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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 14:13
La Tragédie du TITANIC
  La Mort d’un Géant
 
                                                                     C'est vrai, il était beau !

Dès mon plus jeune âge mon père ma brièvement conté cette tragique histoire du naufrage de ce transatlantique. Récit qui m’a de suite envoûté, bouleversé, depuis je vis avec l’image du spectre du TITANIC qui gît à 3780 mètres au fond de l’océan, comme-ci une partie de moi était restée là bas… J’ai été marin, j’appréhende la mer et les bateaux...
 
Je vous relate à mon tour sommairement, cette tragédie qui a marqué l’histoire Maritime dans une ambiance festive.
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La construction du paquebot transatlantique TITANIC fut envisagée en 1907, ainsi que la construction de ses deux frères l’Olimpic et le Gigantic, par la White Star Line, l’une des plus importante compagnie maritime, fondée au XIXème siècle, qui décide de le mettre en service entre 1911 et 1914. Le projet fut finalement adopté en 1908.
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                                                      L'ingénieur Thomas Andrews
L’ingénieur Thomas Andrews, se mit à l’œuvre pour élaborer les plans de ce géant des mers, indestructible, insubmersible... ''sur le plan''. Ce géant éphémère, fait encore parler de lui de nos jours, toujours escorté de son cortège funeste…
 
C’est finalement le 31 mars 1909 que débute la construction du TITANIC, ce paquebot mythique qui conjuguait, gigantisme, merveilleux et horreur !
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                                                Les imposantes cheminées, la 4ème, servait à la parade.
 
C’est le plus grand chantier naval du monde, la « Harland et Wolff  » de Queen Island, près de Belfast en Irlande du nord, employant 14 000 ouvriers, qui entreprend la construction du colosse.
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Avec ses 269 mètres de long, 28 mètres 50 de large et 33 mètres 42 de haut, pour un poids total de 46 328 tonnes et 7 millions 5 de dollars (à l’époque), il pouvait se montrer comme imposant, voir même un rien arrogant.
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Deux ans s’égrainent avant l’achèvement de sa coque, qui fut enduite le 31 mai 1911, de 20 tonnes de savon et de suif, qui devaient permettre à ce géant d’acier de quitter sa calle sèche, assisté de cinq remorqueurs, pour un premier contact avec l’élément liquide, dont il était censé devenir le maître.
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                                                             Le TITANIC en cale sèche.
L’armateur la ‘’White Star Line’’, annonce prématurément, la date officielle du 20 mars 1912, pour le voyage inaugural du transatlantique. A la suite d’incidents survenus sur le chantier, la livraison du paquebot ne s’effectuera que le 31 mars 1912.
 
 
Après des essais répondants aux normes de sécurité et contenu de sa structure, comprenant une double coque en plaques d’acier rivetées, de ses 16 compartiments séparés par 15 cloisons étanches, de ses 8 pompes pouvant évacuer 400 tonnes d’eau heure, que pouvait craindre le TITANIC, qui offre ainsi un maximum de garantie ? Il était insubmersible ! Il ne pouvait craindre que le diable.
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                                                                D'agréables moments avant le chaos.
Il était ainsi considéré comme un chef d’œuvre de l’architecture navale, mon Dieu qu’il était beau avec ses ponts principaux : le pont bain de soleil, le pont promenade, le pont verrière, le pont salon, le pont principal, le pont central et le pont inférieur.
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                                                                   Un véritable château flottant.
Sa décoration où se mêlait presque tous les styles Européens dès XVII ème et XVIII ème siècle.
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                                                 Le salon fumeurs, endroit le plus chic du paquebot.
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                                                      La salle des palmiers richement décorée.
Une vaste salle à manger pour la première classe qui accueillait 500 personnes, sur ses 55 mètres de long et ses 28 mètres de large.
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                                                     La salle à manger des premières classes. 
Au centre du navire trônait un grand escalier à double volée, rehaussé d’une rampe en fer forgé, longé de panneaux de bois sculptés. Le TITANIC fut surnommé à raison « le jouet des riches »…
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                                                                  L'escalier à double volée.
Pour propulser ce véritable château flottant, l’ingénieur Thomas Andrews, avait équipé le navire d’une puissance de 46 000 chevaux, émanant de 29 chaudières et de 159 foyers, qui entraînaient 3 hélices de 4 pales, de 7 mètres de diamètre, soit un total de 98 tonnes, qui le propulsaient à une vitesse de 22 à 26 nœuds (36 à 43 km/h). Les chaudières avalaient chaque jour la bagatelle de 825 tonnes de charbon.
 
 
                                                   Les immenses chaudières du navire, au nombre de 29.
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                                         Le TITANIC était équipé de trois hélices de 7 mètres de diamètre.
Il était également équipé de tous les systèmes de navigation les plus sophistiqués, de la T.S.F, pour émettre et recevoir les messages télégraphiques. Il était également pourvu : d’ascenseurs, piscine, gymnase…
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                                                     Un gymnase très sophistiqué.
Nous sommes le 10 avril 1912 à Southampton, le TITANIC rayonne dans toute sa splendeur et lève l’ancre en direction de la France où il fera une halte à Cherbourg, puis à Queenstorwn, en Island, pour embarquer des passagers.
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                                   La route du TITANIC : Cherbourg, Queenstown,... New York.
Certains passagers débarquent à la première escale à Queenstorwn, des âmes qui n’avaient pas été désignées par le triste sort, pour périr dans de terribles conditions et qui pour l’heure regrettaient amèrement de quitter ce fabuleux palace.
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                                               L'une des dernières photos du TITANIC.
« Enfin », le 11 avril 1912, le TITANIC se lance ardemment à toute vapeur à l’assaut de l’océan Atlantique, pour se rendre à New York en Amérique, avec ses 812 membres d’équipage et ses 1316 passagers.
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                                                                  Départ pour New York (film de James Cameron).
Le TITANIC répartissait ses passagers en trois classes, la 1ere, constituée essentiellement de personnes riches, la seconde, composée de riches banquiers et de commerçants et la 3ème emmagasinait les gens ordinaires considérés comme rebut de la société.
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                                          Le Capitaine Smith, son dernier voyage... l'ultime !
Il promit à sa femme Eleanore et à sa fille Hélen, que ce serait son dernier voyage... (archive Hachette)
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Deux jours après son appareillage, le 14 avril 1912, le TITANIC file à 22 nœuds, à travers l’Atlantique, dans un froid extrême, tombé subitement. Quand soudain, les hommes de vigie aperçoivent un iceberg émergé des brumes tel un vaisseau fantôme… à environ 600 mètres de la proue. Le navire file 22 nœuds, soit 600 mètres minute ! L’alerte est immédiatement donnée. Impact dans 60 secondes.
La vigie ne possédait pas de jumelles, malgré sa demande…
                                                  Les canots de sauvetage, étaient en nombre insufisant.
La barre est mise à bâbord toute, les machines ‘’en arrière toute’’, pour tenter de freiner le colosse dans sa lancée. Impact dans 30 secondes.
                                                                                  A bâbord toute !
Le TITANIC pourvu d’un gouvernail trop petit répond trop lentement… Impact dans 15 secondes. Le navire s’écarte encore un peu plus de son meurtrier, mais pas encore assez !
Le gouvernail du TITANIC était inadapté à sa taille démesurée.
Il est 23 h 45. Impact immédiat. Dans un fracas du diable, l’iceberg de la taille d’un immeuble de 10 étages, enfonce la coque du TITANIC sur une longueur de 90 mètres, éventrant les 6 premiers compartiments, créant ainsi une gigantesque voie d’eau.
L’acier qui composait la coque du TITANIC contenait trop de soufre, elle se fragilisait au froid et se cassait sous la pression de la glace.
A 0 h 05, un message est envoyé, ‘’Avons touché iceberg. Sommes fortement endommagés. Accourez. Aide.’’
 
A 0 h 15, les plans du navire à la main, après une brève inspection, l’ingénieur Thomas Andrews monte à la passerelle, blême, il a vite comprit la situation et déclare...
 
- Avec l’ampleur des dégâts, le Titanic en a pour une heure, une heure et demie à flotter, deux heures tout au plus !
Nous sommes 2208 à bord, il y a 1040 places dans les canots de sauvetage, près de la moitié des passagers de ce navire sont condamnés à mort…
Le TITANIC ne disposait pas d'assez de canots de sauvetage.
Le Capitaine Edward SMITH, ordonne l’évacuation du paquebot. Beaucoup de personnes croient à une plaisanterie, le TITANIC n’est-il pas insubmersible ?
Le TITANIC n’était pas insubmersible, ses cloisons étanches ne montaient pas assez haut.
                                   L'abandon du TITANIC (film de James Cameron)
A O H 25 Le TITANIC envoie le premier S.O.S de l’histoire maritime.
 
Quinze minutes plus tard, les premiers canots sont mis à l’eau à moitié plein ! Il en sera ainsi jusqu’à deux heures du matin.
 
Les musiciens, jouent sur le pont leur dernier morceau, pour leurs derniers spectateurs une foule en crie… qui continuent de s’agglutiner sur la poupe du navire, au fur et à mesure qu’elle s’élève au-dessus des flots, tel le dernier sursaut d’une bête avant de mourir.
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                                                                       Film de James Cameron
Le casino continue de fonctionner, les musiciens continuent de jouer, ce qui minimise le drame auprès des passagers qui ne réalisent pas l’ampleur de la catastrophe. Les canots partent donc à moitié plein.
 
 
                                                 Le luxueux escalier dans le film de James Cameron.
Il est deux heures du matin, l’orchestre joue toujours leur interminable morceau, 1500 personnes regardent terrifier les derniers canots s’éloigner du géant terrassé, agonisant.
 
 
Dix huit minutes plus tard, synonyme d’éternité, un craquement se fait entendre, le navire se brise en deux. La proue coule, faisant se redresser encore plus la partie arrière. C’est l’enfer, le cauchemar !
A 02 h 20 : La poupe du TITANIC à la verticale, s’enfonce lentement dans l’eau glacée de l’Atlantique éteignant à jamais le feu de ses cheminées, étouffant pour toujours les cris de détresse de ses 1490 victimes. 711 survivants furent recueillis par le navire le Carphatia, venu au secours du géant des mers.
 
 
Des survivants se confièrent et déclarèrent :
Nous pensions que rien, jamais, ne pourrait être pire que ces cris. Mais, après, il y a eu le silence… Le silence de la mort…

             Une fin dramatique, d'après un dessin de Willy Stowen.

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Une dernière chance... sauter.

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La fin d'un cauchemar, à l'arrivée du Carpathia !

 
 
                                     TITANIC
J'étais un paquebot gigantesque,
Un véritable Titan,
Capable de braver les mers,
De dompter les océans.
Avec mes boiseries dorées,
Mes couverts d'argent,
J'étais la merveille des siècles,
Un fabuleux château flottant.
Pour divertir mes invités,
J'ordonnais une fête,
Ignorant que je voguais vers leurs pertes.
Quand soudain un iceberg devant moi se dressa.
Voulant lui échapper,
A bâbord, j'ai viré.
Mais sans pitié, il m'éventra.
Notre triste agonie, alors commença.
Doucement dans l'eau glacée,
Je me suis enfoncé.
Eteignant à jamais,
Le feu de mes cheminées.
Pour ma première traversée,
Face à L'Amérique, j'ai sombré.
Désirant me parer du ''Ruban Bleu'',
J'ai rendu des âmes à Dieu.
Après ma longue descente, au royaume du silence,
Sur un lit de sable, je fais maintenant pénitence.
Espérant que les hommes, daignent un jour me pardonner,
D'avoir usé d'un excès de fierté.
Dans cette nuit éternelle,
Je rêve d'un équipage sur ma passerelle.
Mes chaudières de nouveaux en pressions,
De beaux voyages nous faisons.
Ne me laissez pas, dans ce tombeau de la honte.
J'aimerais mieux, rouiller là haut,
Aux yeux de l'humanité,
Que de rester ici bas, seul et déshonoré.
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                                                                       Jean-Yves Rolland (1987)
 
                                                     F I N
 
Sources : Edition HACHETTE, TITANIC L'Aventure, Le Mystère, La Tragédie, Le Quid, www.legag.com.

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Published by JEAN-YVES ROLLAND - dans MAGAZINE
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commentaires

toto 10/07/2010 21:33



il etait trop bo le titanic



Alexis Garo 21/11/2009 10:21


le Titanic a eu ses problèmes de rivets devenus cassant avec le froid, comme aujourd'hui le Boeing 787 avec ses problèmes de fasteners (attaches) qui a déjà 2 ans de retard pour son premier
vol.
Ce n'est pas tant l'acier du bordé qui a cédé, pas de grande brèche comme on l'a dit dans un premier temps, mais de très longs interstices entre les plaques  créés par les rivets qui
se sont rompus comme du verre car leur acier contenait trop de souffre. C'est ce qu'il ressort des analyses effectués sur les rivets récupérés en plongée. Malheureusement le flanc incriminé n'est
plus visible, selon mes sources.
Donc les causes (matérielles) du naufrage sont dans l'ordre : Rivets, compartimentage, gouvernail, transmission (plusieurs postes) Avis perso.
Merci de votre écoute


caro 19/09/2009 13:54

 Bonjour ! Merci pour cet article très intéressant et ces documents sur le Titanic. Je suis passionnée moi aussi, vous m'avez fait voyager un peu.On sent votre ferveur en ce navire, comme si vous l'aviez vécu vous-même.Peut-être dans une autre vie allez savoir...ps : la musique qui revient sans arrêt perturbe la lecture, c'est dommage. Peut-être en mettant le lecteur en haut, vous permettriez au visiteur de l'arrêter tout de suite (ou si vous pouvez, modifiez le loop en 1 dans le code de votre lecteur).