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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 23:15

ALAN STIVELL ET RAYMOND
 
     DES RETROUVAILLES APRES  54 ANS !


                                 Alan Stivell et Raymond Clusaz.

Il y a déjà deux ans notre doyen de Lanloup, Raymond Clusaz, à l’occasion de ses 90 ans, avait reçu les vœux d’Alan Stivell.

Raymond estimait qu’il avait reçu son plus beau cadeau d’anniversaire pour entamer sa nouvelle décennie.

                        Alan Stivell ambassadeur de la musique Celtique.

Raymond Clusaz était instituteur à Paris et a eu pour élève le célèbre musicien, ambassadeur de la musique Bretonne. 

Comme le déclarait Alan lors d’une interview sur les ondes de radio Breizh Izel ‘’J’ai retrouvé mon ancien instituteur grâce au blog de Lanloup’’.


Voilà 54 ans que l’élève n’avait pas revu son instituteur !

Raymond a toujours suivi de très près la carrière de l’artiste.

                            Alan et sa sympathique épouse Marie Jo.


A l’occasion du festival des chants de marins à Paimpol, Alan a eu la gentillesse de faire un petit détour par Lanloup et ainsi rendre visite au doyen, comme il avait déjà envisagé.

                                    Merci à Alan pour sa gentillesse.


Les voici réunis en ce samedi 8 août, autour d’un bon gâteau pour fêter les retrouvailles.


                          Le prochain CD d'Alan Stivell

                           Sortie le 22 Octobre 2009 !




                               A ne pas manquer !

 

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Published by JEAN-YVES ROLLAND - dans LANLOUP AU JOUR LE JOUR
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commentaires

Rakaniac 25/08/2009 00:09

Bonjour !je trouve ce genre de rencontre très sympathique et émouvant.Je ne suis pas étonné car je connais depuis longtemps la gentillesse et la disponibilité d'Alan.Je suis moi-même un fan depuis l'âge de 15 ans (j'en ai 52) et c'est lui qui a été a la base de ma passion pour la musique celtique.J'ai un site dans lequel je présente de nombreux artistes bretons, écossais et irlandais.Un bon nombre d'articles est consacré à Alan Stivell.dans l'un d'entre eux (Concerts d'Alan Stivell) je raconte une série d'annecdotes à propos de ce chanteur hors du commun...si ça vous intéresse...A bientôt !Jean-François

Jean-Christophe Guéguen 13/08/2009 11:48

Alan Stivell à ses débuts
Cabaret
 
La salle est archi bourrée. Il y a bien quinze touristes qui ont acheté un billet. La fine équipe des organisateurs est sur le pont : Alain, ses frères, Jean-Marie, Martine, Sylvie, Michel ; il y a même Bernez qui connaît par cœur la prestation prévue. Plein à craquer avec les amis des amis des cousins.
Ce soir, c’est la musique qui rassemble. Attention pas n’importe quelle musique ! Il s’agit d’un concert presque militant et l’instrument n’en est pas banal. Les Beatles viennent de sortir leur sous-marin jaune et nous on présente:…. Une vraie vedette. Oui, mais pour l’instant, elle n’est pas là.
Cas de figure connu, les artistes se font toujours désirer. Pourtant elles sont certaines qu’Il va venir.
On lui donnera la recette, maigre ; et puis après la crêperie, à suffisance. On fait nourri mais pas logé. De toute façon Il n’habite pas trop loin. Attendre un musicien ça fait fondre les filles. Laissons mûrir, on n’est pas trop pressés.
Au bout d’un moment, d’un très long moment, (les touristes commencent à bouger un peu) il faut se rendre à l’évidence : il y a un problème.
Vite téléphoner, essayer de joindre ses copains, chez Lui, pas de réponse. Et puis une rumeur : Il aurait eu un accident dans l’après-midi. Quelques précisions : sa dodoche roule encore. Ouille ouille ouille et Lui ? Il tient encore debout ? Son instrument ? Amoché ! Un peu seulement ! La harpe qui dépassait de la capote à pris un choc après son vol plané vers le talus ; mais ça va aller.
Une harpe c’est du bois d’arbre celtique. Le breton n’est pas cassant. La bretonne non plus d’ailleurs. Quelques-uns se souviennent, tout d’un coup, de la borne hectométrique en granit qui trône dans le bureau comme souvenir, après qu’Yvonne l’ait déterrée à coup de voiture. Même qu’à son réveil, dans l’herbe, elle a bien cru être au ciel en voyant la croix du calvaire qui la surplombait.
Le Bon Dieu nous ramène en assez bon état, le fils Cochevelou, Alan Stivell qui chante ce soir à la Maison des jeunes.
Les touristes ne le connaissent pas encore. Ceux qui ont payé sont venus pour la harpe dessinée sur les affiches. Elle sonne comme elle peut, la pauvre harpe rafistolée, mais avec chaleur à défaut de justesse.
Quant à notre barde, il pourrait être aphone, il aurait un triomphe. On s’en fout, on l’aime !
Pour pérenniser notre petite entreprise culturelle, il est indispensable d’engranger un peu de monnaie. Après un jeune débutant à l’œil, il faudrait engager un vieux célèbre pas exigeant.
Les Tri Yann chantent en français dans la région de Nantes ; pas assez connus dans le coin.
Servat est une étoile avec son merveilleux poème « Je dors en Bretagne ce soir ». Trop cher pour nous.
Alors qui ? Celui-là tout le monde le connaît, sa célébrité dépasse le département en débordant sur la Belgique et un chouia sur Paris. Un vrai poète patenté, estampillé breton pur jus, barde itinérant depuis des lustres.
S’il n’a pas percé au niveau national sur les radios malgré plusieurs microsillons, il est quand même très respecté dans le milieu des saltimbanques. Sa tête de vieux druide aux cheveux longs tapisse les poteaux électriques jusqu’au fond de la campagne. Glen Mor sera la vedette.
Seulement voilà il est venu avec sa nana. Côté finance tout va bien, la recette est bonne. Côté ambiance, moyen, moyen.
Quand Glen Mor joue accompagné de Katel, applaudissements à tout va. Quand Katel récite ses poèmes, silence glacial.
On ne l’avait jamais vue et elle ose participer au spectacle, quelle audace ! Cet âge est sans pitié, j’en ai encore honte. Notre goujaterie s’explique par la jalousie. Elle nous vole notre vieux héraut solitaire.
Encore trop jeunes pour connaître le bonheur d’avoir une égérie, nous allons devoir, en vieillissant, apprendre à vivre et améliorer un peu notre comportement. Katel, excuse-nous