Lundi 4 septembre 2006

 

 

 

VISITE AU MANOIR DE LA NOE VERTE

 

La Vie De Château

 

Suivez moi, c'est par là...

 

Nous avons vraiment de la chance ! A une centaine de mètres près, le magnifique manoir de la Noë Verte , échappait à la commune de Lanloup, pour se retrouver en Pléhédel. Mais fort heureusement, ce n'est pas le cas.

 

A environ deux kilomètres du bourg, s'élèvent les remparts de la Noë Verte.

 

Reprenons la direction de Ste-Colombe, empruntons à nouveau la départementale 54, qui mène à Plédédel. Deux petits kilomètres plus loin, vous trouverez sur votre droite les magnifiques remparts du manoir de la Noë-verte . 
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 Les portes du passé, s'ouvrent sur une grande allée.

Franchissons le seuil de ce magnifique domaine, superbement restauré par la famille BOUTBIEN, qui a tout mis en oeuvre, pour redonner à ce manoir, ses lettres de noblesses et son charme d'antan, en le sauvant inextrémiste de la ruine.

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  Sous l'ombrage des arbres séculaires, le pigeonnier rayonne dans l'allée du Manoir.

Empruntons la grande allée ombragée, bordée de jeunes chênes. Admirez, une centaine de mètres plus bas, le vieux pigeonnier. Ce Colombier comporte une coupole en gradin percée en son centre d'un oculus d'où peuvent s'envoler les oiseaux. Cette disposition est typique des colombiers bretons. Il est l'un des rares des Côtes-d'Armor à être encore en activité.

(source : Le Patrimoine des Communes des Côtes-D'Armor éditions FLOHIC)

 

D'immenses et lourdes portes de chêne, laissent entrevoir le manoir admirablement

restauré.

Pour le plaisir des yeux, contemplez ce très beau porche double, qui protège jalousement sa vaste cour intérieure et un riche passé, gorgé d'histoire...

 

 Regard sur autre époque.

Comment ne pas oser jeter un oeil dans ce ravissant enclos, inscrit depuis 1927 à l'inventaire des Monuments Historiques. Ce manoir fut construit au tout début du XIII ème siècle par Aufrai de Goesbriand, chevalier et capitaine. 

 

Dans ce lieu enchanteur, laissez-vous emporter dans un autre siècle, bercé par le roucoulement des pigeons.

Le premier propriétaire connu de ces lieux fut, Sylvestre Boisgelin aux environs de 1418. Puis en 1506, il appartient à Yves Pinart sieur de Kerverziou. Le domaine revînt en suite en héritage à Jean de Lannion, Seigneur des Aubravs. Chevalier de l'ordre du roi, il est nommé par Louis XIII capitaine des gardes-côtes, des ports et des havres de l'évêché de Tréguier.

 

  Fenêtre sur cour. Magnifique fenêtre ornée de gargouilles.

Il fut abandonné au milieu du XX ème siècle et tomba très vite en ruine. 

A travers les siècles, le manoir de la Noê Verte  a connu de nombreuses périodes de restauration et d'agrandissement, pour arriver à la structure imposante qu'il possède aujourd'hui. Notamment au XV ème et XVI ème siècle où on le pourvoira d'un pigeonnier.

 

Dans son parc, bordé d'un vaste étang, le manoir de la Noë Verte rayonne dans son écrin de verdure, la silhouette élancée de ses tours, se mirent sur l'onde frémissante.

C'est sur ces belles images de paix, de tranquillité et de plénitude, que nos chemins de travers se séparent de nouveau.

Ces quelques images, ces quelques lignes, ont conduit vos pas à travers nos plus beaux sites.

 

 Grâce et beauté, l'inlassable ballet du cygne blanc sur l'étang émeraude. 

J'ai essayé de vous guider à travers ces lieux historiques, le plus simplement possible, afin de vous donner l'envie de parcourir ces mêmes  chemins et de vous inciter à découvrir à votre manière notre belle petite commune de Lanloup.

 

 

  Jean-Yves Rolland

 

 Lecture pour Mam' Goz

Tu étais belle, malgré ton lourd fardeau d’années.
Ta fidèle coiffe blanche, soigneusement amidonnée,
Toujours tirée à quatre épingles,
Rayonnait sur ton petit chignon déjà bien gris,
Qui ne dépareillait nullement avec ton beau visage ridé,
Habilement ciselé par l'impitoyable glaive du temps.

Témoin d’un élégant passé,
Ton inséparable châle noir minutieusement brodé,
Enlaçait amoureusement tes épaules et s'harmonisait,
Avec l'extrême douceur des îles de ta peau.

Tes petites lunettes rondes, chevauchant le bout de ton nez,
Laissaient apparaître des yeux immensément bleus,
Digne des plus beaux horizons, gorgés de tendresse.

J'entends toujours l'eau de ta bouilloire de cuivre,
Chanter sur les braises de l'âtre.

Je hume encore cette odeur de café et de crêpes chaudes…
Je t’entends à jamais, conter cette fabuleuse histoire,
De Seigneurs, de châteaux, de donjons, de manoirs…
Louangeant les prouesses de nos ancêtres, ces preux chevaliers,
Se battant glorieusement, contre l’ennemi sans pitié.
Ecrivant à chaque coup d’épée, sans le savoir,
De beaux livres d’histoires.
Mettant bravement leur vie en jeu,
Ils reposent à ce jour, dans bon nombre d’enfeus.

Mam' Goz !
Un jour l'horloge de ce bon vieux temps, c'est injustement arrêté,
Mais ces précieux souvenirs encrés en mon cœur,
Demeureront à jamais gravés.

 

Jean-Yves Rolland 

 

par JEAN-YVES ROLLAND publié dans : PROMENADE A LA NOE VERTE

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