindre en fin de cycle la ration de 1.2 kg absorbé en trois reprises, à 6h, 14h et 22h.

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Les oies dans un enclos métalique.

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Michel gave donc ses oies toutes les huit heures et passe trois minutes à chaque fois par volatile. Durant la période de gavage, les oies sont parquées dans un enclos métallique à une densité de trois bêtes par mettre carré. Mais plus elles sont  nombreuses, moins elles bougent et plus elles engraissent rapidement.

 

Huumm !

A

La transformation

A partir du 12ème jour, l'oie commence à transpirer (elle fait du lard), mais dès qu'elle commence à donner des signes de fatigue anormale, elle doit être rapidement saignée pour préserver la qualité de son foie. Elles sont auparavant étourdies à l'électricité avant que la carotide ne leur soit tranchée dans le saignoir situé dans la salle d'abattage.

A

Une fois plumés de beaux spécimens peuvent atteindre les dix kilos, et le foie, partie noble de l'animal, avoisine les 10% du poids. Le long travail de Michel Tacon ne s'arrête pas là, dans son laboratoire << Il revêt sa toque >> pour cuisiner avec finesse les diverses parties de l'oie ou du canard.

A

Un peu d'anatomie !

A

Sous vide ou en terrine, foie gras, magret, gésiers confits, rillettes, cassoulet... quittent la ferme de Goasquiou pour être vendus sur les divers marchés de Bretagne, Morlaix, Rennes, Paimpol, Plouha... ainsi que chez les traiteurs, les restaurateurs, les commerçants et dans les comités d'entreprises.

A

Arrivée dans votre assiette.

A

Très attaché aux recettes traditionnelles, comme tout bon artisan, Michel, en plus de son savoir-faire, a aussi ses petits secrets culinaires qu'il refuse de révéler.

A 

Merci d'être venue...

A

25 ans, mais plus une dent

L'élevage de Goasquiou peut atteindre une production annuelle de 1800 oies et de 500 canards, ce dernier est plus avantageux car il ne demande qu'à être gavé que deux fois par jour et engraisse plus rapidement. 

A

Si dans un cochon tout est bon, dans l'oie aussi, le plumages peut être également vendu pour la confection de couette (pour le duvet) et la confection de cure-dents pour les grosses plumes.

A

A

Sa viande rouge, ferme, très tendre, a une saveur particulière qui détrônerait aisément la dinde si la production française était plus importante. Ce qui diminuerait considérablement son prix qui demeure hélas élevé mais pourtant justifié. D'où un marché à exploiter, la concurrence étant très rare dans notre région.

A

Pour ne pas clore ce chapitre sur une note nostalgique de conserve (avec la mort du cygne) sachez que certaines oies disparaissent aussi de leur belle mort et peuvent paisiblement s'éteindre à l'âge de 25 ans sans avoir connu durant leur vie des problèmes... de foie.

A

Jean-Yves ROLLAND

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 20:02

 

 

 

 


Le p'tit Monde de Don Le Cornec 

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Depuis sa venue sur terre, l'homme, grâce à son génie, (parfois hélas bien mal employé), n'à cessé d'inventer toute sorte de machine capable de le transporter, de l'emporter au plus profond des mers, autour de notre bon vieux globe et pour les plus privilégiés à la conquête planétaire.

Cependant, malgré les technologies les plus avancées capable de ces prouesses, aucune invention n'est encore à ce jour parvenue à projeter l'homme dans le temps et à lui faire revivre l'époque des Nobles Seigneurs et Gentes Dames. Preuve que le temps perdu ne se rattrape pas.

Ce genre de promenade à travers les siècles demeurera hélas (car je suis acheteur du premier billet) du domaine de la fiction.

Pourtant l'être humain semble de plus en plus préoccupé à rechercher ses origines, à explorer ses racines qu'il tente de mettre au grand jour, en creusant aussi profond que possible avec l'outil de la généalogie.


Dans ce domaine, de considérables progrès sont actuellement effectués grâce au micro-filmage des archives, en cours de réalisation par les Mormons; qui pour cinq Dollars par film, permettra au Mairie équipée de lecteur de micro film, de vous faire découvrir rapidement l'aïeul recherché, en préservant ainsi les archives de manipulations destructrices.

 

Le registre de baptême de la commune de Lanloup date de 1467 et se trouve être, l'un des joyaux nationale. (photo J-Y R)

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La caverne d'Ali baba

Il existe cependant un lieu qui permet de remonter en douceur le temps et de recevoir dans certaine occasion une dose de rayonnement émotionnel.

Ce monde du silence dont j'ai poussé les portes, n'est autre que le monde des Archives Départementales des Côtes D'Armor, installées depuis Juin 1988, rue François Merlet à Saint-Brieuc, endroit fréquenté par les historiens de divers degrés.

C
ette caverne d'Ali baba renferme bien des trésors, dont l'un des joyaux est une pièce d'archive paroissiale du XVème siècle, appartenant à la commune de Lanloup. Ce registre se trouve être l'un des plus vieux de Bretagne, de France, voir même d'Europe?

M. Alain Droguet, directeur des archives départementales à l'époque, m'avait aimablement reçu et conté la fabuleuse histoire de ce registre.

 

Encollage d'une double mousseline de soie, servant à renforcer le document. (photo Archives Départementales)

Ce n'est pas sans émotion, sans respect, que l'on s'en approche, qu'on le découvre et qu'on contemple ce manuscrit de petite taille, à la couverture de bois de châtaigner, articulé par un nerf de peau, qui enferme jalousement la vie paroissiale de la commune de Lanloup de l'an 1467 à 1505, tout au long de 30 feuillets rédigés en Latin, dont 7 ont malheureusement disparus.

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Faciliter les procès canoniques

Les patientes recherches de M. René Couffon, vice-président de la société d'Emulation des Côtes Du Nord (à l'époque), ont permis de signaler pour la première fois l'existence de ce registre, ce qui classe le département au nombre de ceux qui possèdent les plus anciennes collections d'état civil.

Ce sont des ordonnances épiscopales qui ont provoqué l'existence des plus anciens registres de baptêmes, la tenue de ces registres pouvait éviter d'énormes difficultés lors des procès canoniques.

L'évêque de Nantes, prit le premier cette mesure en 1406, puis celui de ST-Brieuc en 1421, suivit de celui de Dol vers 1445, dont relève la paroisse de Lanloup.

Les archives de la Mairie bien que, fort bien tenues, étaient entreposées dans un local exigu que ne permettait pas de réserver la place nécessaire aux documents anciens, il règne toujours dans ces cas des risques de toutes sortes, graves pour de telles pièces précieuses.

Les feuillets pris en sandwich entre les mousselines de soie, sortant de la presse. (photo Archives Départementales)

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Ces feuillets étaient d'ailleurs disséminés en plusieurs endroits, certains pliés en deux avaient dû servir de page de garde pour d'autres archives.

M. Pierre Le Cornec, Maire de Lanloup, fut sensible aux arguments de M. François Merlet, archiviste venu découvrir ce bijou et le Conseil Municipal consentit, par délibération du 1er août 1926, à faire déposer aux archives départementales le dit registre et l'ensemble des registres de la paroisse. Ce qui fut fait le 5 juillet 1927, un an après.

Anciennement relié entre deux ais qui protégeaient ses parchemins, on constate que le foliot 37, porte à son verso la mention FIN, il manque les 6 premiers feuillets et le 29ème. Il est cependant heureux que ce registre ait été écrit sur parchemin car, à ce jour il n'existerait plus. Le papier devenant très friable sous l'action du temps et de l'humidité.

 

Couture sur nerfs du document à l'ancienne, sur le cousoir. (photo Archives Départementales)

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Des menaces d'excommunions

C
'est peut-être un miracle de posséder de nos jours cette pièce quand on songe aux nombreuses causes de destruction qui auraient pu l'anéantir depuis plus de cinq siècles.
Un miracle? Bien que le terrain soit propice, peut-être pas. Tout comme la malédiction veille sur le tombeau du Pharaon Toutankhamon, les menaces proférées par le curé de l'époque François Le Cornec, ont porté aussi leurs fruits, ce qui a peut être permis à ce registre de traverser les siècles sans trop d'embûches.


Une mention portée en tête de la page 31 indique ceci (recopié fidèlement) :

<< Ce présant registre, apartient alla fabrice de la paroisse de Sainct Loup, esvesché de Dol. Quy le trouvera, sy perdu est, sera condamné le rendre au curé de ladite parroisse ou au fabricque d'icelle, a peine d'estre escommunyé.
Le 8è jour d'austz mil V. cents quattre vingtz F. LE CORNEC, curé >>

Remercions au passage l'excellente initiative de M. le curé, car le registre suivant date de 1590.

Le plus ancien des feuillets débute par un acte du 24 août 1467 et le plus récent fut terminé en 1505, après Pâques. Le nombre de baptême variait de 0 à 16, on présume que ce registre à du être ouvert au moins dès 1465. Avec précision sont donné les noms et prénoms du baptisé, ceux des parents, du prêtre, des parrains, marraines et la date exacte. Soulignons au passage qu'à l'époque et encore au XVII ème siècle, l'usage était de donner au garçon deux parrains et une marraine et l'inverse pour une fille.

 

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Document cousu prêt à passer en corps d'ouvrage (ais de bois). (photos Archives Départementales)

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Sur 51 de ces actes, on remarque que 16 enfants sont originaires de Plouha, 11 de Plouézec et 1 de Pléhédel, soit plus de la moitié sont étrangers à la paroisse de Lanloup. Les habitants de ces agglomérations venaient baptiser leurs enfants à Lanloup car le bourg était beaucoup plus accessible que celui de leur propre paroisse, surtout l'hiver.

Il
est incontestable que pour les généalogistes, ces registres sont dès plus précieux car ils donnent différentes écritures des noms de lieux, des hameaux, châteaux et une mine considérable de renseignements concernant les familles.

V
oici quelques familles nobles ou notables du pays :

Du Boisgelin, de Botloy, Buder, Couffon, Johan, Kerbimon, Kérégant, de Kerenen, de Kergozou, de Keriolier, de Kernenenoy, de Lanloup, le Picard, de la Noé Verte, du Quellenec, de Quoetguezenec, de Quoetmen, de Quetqueneron, Raison, Rolland, de Trougouff.

On y trouve également la liste des recteurs, curés et autres prêtres résidants dans la paroisse, les prénoms d'usages, donc les Saints honorés à l'époque. Il fournit une donnée très curieuse au sujet de la date de l'année à laquelle changeait le millésime, soit à Pâques ou à Noël. On y trouve consigné dans ce genre de registre des faits anecdotiques relatant les épidémies, inondation, le passage d'une comète etc. De nos jours les nombres de naissances et de décès sont utilisés comme renseignement statistiques divers, en particulier sur la densité et le mouvement de la population.

 

                                            Une très belle restauration. (photo Jean-Yves Rolland)

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18 000 F prix d'ami

60
ans après son dépôt aux archives départementales, en juillet 1987, M. Alain Droguet, décide de faire procéder à la restauration du registre de Lanloup. Certain feuillet n'étant plus qu'en état de fragment, il contacte les archives nationales qui d'ordinaire n'effectuent aucune restauration pour le compte des archives départementales.

M
ais, Lanloup est déjà connu à Paris, car le registre fut présenté en 1959 lors d'une exposition consacrée à l'histoire de l'état civil. Compte tenu de l'intérêt de cette pièce et à titre exceptionnel, ce document étant considéré comme l'un des plus prestigieux du patrimoine national, sa restauration fut entreprise pour la somme de 18 000 F. 

M. Droguet, qualifie cette somme de prix d'ami et de cadeau, car dans un atelier privé la restauration aurait été de moins bonne qualité et bien plus onéreuse, la reliure ayant été réalisée selon les techniques du moyen âge
.

 

Monsieur Alain DROGUET, ancien Directeur, des Archives Départementales de Saint-brieuc. (photo Jean-Yves Rolland)

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Ce registre qui reste la propriété de la commune de Lanloup, est enfermé dans un carton neutre sans risque d'agression pour la restauration et entreposé dans un magasin tenu à température et à un degré d?hydrométrie constant , soit : 18° et 55% d'humidité, ce qui lui assure une parfaite conservation.

I
l lui arrive cependant de voir le jour pour les grandes occasions, comme lors de l'inauguration des locaux des archives départementales en 1988 ou il fut entre autre présenté à notre ministre de la culture Jacques Lang, il est également sorti lors d'exposition du service éducatif.

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                                                   L'une des plus belle page du registre.
D
'un âge plus que respectable on comprend aisément qu'il est à manipuler avec grandes précautions.

C'est un fabuleux voyage à travers les siècles que m'a offert M. Droguet, que je remercierais jamais assez, de son aimable accueil, de m'avoir permis de prendre en mains ce trésor appartenant à ma commune, pour le prêt des photographies des différentes étapes de la restauration de ce registre, ainsi que pour la communication des mémoires de M. François Merlet, son prédécesseur, qui m'a permis de vous faire partager aussi précisément que possible, ce beau voyage à travers les siècles. 


                                                                                                                                              undefined


Musique d'Alan STIVELL
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Published by JEAN-YVES ROLLAND - dans LE PLUS VIEUX REGISTRE D'EUROPE
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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 20:01

Sonne, Sonne, Sonne... !!!

 

 

 

 S’il est un témoin de la vie de chacun de nos villages, un symbole de nos régions, par son architecture, sa taille, son élégance, ses matériaux, il s’agit bien de notre clocher.

 

 

 

A la sentinelle qui veille sur ses ouailles, il fallait une voix pour porter plus loin son message…

Photo fonderie de Villedieu-les-Poêles

Bonjour, Hotline de la généalogie à votre service !

Les relevés des registres paroissiaux sont parfois laborieux, mais ils nous réservent des surprises. La tâche, sans jamais devenir lascive pour des amateurs passionnés, entraîne un certain automatisme. La régularité du recteur dans la rédaction des actes de baptême, de mariage, de décès guide deux cent quarante et un ans plus tard nos doigts sur le clavier de l’ordinateur.

 

Ici un prénom insolite attire mon attention. Le recteur a baptisé ce dix sept août mil sept cent soixante quatre, Amateur Salmon. La calligraphie de notre bon curé me fait quelquefois hésiter avant d’inscrire, à nouveau, l’extra ordinaire prénom dans nos registres.

 

Comment lever ce doute ? Le cegenceb met désormais à notre disposition une liste de discussion sur Internet afin de faciliter nos recherches. Au risque de passer pour un novice, il faut se lancer et envoyer un email. Le travail d’équipe est toujours plus constructif et il y a toujours un « pro » qui guette dans l’ombre, prêt à répondre.

 Une « hotline généalogique » en quelque sorte. Le message est lancé, quelques minutes plus tard, déjà, plusieurs réponses confirment l’utilisation de ce prénom et en ajoutent d’autres aujourd’hui disparu de notre calendrier: Esprit, Sénateur, Tranquille …autant de prénoms qui témoignent aussi de l’imagination de nos aïeux face à la multitude de Mathurinne, Joseph et nombreuses Perinne.

 

 Anne un beau Bébé de dix huit cent livres !

Sans se laisser distraire, il faut poursuivre les relevés, une nouvelle page du registre apparaît sur l’écran. Le regard guide les doigts et l’habitude nous fait presque instinctivement choisir la bonne rubrique du logiciel de saisie.

 

Baptêmes, promesses de mariages, mariages ou sépultures, tient, j’hésite, celui-ci est différent plus long à première vue : Un baptême, un marquis, un Monseigneur illustrissime et révérendissime, un prénom Anne. Allez je ne vous fais plus languir et vous laisse découvrir l’acte de baptême d’un beau bébé de ….. dix huit cent livres !

 

 

 

 

 Photo BOLLEE ORLEAN

Le vingt six septembre mil sept cent soixante quatre en vertu de la commission à nous adressée par Monseigneur l’illustrissime et révérendissime Jean Joseph de Fogasse de la Bastie évêque et Seigneur de Saint Malo conseiller du Roy et en date du Vingt et un juin mil sept cent soixante quatre signé Jan Jos Ev de St Malo et plus bas par Monseigneur Janvier.

 

La grosse cloche de cette église de Mauron nommée Anne pesant environ dix huit cent livres, fondüe le quatorze juin de la présente année par le Sr Guillaume père a été bénite par nous soussigné Missire René Augoin recteur de Mauron a été parrain très haut et très puissant Seigneur Messire Charles François René Dandigné chevallier Marquis de la Châsse Baron de Mauron Chapelain de St Jan Seigneur de la Sorais de la Ville harte, la Havais , Mauny, Les Vergers et autres lieux conseiller au parlement de Bretagne.

 

A été marraine Dame Anne Joseph Le Guenec de Treveran Dame Dunoday. Signé : Le Guenec Du Noday D’andigné de la Châsse Ferré De la Châsse De Grand champs Leguennec de Treveran Vétil (procureur fiscal) Délégation : Rolland Dunoday Bonamy Xphe Poignet curé Manchart prêtre Piraud diacre Augouin recteur

 

Source AD 56: 127_1MiEC_127_R08_0031

 

 

60 cloches composent le carillon de la Basilique BUGLOSE (St-Vincent-de-Paul Landes)

 

  L’art Campanaire

 

Selon les historiens, en occident, se sont des moines qui utilisèrent les premières cloches de bronze dans leurs monastères. Divers documents du 5éme siècle témoignent de l’activité de ses moines fondeurs. Si le principe de fabrication est resté le même, c’est entre le 7éme et le 11éme siècle que la forme et les procédés furent améliorés et qu’apparurent les premières grosses cloches (plusieurs centaines de kg).

 

La maîtrise de la fonte des cloches, activité exclusivement réservée aux monastères, va cependant se répandre grâce à des fondeurs itinérants. Ils porteront aussi le nom de saintiers.

 

Vers la fin du 18ème siècle, les saintiers se sédentariseront et créeront de véritables fonderies. La Lorraine en fera une spécialité et les noms de fondeurs renommés sont encore gravés sur des cloches au-delà de nos frontières. Une ancienne cloche de la tour penchée de Pise porte la marque d’un Lorrain.

 

 Un peu plus modeste... 

 le clocher de LANLOUP (photos Jean-Yves ROLLAND)

Des querelles de clocher.

 Suspendue au faîte du clocher, ses sonnailles vont rythmer la vie religieuse des villageois et le travail des champs à une époque ou l’horloge n’existe pas. Ici, elle avertit de l’approche des brigands. Le tocsin annonce l’imminence d’un danger. Sous Louis XV, le tocsin appela les villageois à poursuivre les faux-sauniers armés ; mais parfois, il retentit en leur faveur.

 

En 1717, une de leurs bandes s’était réfugiée dans une paroisse qui leur était favorable ; les habitants résistèrent aux gardes et aux employés des Fermes ; ils en tuèrent un et en blessèrent plusieurs. L’intendant les poursuivit, les condamna sévèrement et comme ils avaient sonné le tocsin contre les gardes du roi, « il ordonna que les cloches seraient descendues et fouettées par la main du bourreau » Sentence qui fut exécutée et l’honneur du village touché à travers ce châtiment collectif.

 

Là, on lui prête le pouvoir de chasser l’orage. Plus le son est grave plus son pouvoir doit être efficace. Tel village ayant une cloche à la voix plus mâle se vante d’avoir éloigner la grêle.

Mais l’orage éclate sur la cité voisine et voilà une querelle de clocher qui pourrait trouver là l’origine de cette expression. Bien plus tard, on interdira des sonner les cloches durant l’orage. Les vibrations émises auraient pu tout au contraire attirer la foudre !

 

 Des mises en garde.

A force d’annoncer nos peines nos peurs et nos joies, la cloche parfois se brise ; Sa voix se casse. Elle sonne faux. Il faut alors la refondre. C’est peut être l’occasion d’en acquérir une plus grosse ? On fait appel au fondeur de cloche. Comment transporter une charge aussi lourde ? Le fondeur s’installe bien souvent tout prés de l’église voire à l’intérieur comme en témoigne la plainte de se recteur de Sologne pas assez vigilant.

 

 

« « et ce pour demander pardon à Dieu et faire une --- de réparation publique a Notre Seigneur le Christ pour les irrévérences commises en sa présence dans l'église pendant tout le tems qu'on a été obligé d'y travailler pour la fonte des dites cloches, ainsi que j'en avois averti le matin au prône de la messe parroissiale, ce que j'ai cru être obligé de faire après avoir veu de mes yeux et entendu de mes oreilles ce qu'il n'étoit pas permi ni de faire ni de dire dans le lieu saint ; pourquoi je prie très humblement tous mes successeurs qui voudront bien lire cecy, de faire une --- attention qu'il ne convient nullement de faire jamais aucune fonte de cloches dans l'église ni même dans le cimetière à cause des inconvénients qui en peuvent arriver pour les offencemens des morts et des irrévérences extraordinaires qui s'y commettent et qu'il est presqu'impossible d'empêcher ; et deplus qu'autant qu'ils le pourront ils ne se meslent que très peu de ces fontes, et tout ce qui peut y avoir rapport, parceque quelque bonne intention qu'ils puissent avoir et de quelque manière qu'ils s'y conduisent, ils ne contenteront jamais tout le monde,… » »

 

 

                                                        Photo Fonderie BLONDEAU

Le secret du feu et des alliages.  

Le saintier, maître fondeur connaissait les secrets du feu et des alliages. Les plus réputés créaient de véritables oeuvres d’art. Voici une de leurs techniques.

 

Le moule intérieur est fait grossièrement en briques et recouvert d'un enduit, puis graissé. Pour la forme, on utilise un gabarit qui pivote autour d'un axe vertical. Avec un second gabarit, on fait une sorte de second moule qui occupe le volume final de la cloche.

 

Après un nouveau graissage, on monte le moule extérieur. Quand tout est sec, on soulève le moule extérieur et on casse le second avant de remettre le moule en place. Mais le métal en fusion fera exploser le moule extérieur. C'est pour cela que les moules sont dans une fosse, que l'on remplit de sable pour empêcher le moule extérieur de casser»

 

  Les cloches les plus célèbres au monde !

 

 Photo AXEL  (BIG BEN)

Si le Maître saintier jouissait d’une grande renommée (certains avaient droit au port de l’épée), d’autres n’auraient pas hésité à profiter de ces chantiers pour y exercer quelques filouteries ainsi qu’en témoigne cette autre recommandation :

 

« Il faut toujours peser la cloche avant d’estre fondue et après qu’elle l’a été et surtout la faire fondre auprès de l’église ou de la maison curiale… »

 

On peut effectivement penser que lors de cette opération, la quantité initiale de métal diminue mais certains fondeurs moins scrupuleux en auraient-ils, à l’occasion, profité pour détourner quelques centaines de livres du précieux métal et pour d’autres usages ?

 

 

                      Armoirie de la ville de MORLAIX

Des traces d’un fondeur à Morlaix.  

Le Sr Guillaume qui fondit la cloche de Mauron n’était certainement pas de ces gens là. On retrouve la trace d’un fondeur nommé Jean François Guillaume à Morlaix en 1777 sources

AD 29 Guilers BMS

 

« Il est payé a Jean François Guillaume, fondeur à Morlaix, 150 livres pour façon d’une cloche (le métal revient à 35 sous la livre) »

  

S’agit-il du même personnage voire de la même famille? Morlaix n’est pas si loin !

 

On peut penser que notre cloche de Mauron fût offerte par ces parrain et marraine, Messire D’Andigné de la Châsse et Noble Dame Anne Le Guenec de Treveran.

 

La signature du procureur fiscal Vétil peut aussi laisser croire à une participation financière des paroissiens. Dès le XIII ème siècle les habitants contribuaient souvent à l’entretien d’une partie de leur église. Une taille fut alors certainement levée afin de financer ces travaux.

 

Cette cérémonie officielle sur le parvis de l’église de Mauron le 26 septembre 1764 et l’animation qui devait y régner depuis le 14 juin de la même année, jour de la coulée du métal en fusion témoigne de l’importance de l’événement.

 

 

  Moins imposant que BIG-BEN, mais beaucoup de charme, un clocher en bord de mer.

J’aime à imaginer la forge installée prés du clocher, la gouaille des forgerons couverte par le sifflement rauque de leurs soufflets, l’odeur acre de la fonte en fusion crépitante venant lentement remplir le moule. Les longues semaines d’attente nécessaires au refroidissement et au démoulage. Ecoutez braves gens, dans les crissements de cordages et de poulies, l’effort des hommes hissant à grands coups de « han … han » les dix huit cent livres de fonte jusqu’au sommet de leur clocher.

 

 Yannick LENOUVEL adh : 0311

 

 Un grand merci à M. LENOUVEL, qui nous a fait partager sa passion (la généalogie) en nous content cette belle histoire.

(recherche photos Jean-Yves ROLLAND)

SI VOUS AUSSI AVEZ UNE BELLE HISTOIRE QUI VOUS TIENT A COEUR A NOUS CONTER N'HESITEZ PAS A ME CONTACTER, SUIVEZ L'EXEMPLE...

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 14:13
La Tragédie du TITANIC
  La Mort d’un Géant
 
                                                                     C'est vrai, il était beau !

Dès mon plus jeune âge mon père ma brièvement conté cette tragique histoire du naufrage de ce transatlantique. Récit qui m’a de suite envoûté, bouleversé, depuis je vis avec l’image du spectre du TITANIC qui gît à 3780 mètres au fond de l’océan, comme-ci une partie de moi était restée là bas… J’ai été marin, j’appréhende la mer et les bateaux...
 
Je vous relate à mon tour sommairement, cette tragédie qui a marqué l’histoire Maritime dans une ambiance festive.
A
 
La construction du paquebot transatlantique TITANIC fut envisagée en 1907, ainsi que la construction de ses deux frères l’Olimpic et le Gigantic, par la White Star Line, l’une des plus importante compagnie maritime, fondée au XIXème siècle, qui décide de le mettre en service entre 1911 et 1914. Le projet fut finalement adopté en 1908.
A
                                                      L'ingénieur Thomas Andrews
L’ingénieur Thomas Andrews, se mit à l’œuvre pour élaborer les plans de ce géant des mers, indestructible, insubmersible... ''sur le plan''. Ce géant éphémère, fait encore parler de lui de nos jours, toujours escorté de son cortège funeste…
 
C’est finalement le 31 mars 1909 que débute la construction du TITANIC, ce paquebot mythique qui conjuguait, gigantisme, merveilleux et horreur !
A
                                                Les imposantes cheminées, la 4ème, servait à la parade.
 
C’est le plus grand chantier naval du monde, la « Harland et Wolff  » de Queen Island, près de Belfast en Irlande du nord, employant 14 000 ouvriers, qui entreprend la construction du colosse.
A
Avec ses 269 mètres de long, 28 mètres 50 de large et 33 mètres 42 de haut, pour un poids total de 46 328 tonnes et 7 millions 5 de dollars (à l’époque), il pouvait se montrer comme imposant, voir même un rien arrogant.
A
 
Deux ans s’égrainent avant l’achèvement de sa coque, qui fut enduite le 31 mai 1911, de 20 tonnes de savon et de suif, qui devaient permettre à ce géant d’acier de quitter sa calle sèche, assisté de cinq remorqueurs, pour un premier contact avec l’élément liquide, dont il était censé devenir le maître.
A
                                                             Le TITANIC en cale sèche.
L’armateur la ‘’White Star Line’’, annonce prématurément, la date officielle du 20 mars 1912, pour le voyage inaugural du transatlantique. A la suite d’incidents survenus sur le chantier, la livraison du paquebot ne s’effectuera que le 31 mars 1912.
 
 
Après des essais répondants aux normes de sécurité et contenu de sa structure, comprenant une double coque en plaques d’acier rivetées, de ses 16 compartiments séparés par 15 cloisons étanches, de ses 8 pompes pouvant évacuer 400 tonnes d’eau heure, que pouvait craindre le TITANIC, qui offre ainsi un maximum de garantie ? Il était insubmersible ! Il ne pouvait craindre que le diable.
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                                                                D'agréables moments avant le chaos.
Il était ainsi considéré comme un chef d’œuvre de l’architecture navale, mon Dieu qu’il était beau avec ses ponts principaux : le pont bain de soleil, le pont promenade, le pont verrière, le pont salon, le pont principal, le pont central et le pont inférieur.
A
                                                                   Un véritable château flottant.
Sa décoration où se mêlait presque tous les styles Européens dès XVII ème et XVIII ème siècle.
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                                                 Le salon fumeurs, endroit le plus chic du paquebot.
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                                                      La salle des palmiers richement décorée.
Une vaste salle à manger pour la première classe qui accueillait 500 personnes, sur ses 55 mètres de long et ses 28 mètres de large.
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                                                     La salle à manger des premières classes. 
Au centre du navire trônait un grand escalier à double volée, rehaussé d’une rampe en fer forgé, longé de panneaux de bois sculptés. Le TITANIC fut surnommé à raison « le jouet des riches »…
A
 
                                                                  L'escalier à double volée.
Pour propulser ce véritable château flottant, l’ingénieur Thomas Andrews, avait équipé le navire d’une puissance de 46 000 chevaux, émanant de 29 chaudières et de 159 foyers, qui entraînaient 3 hélices de 4 pales, de 7 mètres de diamètre, soit un total de 98 tonnes, qui le propulsaient à une vitesse de 22 à 26 nœuds (36 à 43 km/h). Les chaudières avalaient chaque jour la bagatelle de 825 tonnes de charbon.
 
 
                                                   Les immenses chaudières du navire, au nombre de 29.
A
                                         Le TITANIC était équipé de trois hélices de 7 mètres de diamètre.
Il était également équipé de tous les systèmes de navigation les plus sophistiqués, de la T.S.F, pour émettre et recevoir les messages télégraphiques. Il était également pourvu : d’ascenseurs, piscine, gymnase…
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                                                     Un gymnase très sophistiqué.
Nous sommes le 10 avril 1912 à Southampton, le TITANIC rayonne dans toute sa splendeur et lève l’ancre en direction de la France où il fera une halte à Cherbourg, puis à Queenstorwn, en Island, pour embarquer des passagers.
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                                   La route du TITANIC : Cherbourg, Queenstown,... New York.
Certains passagers débarquent à la première escale à Queenstorwn, des âmes qui n’avaient pas été désignées par le triste sort, pour périr dans de terribles conditions et qui pour l’heure regrettaient amèrement de quitter ce fabuleux palace.
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                                               L'une des dernières photos du TITANIC.
« Enfin », le 11 avril 1912, le TITANIC se lance ardemment à toute vapeur à l’assaut de l’océan Atlantique, pour se rendre à New York en Amérique, avec ses 812 membres d’équipage et ses 1316 passagers.
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                                                                  Départ pour New York (film de James Cameron).
Le TITANIC répartissait ses passagers en trois classes, la 1ere, constituée essentiellement de personnes riches, la seconde, composée de riches banquiers et de commerçants et la 3ème emmagasinait les gens ordinaires considérés comme rebut de la société.
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                                          Le Capitaine Smith, son dernier voyage... l'ultime !
Il promit à sa femme Eleanore et à sa fille Hélen, que ce serait son dernier voyage... (archive Hachette)
A
 
Deux jours après son appareillage, le 14 avril 1912, le TITANIC file à 22 nœuds, à travers l’Atlantique, dans un froid extrême, tombé subitement. Quand soudain, les hommes de vigie aperçoivent un iceberg émergé des brumes tel un vaisseau fantôme… à environ 600 mètres de la proue. Le navire file 22 nœuds, soit 600 mètres minute ! L’alerte est immédiatement donnée. Impact dans 60 secondes.
La vigie ne possédait pas de jumelles, malgré sa demande…
                                                  Les canots de sauvetage, étaient en nombre insufisant.
La barre est mise à bâbord toute, les machines ‘’en arrière toute’’, pour tenter de freiner le colosse dans sa lancée. Impact dans 30 secondes.
                                                                                  A bâbord toute !
Le TITANIC pourvu d’un gouvernail trop petit répond trop lentement… Impact dans 15 secondes. Le navire s’écarte encore un peu plus de son meurtrier, mais pas encore assez !
Le gouvernail du TITANIC était inadapté à sa taille démesurée.
Il est 23 h 45. Impact immédiat. Dans un fracas du diable, l’iceberg de la taille d’un immeuble de 10 étages, enfonce la coque du TITANIC sur une longueur de 90 mètres, éventrant les 6 premiers compartiments, créant ainsi une gigantesque voie d’eau.
L’acier qui composait la coque du TITANIC contenait trop de soufre, elle se fragilisait au froid et se cassait sous la pression de la glace.
A 0 h 05, un message est envoyé, ‘’Avons touché iceberg. Sommes fortement endommagés. Accourez. Aide.’’
 
A 0 h 15, les plans du navire à la main, après une brève inspection, l’ingénieur Thomas Andrews monte à la passerelle, blême, il a vite comprit la situation et déclare...
 
- Avec l’ampleur des dégâts, le Titanic en a pour une heure, une heure et demie à flotter, deux heures tout au plus !
Nous sommes 2208 à bord, il y a 1040 places dans les canots de sauvetage, près de la moitié des passagers de ce navire sont condamnés à mort…
Le TITANIC ne disposait pas d'assez de canots de sauvetage.
Le Capitaine Edward SMITH, ordonne l’évacuation du paquebot. Beaucoup de personnes croient à une plaisanterie, le TITANIC n’est-il pas insubmersible ?
Le TITANIC n’était pas insubmersible, ses cloisons étanches ne montaient pas assez haut.
                                   L'abandon du TITANIC (film de James Cameron)
A O H 25 Le TITANIC envoie le premier S.O.S de l’histoire maritime.
 
Quinze minutes plus tard, les premiers canots sont mis à l’eau à moitié plein ! Il en sera ainsi jusqu’à deux heures du matin.
 
Les musiciens, jouent sur le pont leur dernier morceau, pour leurs derniers spectateurs une foule en crie… qui continuent de s’agglutiner sur la poupe du navire, au fur et à mesure qu’elle s’élève au-dessus des flots, tel le dernier sursaut d’une bête avant de mourir.
A
                                                                       Film de James Cameron
Le casino continue de fonctionner, les musiciens continuent de jouer, ce qui minimise le drame auprès des passagers qui ne réalisent pas l’ampleur de la catastrophe. Les canots partent donc à moitié plein.
 
 
                                                 Le luxueux escalier dans le film de James Cameron.
Il est deux heures du matin, l’orchestre joue toujours leur interminable morceau, 1500 personnes regardent terrifier les derniers canots s’éloigner du géant terrassé, agonisant.
 
 
Dix huit minutes plus tard, synonyme d’éternité, un craquement se fait entendre, le navire se brise en deux. La proue coule, faisant se redresser encore plus la partie arrière. C’est l’enfer, le cauchemar !
A 02 h 20 : La poupe du TITANIC à la verticale, s’enfonce lentement dans l’eau glacée de l’Atlantique éteignant à jamais le feu de ses cheminées, étouffant pour toujours les cris de détresse de ses 1490 victimes. 711 survivants furent recueillis par le navire le Carphatia, venu au secours du géant des mers.
 
 
Des survivants se confièrent et déclarèrent :
Nous pensions que rien, jamais, ne pourrait être pire que ces cris. Mais, après, il y a eu le silence… Le silence de la mort…

             Une fin dramatique, d'après un dessin de Willy Stowen.

A

Une dernière chance... sauter.

A

La fin d'un cauchemar, à l'arrivée du Carpathia !

 
 
                                     TITANIC
J'étais un paquebot gigantesque,
Un véritable Titan,
Capable de braver les mers,
De dompter les océans.
Avec mes boiseries dorées,
Mes couverts d'argent,
J'étais la merveille des siècles,
Un fabuleux château flottant.
Pour divertir mes invités,
J'ordonnais une fête,
Ignorant que je voguais vers leurs pertes.
Quand soudain un iceberg devant moi se dressa.
Voulant lui échapper,
A bâbord, j'ai viré.
Mais sans pitié, il m'éventra.
Notre triste agonie, alors commença.
Doucement dans l'eau glacée,
Je me suis enfoncé.
Eteignant à jamais,
Le feu de mes cheminées.
Pour ma première traversée,
Face à L'Amérique, j'ai sombré.
Désirant me parer du ''Ruban Bleu'',
J'ai rendu des âmes à Dieu.
Après ma longue descente, au royaume du silence,
Sur un lit de sable, je fais maintenant pénitence.
Espérant que les hommes, daignent un jour me pardonner,
D'avoir usé d'un excès de fierté.
Dans cette nuit éternelle,
Je rêve d'un équipage sur ma passerelle.
Mes chaudières de nouveaux en pressions,
De beaux voyages nous faisons.
Ne me laissez pas, dans ce tombeau de la honte.
J'aimerais mieux, rouiller là haut,
Aux yeux de l'humanité,
Que de rester ici bas, seul et déshonoré.
A
                                                                       Jean-Yves Rolland (1987)
 
                                                     F I N
 
Sources : Edition HACHETTE, TITANIC L'Aventure, Le Mystère, La Tragédie, Le Quid, www.legag.com.
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Published by JEAN-YVES ROLLAND - dans MAGAZINE
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